‹ Traité d'histologie pratiqueChapitre 310 sur 489 · TISSU CONJONGTIP DK LA MUQUEUSE — MUSCULAIRE MUQUEUSE · texte numérisé non relu

TISSU CONJONGTIP DK LA MUQUEUSE — MUSCULAIRE MUQUEUSE

liales toutes embryonnaires, peut être rapidement régénéré dans les cas où la guérison a lieu (1).

Dans 1 état normal, les cellules épithéliales cylindriques à plateau strié arrivées au terme de leur évolution deviennent caduques une à une à la surface libre des villosités; on les rencontre, en effet, isolées dans la couche de mucus de la surface. Toutefois, sous Tinfluence d'irritations légères telles que celles que R. Hkidenhain a déterminées à Taide du sulfate de magnésie, elles semblent pouvoir détacher des bourgeons qui précisément répondraient à certaines formes de« Haarzellen » sans noyau. Ou bien, avant de se détacher elles deviennent métatypiques et constituent les cellules chevelues nucléées. Lorsqu'au contraire elles desquament en masse, ils'agit d'un effet de force produit par un œdème aigu congestif , dont Texpansion soulève largement le revêtement épithélial après avoir hydraté les lignes de ciment au maximum entre les pieds des cellules cylindriques. Celles-ci se séparent alors, à la façon des couches épidermiques du tégument dans le cas bien connu de la phlyctène superficielle (2).

Tissu conioBctil et nios«aUiire mnqaeuse. — Le tissU Conjonctif du

parenchyme des villosités, exclusivement formé par des cellules fixes anastomosées en un réseau transversal, se continue avec celui qui occupe les intervalles des cryptes de Lieberkûhn. Là, ses éléments s'ordonnent en majeure partie parallèlement à la directiondes cryptes. Il s'agit encore ici d'un tissu connectif très délicat, parcouru par des vaisseaux sanguins et lymphatiques et renfermant des cellules lymphoïdes tout à fait semblables à ceUes qu'on trouve dans les viUosi tés, mais beaucoup moins nombreuses. En revanche, comme je l'ai déjà dit, ces mêmes cellules viennent s'accumuler en très grand nombre dans la couche sous-glandulaire et autour du fond des cryptes de Lieberkiihn, qui plonge pour ainsi dire dans la zone d'infiltration lymphoïde. Il y a donc un mouvement d'émigration continu des cellules granuleuses et des cellules rouges, dirigé de la tête des villosités vers la profondeur de la muqueuse. Ce mouvement se limite exactement à la muscularis mucosœ. Au-dessous d'elle, on ne trouve plus aucune cellule lymphoïde dans les espaces du tissu conjonctif, ni dans l'état normal aucune formation appartenant au tissu réticulé. Le règne des actes variables de diapédèse et des colonies interstitielles de cellules

(i) Kblsch et Renaut, Note sur les altérations histologiques de Tintestin et sur quelques modifications du sang dans le choléra (Société médic. des Hôpitaux de Paris, 26 septembre 1873, et Progrès médical, 1873).

(2) Chez le vieillard, ks villosités intestinales subissent une atrophie portant sur tous leurs éléments et finissent même, chez certains sujets, par devenir rudimentaires, comme Ta indiqué depuis très longtemps Natalis Guillot : Recherches anatomiques sur la membrane muqueuse du canal digestif (V Expérience, p. 165. 1837).

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