FOIE TUBULAIRE ET FOIE LOBULAIRE
Foie do type dlvertienlalre. — Chez rAmphioXUS, et chez lui seul,
le foie définitif reste constitué, comme il Tétait à Torigine, par un diverticule en forme de sac de Tintestin entodermique. Ce sac est in~ divis, il se projette d'avant en arrière, et il est appendu à l'intestin immédiatement au-dessous du renflement stomacal, à droite de la moitié postérieure de la cavité respiratoire ou pharyngienne. L'épithélium entodermique qui le revêt n'a subi aucune différenciation histo logique ; il est formé de longues et étroites cellules cylindriques à cils vibratiles. Mais les parois sont colorées en vert par la bile, qu'il sécrète comme l'a montré le premier Jean MiJLLER(l). — Chez tous les vertébrés vrais, le stade diverticulaire est toujours .dépassé. La morphologie du foie peut dès lors se ramener à deux types tranchés : le type tubulai7'ef rèslisè chez les poissons, les batraciens, les reptiles et les oiseaux ; et le type lobulaire existant chez les seuls mammifères et chez l'Homme.
Foie do type tobnlalre ramillé. — Le type le plus parfait et le pluS
simple du foie tubulaire, et celui dont Tétude analytique jette le meilleur jour sur la signification morphologique de la glande hépatique et son homologie fondamentale avec le pancréas, c'est le foie de VAmmQcœles branchialis. Chez les jeunes Ammocètes, il est à la fois I petit et non encore infiltré de graisse comme chez les cyclostomes
adultes et chez tous les poissons. On peut donc aisément débrouiller sa structure.
peut aussi expliquer de la sorte TanomaUe signalée chez THomme^ par Cl. Bbrmard : deux canaux parallèles réunis par deux petites anastomoses (tendance anastomotique originelle des branches de végétation glandulaire).
(1) J. MtJLLER, Ueher den Bau unddie Lebenserscheinungen des Amphioxus^ pi. V, fig. 1, 1844).
FOIE TUBULAIRB DE L'AMMOGÈTE.
Il forme une masse compacte allongée, concave du côté de son hile et convexe du côté opposé. Sa section transversale (fig. 897) est donc semi-lunaire. Sur toute sa périphérie, la glande est entourée par une mince membranefbreuse, inliraement adhérente au parenchyme subjacent. Au-dessous d'elle la grande veine afférente, représentant la veine-porte (veine vitelline de Tembryon), se montre coupée en travers et occupe le hile de chaque section transversale du foie. Elle court ainsi tout le long de cet organe et lui fournit, chemin faisant, les
Ffo. 897. — Coupe transversale du foie de VAmmocœtesbranchialis, Fixation par la solution diacide osmique à 1 pour 100. Coloration au picrocarminate. Conser- Yation dans le baume du Canada. — (Ocul. 1, objet 0 de Vérick, chambre claire.)
Pt coupe (lu tronc de la veine porte; — b. canaux biliaires à épilht'iiuin cylindrique et à lumière larg'o : ils sont séparés, dans le hile du foie et le voisinage de la veine porte, par du tissu conjonrtif lâche tCy au sein duquel marchent les vaissoiux portos do distribution. Ces vaisseaux « noot remplis de globules rouges et ont été riiçurês en noir; — p/i, parenchyme hépatique proprement dit, formé par des travées anastomotiques entre elles et toutes tubuleuscs ; elles sont séparées par des capillaires sanguins fournis par les branches portes et figurées également par de* traits noirs; — vh^ vhj veines sus-hépatiques occupant toutes la partie marginale do la coupe du foie
branches donnant elles-mêmes les capillaires du réseau veineu)c admirable occupant les intervalles des tubes glandulaires. Ces capillaires, très larges, communiquent tous entre eux dans Técart des tubes. Ils vont se déverser dans une série de grandes veines qui ont toutes, elles aussi, une marche parallèle à la longueur du foie. Elles occupent sa face convexe, soit immédiatement au-dessous de la membrane fibreuse — et alors celle-ci forme une partie de leur paroi, simplement tapissée par la ligne endothéliale ; — ou bien elles sont entièrement engagées dans le parenchyme tubuleux du foie, et font corps avec lui sur tout leur pourtour. Leur section transversale est