BANDBLETTBS ET ESPACES DE KIERNAN
suffit de s'entendre sur l'objet. Le tissu conjonctif renfermant les braHches de la veine porte, les canaux biliaires et les branches de Tartère hépatique, ainsi que les réseaux, capillaires de celle-ci, forme donc entre les plans- côtés des lobules des bandes ou des bandelettes. Au niveau des arêtes de ces mêmes lobules, il intercepte des masses plus importantes de configuration prismatique, dont la coupe transversale est nécessairement un triangle.
Entre les plans -côtés des lobules, le tissu conjonctif de la bande porto-biliaire apparaît composé d'une multitude de petits faisceaux connectifs entremêlés dans une foule de directions (1). Dans les intervalles des faisceaux, les cellules interceptent un réseau dont la direction est indépendante. Il en est de même des fibres élastiques, qui sont très fines et ont des directions variées. Il s'agit donc ici d'une formation de tissu conjonctif lâche. Il en est de même dans les espaces stellaires de Kiernan, répondant aux arêtes des lobules. C'est là que, le plus souvent, on trouve la branche principale de distribution de la veine porte, celle de l'artère hépatique, puis des lymphatiques et des canaux biliaires plus ou moins nombreux. L'espace stellaire répondant à la voie démarche des divers vaisseaux de distribution et des canaux biliaires, ceux-ci sont le plus ordinairement sectionnés en travers ou obliquement (voy. fig. 9H et 912).
La petite artère se reconnaît d'emblée à sa couche musculaire épaisse et à sa membrane limitante interne, qui est comme froncée et porte l'endartère mince bordé par une rangée de cellules endothéliales. La lumière est ordinairement presque fermée par ce plissement . L'artère est vide de sang. La veine porte a un calibre beaucoup plus considérable. Sa section en travers est souvent irrégulière. Elle renferme le plus souveût du sang. Comme l'artère, elle possède une couche de fibres lisses annulaires^ mais cette couche est très mince et n'est pas limitée en dedans par une couche élastique interne. Les lymphatiques peuvent être distingués même dans les préparations ordinaires. Ils répondent à des crevasses anfractueuses, limitées par une ligne de noyaux endothéliaux saillants en dedans, et creusées dans le tissu conjonctif sans aucune paroi propre. Ce sont là les « canaux lymphatiques péri-
(1) Coapes transversales ou sagittales du lobule, faites après fixation par Talcool fort ou le liquide de Miiller, la gomme et Talcool, et colorées soit au picro-carminate, soit à Téosioe hématoxylique (ou rhématéine et Téosiae). Les premières sont montées dan^ la glycérine picrocarminée ; les secondes dans la résine Dammar après passage dans Talcool cosiné et Tessence de girofles et de bergamote. L'avantage en ce cas, c*63t que les faisceaux conjonclifis sont colorés légèrement en bleu violacé très pâle et les fibres élastiques en rouge pourpre. On distingue alors d'emblée les dispositions de la trame conjonctive, et Ton voit qu'il ^'agit bien là d'un tissu conjonctif diffus.