‹ Traité d'histologie pratiqueChapitre 355 sur 489 · VOIES BILIAIRES · texte numérisé non relu

VOIES BILIAIRES

Les voies biliaires répondent aux branches de végétation de la glande hépatique primitive non encore remaniée par les vaisseaux sanguins, branches ayant par suite conservé le caractère de canaux glandulaires ordinaires. L'ensemble de ces canaux constitue le système des canaux excréteurs du foie parcourus par le produit de sa sécrétion externe ou à débit intestinal. Les canaux biliaires ont tous une paroi propre et une lumière relativement large, limitée par une rangée unique de cellules épithéliales cylindriques. Extérieurement à la paroi, s'ordonnent des réseaux de capillaires sanguins commandés chacun par un rameau de l'artère hépatique et desservis par une veine tributaire de la veine porte. Ces réseaux sont donc du type commun artériosO" veineux. Au contraire, les branches de végétation terminales de la glande hépatique primitive, devenues fréquemment anastomotiques les unes des* autres et engagées dans les mailles du réseau admirable bipolaire veineux, constituent les tubules ou les travées du parenchyme sécréteur du foie. Elles répondent au système des tubules sécréteurs.

Au fur et à mesure que les canaux biliaires se rapprochent du point où la branche de végétation qui les a fournis va s'épanouir en un rets de tubules sécréteurs (foie tubulé) ou de travées hépatiques (foie lobule), ils affectent eux-mêmes de plus en plus entre eux, soit dans une même branche de végétation, soit de branche à branche, les dispositions anastomotiques indiquées tout d'abord par Natalis Guil- LOT (1). A mesure, au contraire, qu'ils s'éloignent du parenchyme glandulaire, ils émettent des diverticules qui, tout d'abord, ne sont plus anastomotiques, puis qui sont de plus en plus courts et enfin se réduisent à de simples cryptes. Telle est aussi la loi de végétation de la glande hépatique, considérée en tant que glande tubuleuse ramifiée

rétiforme dans son ensemble.

dans tous les plans. Au sein de ce réseau, on ne peut donc faire aucune systématisation circulatoire dans le genre de celle admise à tort par Ghrzonszczewsky.

(1) Natalis Glillot, Mémoire sur la structure du foie (Annales des se, nat., 3« série, t. IX, pi. XIV, fig. 2 et 3; pi. XV, fig. 3). — Sappey a ensuite montré qu*entre les branches de moyenne grosseur on trouve également des communications analogues (Traité d'anal, descriptivey t. III, p. 277, fig. 384, l""* édition). DuvEaNOY avait, de son côté, observé que, chez les Trigonocéphales, les canaux hépatiques forment, même après leur sortie du foie, une sorte de plexus (Fragments d^anat. sur l'organisation des serpents. Annales des se. nat,^ t. XXX, pi. XIV, fig, 1, 1833).

Page 1