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LBS VILL0S1TÉ8 ET L'ABSORPTION INTESTINALE

cée. KuLTSCHiTZKi (1) donnait une explication un peu différente: il pensait que les travées musculaires dessinent toutes, en fin de compte, un arc ouvert du côté de la surface de la villosité et dont le plein seul adhère à la paroi du chylifère. La contraction d'un pareil arc ne pourrait, en effet, qu'élargir la lumière du trajet lymphatique central. Mais la disposition arciforrae indiquée par Kultschitzki n'existe certainement pas dans les villosités du Chien, ni dans celles de l'Homme ; tandis que celle que je viens d'indiquer est évidente sur n'importe quelle coupe légèrement oblique et intéressant surtout la surface du parenchyme des villosités duodénales (^'oy. fig. 885, 7nt).

Rôle des villosités dans l'absorpUon Intestinale. — La SUrface intestinale n'est jamais, durant la vie, qu'en rapport médiat avec le contenu de l'intestin. Si Ton fend longitudinalement une anse enlevée sur le vivant et appartenant soit au duodénum, soit au jéjuno-iléon, au bout de peu d'instants la contraction du muscle moteur général a transformé la gouttière creuse en une autre, courbée en sens inverse et dont la concavité répond à la surface péritonéale. Le contenu de Tintestin, même pâteux ou semi-liquide tel qu'il est dans le duodénum, se sépare de la surface intestinale complètement, sans y laisser une parcelle chymeuse adhérente. Le chyme ne mouille pas Vépithélium intestinal. La mince pellicule formée par le mucus de la surface forme ici l'obstacle au contact direct, tout comme dans Testomac. Mais cette pellicule est, en revanche, facilement pénétrée par la bile, qui l'imprègne en lui donnant une coloration verdâtre. Il suit de là qu'avant d'aborder les villosités, les substances qui doivent être absorbées sont obligées de diffuser au travers de la couche de mucus protectrice, ou bien de la traverser mécaniquement.

Le mouvement de diffusion s'opère avec facilité quand il s'agit de l'eau qui pénètre le mucus en le gonflant, ou bien des cristalloïdes dont l'action est tout à fait analogue. Le liquide aborde alors les villosités et est rapidement absorbé par elles (2). On ne voit pas, dans ce cas, les traits du ciment de charpente unissant les plateaux des cellules épithéliales devenir plus larges. En revanche, l'épaisseur du plateau lui-même s'accroît et l'on y distingue mieux, comme je l'ai déjà dit, les bâtonnets et leur nodule terminal. Le plateau se comporte donc comme un petit dyaliseur. Sa substance hyaline, servant de voie à la diffusion de l'eau ou des cristalloïdes en solution dans l'eau, se gonfle

(1) Kultschitzki, Beitrag zur Frage iiber die Verbreitung der glatten Muskeln inder Diinndarmschleimhaut (Arch. f, mikrosk. Anatomie, t.XXXÏ, p. 15, 1887).

(2) Chez le Chien, Heidbnhain (loc, cit,, p. 59) a compté ea moyenne 2500 villosités par centimètre carré de la muqueuse de l'intestin grêle. 11 a calculé que ce centimètre carré absorbe 16 centimètres cubes d*eau par minute. Chaque villosité absorbe donc pendant le mcme temps 0,0064 de centimètre cube*

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