DE LEURS ÉPITHÉLÏUMS SÉCRÉTEURS
Flvité morphologique des glandon gastriqaeof variabilité de l«aro
épithéiiamo oécréteara. — Dès qu'elles existent à rétat d'organes diflférenciès, les glandes de l'estomac affectent, chez les divers vertébrés, une constitution générale qui ne varie guère et qui peut se réduire à ceci : 1® une portion secrétaire occupant la profondeur de la muqueuse, et répondant ordinairement à un nombre variable de culs-de-sac sécréteurs ; 2^ un crypte collecteur groupant les culs-desac sécréteurs et leur servant d'orifice émissaire commun. L'épithé- Ijum qui revêt les parois du crypte collecteur ne varie jamais : il est toujours mucipare. Sa fixité est si grande que, même quand la surface générale de l'estomac est exceptionnellement tapissée par un épithélium à plateau strié, comme cela arrive dans l'estomac digestif (ventricule succenturié) du Poulet, le revêtement épithélial des parois du crypte est toujours formé de cellules calici formes.
Tout au contraire, l'épithélium sécréteur des culs-de-sac glandulaires est variable chez les divers vertébrés. Tantôt il est formé de cellules serO' peptiques et de cellules à gros grains de zymogène, comme chez l'Homme et le Chien ; tantôt il est uniquement constitué par des cellules zymogènes, toutes semblables entre elles. Enfin, chez certains animaux, entre le crypte et les culs-de-sac sécréteurs, on trouve une région occupée par un épithélium du type mucipare modifié, rappelant soit celui des glandes pyloriques, soit celui des glandes saîivaires muqueuses. Il faut ajouter que souvent ces divers épithéliums se groupent et se mélangent entre eux de façons diverses.
Nous avons déjà constaté un semblable défaut de fixité des épithéliums glandulaires, dans les glandes de l'intestin antérieur. Il se poursuit dans les glandes de l'estomac, selon toute probabilité pour la même raison physiologique. Il est clair que le mode d'alimentation, et aussi de préparation des aliments au-dessus de l'estomac, ne sont nullement identiques chez les divers animaux. Il s'ensuit que la constitution des glandes doit aussi varier non dans leur forme générale, mais dans la modalité des agents actifs de leur sécrétion, c'est-à-dire des épithéliums glandulaires. Ces épithéliums se son^