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CELLULES MIGRATRICES ET LYMPHOIDES DE LA MUQUEUSE

THomme à un de ces points. Il n'est donc pas exact de dire avec Nicolas que les formations adénoïdes de la muqueuse gastrique n'ont pas la signification d'organes définitifs, mais n'ont qu'une existence temporaire. Il ne peut en être ainsi puisqu'elles modifient aussi profondément la constitution des glandes, formations fixes par excellence de la muqueuse gastrique (1).

CJcllules migratrices Ae la muqaense gaatriqoe. — Le tisSU COU-

jonctif de la muqueuse gastrique, même pendant le repos fonctionnel, est en revanche le siège d'une infiltration de cellules lymphatiques, laquelle n'a aucune fixité et ne répond nullement à des formations de tissu réticulé. Les cellules lymphatiques occupent les espaces du tissu conjonctif inter-glandulaire ou celui des bourgeons inter-glandulaires. Elles deviennent beaucoup plus abondantes au moment de la digestion, répondant à la période d'activité des glandes. Elles ne s'équiv^ent pas toutes. Les unes sont des cellules migratrices proprement dites, à protoplasma réduit et à noyau multiforme ou même subdivisé (leucocytes polynucléaires). D'autres sont plus grosses, à protoplasma plus étendu et à noyau arrondi : ce sont là des cellules lymphoïdes^ répondant à des éléments habitant le tissu coDJonctif de la muqueuse pour un certain temps, au lieu de le traverser rapidement comme le font les cellules migratrices proprement dites. Dans certaines régions, les cellules lymphatiques des deux ordres sont si abondantes au sein du tissu conjonctif, qu'à première vue l'on pourrait croire que leurs amas répondent à des îlots adénoïdes. Mais, -si alors on traite la préparation par le pinceau, on ne dégage point de tissu réticulé.

Nombre de cellules migratrices concourant à l'infiltration lymphatique de la muqueuse gastrique sont des cellules du a groupe aberrant », en voie de marche vers l'extérieur. Dans la zone des tubes sécréteurs, on en voit quelques-unes s'engager entre les cellules principales. Il est facile de les distinguer des cellules dites « intermédiaires » à la forme de leurs noyaux. Pour cela, il faut colorer les préparations par l'hématéine ou la purpurine après avoir fixé par l'alcool fort. Un bien plus grand nombre de cellules migratrices abordent l'épithélium des cryptes. Dans la région pylorique, cet épithélium en est rempli, et le mucus de la surface en renferme un très grand nombre. Dans la région du cardia, au contraire, il n'en passe qu'un petit nombre à travers la rangée des cellules caliciformes tapissant les entonnoirs, qui sont moins larges et plus courts. Cette

(1) Les formations adénoïdes peuvent devenir le siège d^altérations pathologiques dans la fièvre typhoïde, la tuberculose et une série de maladies infectieuses à déterminations ganglionnaires faciles. C'est en s^appuyant sur les recherches de mon élève Garel, que Chauffard a, notamment, mis le premier hors do conteste cç fait pour le cas particulier de la dothiénentçrie,

VARIABILITÉ DE L'EPITHELIUM DES GLANDES GASTRIQUES. i3|7

observation est aussi facile à faire chez rHomme que chez le Chien. Déplus, le mouvement d'émigration par la surface existe tout aussi bien pendant la période de jeûne que durant celle de digestion au niveau du pylore du Chien. Il en faut conclure que ce mouvement est au fond indépendant du fonctionnement des glandes gastriques.

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