RÉGÉNÉRATION DE L'ÊPITHÉUUM INTESTINAL
de substratum à la fixation des corps gras sous forme de granulations graisseuses figurées, après qu'ils ont été absorbés par le plateau strié à l'état de savons. Je crois que Tétude des a enclaves » d'HsiDENHAiN n'est pas assez avancée pour permettre des conclusions quelconques, même provisoires. Il faut aussi savoir que, dans le protoplasma des cellules lymphatiques, des cellules du tissu connectif, etc., on rencontre des corps réfringents, intermédiaires aux graisses vraies colorâbles en noir par l'acide osmique, et qui, eux, se colorent en rouge par la safranine, ou bien en rouge brique par l'éosine comme l'hémoglobine et les granulations éosinophiles. 11 se pourrait très bien que les a enclaves » fussent des productions du même genre. On ne sait d'ailleurs pas si elles existent dans les cellules épithèliales de l'intestin fixées vivantes, puis dégagées par dissociation, sous la même forme où on les trouve dans les préparations faites par inclusion dans la paraffine (1).
BéféaératloB de répithéUam de la svriaec de TintestlB. — Je dirai
maintenant un mot du renouvellement des cellules épithèliales des villosités. Un fait sur lequel tous les observateurs sont d'accord, c'est qu'on n'en trouve jamais aucune en voie de division indirecte. En revanche, le fond des glandes de Lieberkûhn renferme toujours un certain nombre de cellules contenant des noyaux en cours de partage. Toutes les figures mitosiques qu'on rencontre à ce niveau sont des figures de juxtaposition, occupant le voisinage du pôle libre de la cellule qui se divise. Les cellules ainsi nouvellement formées s'insinuent ensuite comme des coins dans la ligne épithéliale, refoulant par conséquent en haut les cellules épithèliales déjà existantes. Celles-ci subissent donc une sorte de glissement élévatoire le long de la paroi du crypte, et arrivent ainsi chacune à leur tour sur la villosité. Le fond des glandes de Lieberkûhn de l'intestin duodénal et grêle peut donc être considéré comme une sorte de matrice où se forment les éléments destinés à renouveler l'épithèlium de revêtement de la surface absorbante. Cette observation explique comment, dans les entérites desquamatives en général, et en particulier dans celle qui accompagne le choléra, l'épithèlium intestinal qui n'existe plus du tout à la surface de villosités, mais qui est régulièrement conservédans le fond des cryptes de Lieberkiihn sous forme de cellules épithé-
(1) Je fais ici ces réserves à cause des déformations que déterminent, dans les préparations d'ailleurs les plus soigneusement fixées, colorées et ensuite montées, les manipulations motivées par la méthode d'inclusion dans la paraffine, ici exclusivement employée tant par R. Heidknhain que par Â. Nicolas. Cette méthode est excellente pour les détermioations topographiques. Pour la conservation de détails délicats, en revanche, elle n'ofi're plus aucune sûreté. Il suffit, pour s'en convaincre, de comparer les images fournies dans ce cas par le tissu conjooctif et celles résultant de remploi des méthodes ordinaires.