FROTOPLASMA. - NOYAU, - &RAINS INDICATEURS
Malpighi. — A demi dégagées de leurs connexions, elles se montrent sous forme de lames fouriussant des expansions minces et rameuses dans une série de plans, Ces lames renferment chacune un, ou même deux ou trois noyaux placés soit à leur centre de figure, soit en dehors de celui-ci. Elles sont formées par une substance homogène et translucide,comparableà une 1~f j f pellicule de substance
\ J fondamentale du carti-
lage hyalin et répondant au protoplasma condensé. Leurs expansions sont membraniformes, souvent fenêtrées par des trous. Elles rejoignent plus ou moins loin des expansions semblables venues d'autres cellules; ou bien elles s'accolent étroitement à ces expansions pour se relever et se poursuivre dans un autre plan en devenant rameuses. Â la surface de ce protoplasma translucide et de ses prolongements membraneux, sont semés les grains graisseux c( indicateurs » (fig.659/7y).
Si maintenant on suit les expansions protoplasmiques non plus vers la substance grise, où elles s' intriguent inextricablement, mais vers la substance blan che où le réseau se déploie entre les fibres nerveuses et peut être suivi facilement, on les voit, après des bifurcations successives et variées, se border d'un trait brillant qui, sur la marge du protoplasma, dessine un reliof comparable à celui d'une soutache sur une étoffe. C'est là Torigine des fibres névrogliques émises par la cellule fixe qu'on a sous les yeux. Au fur et à mesure qu'on s'éloigne
FiG, 659. — Cellulea fiies de la uévogiie prises dans un g^liome pur et dtiDs la subalaace grise de la moelle du Peiromt/zon atarinus, (Fixation lente dans Les deux cas par le liquide de Millier. 1\ob1 n e hé m a to xy 1 iq u c )
Figure sin-^Kir^iiiK, gfiom^ — «, noyau il'mie reUule fixe tU \a ïiéTroglié^ — p, »pn protoplnsmn: — p\ |90miI où le proLopIatmB >f^ i'oiit]fMi« paniet ùhm iLévrogliqu**!! entrant
rèit^mu gèiifrfil Af la tiéTrog]i«; - p, Hlires iièvra).^iiijue8 margiiiAlça; — fi^^ Ifhre» ïndvrogliqufs UngeitLicNea, — 0^ Jlhrci iièvro^li'pif Lang^nLielk »< (ompAguéfl de griiptis, ~ (Oi iil. 1, olij. S *h fletrhert .
FjQVftK iKKRniRf HK, uH9 ccthtte ffjte df ^l nivrf^gtig J^ li L'improre — n^ noynii,- — j*» ïTotoji'aîma fia In rfllule imvrof^^liqut, aenii* <!<? jiffliiii îiidiroiFLii'i hîj; — ff^ libre \GiiÇ€tiUvl]Q\ — fty libr»; tcrifnriiint un dea prolai^r^emeiiL^ du prâtppJj^smEi. apri>fl PII avoir ojrisiiliic répnis&isaemeiit marginal U là fflr^o» d'une soulînh«.— (OniL 3, n^j g île Kt'irà-rt, luhs Jlemi levé, ■ hitmlire flaire.)
FIBRES NÉVROGUQUKS. 737
du corps cellulaire, la bordure prend de plus en plus l'apparence d'une fibre en relief, cylindrique et régulière. Les bordures des expansions rubanèes étroites se rapprochent, puis souvent ensuite divergent après avoir montré, dans leur fourche de bifurcation, une lame de proto-. plasma hyalin tendue entre elles comme une membrane interdigitale* Plus loin, ces fibres entrent dans la constitution du réseau généraL Ce sont là des différenciations tout à la fois tangentielles et marginales de la cellule névroglique, absolument comparables aux longues fibres unitives des cellules épithéliales de la « masse muqueuse ada ■ mantine de Huxley », telle que je l'ai décrite plus haut dans le germe ectodermique des dents (1).
En outre de ces fibres, qu'on voit naître et se former sur la marge ou à la surface de la cellule, la lame protoplasmique de celle-ci en présente d'autres qui la traversent en une série de sens, en preaant appui et en faisant corps avec elle dans la traversée. Ce sont là des fibres venues d'autres cellules névrogliques. Elles sont grosses, moyennes ou fines et passent et repassent ainsi en avant ou en arrière de la cellule considérée. En l'atteignant, elles adhèrent à sa surface en plongeant à demi dans dans le protoplasma. — La cellule névroglique émet donc par sa périphérie des filaments terminés par des fibres névrogliques. Elle est, en outre, plongée dans l'entrelacement des fibres émises par d'autres cellules névrogliques, tout comme lest une cellule épithéliale du corps de Malpighi dans le rets des filaments unitifs principaux. C'est pour cette raison même que je me décidai^ en 1881, à établir l'homologie des cellules névrogliques avec les cellules malpighiennes et à les considérer comme des formations épithéliales, alors que chacun pensait qu'il s'agissait là de cellules du tissu connectif.
L'entrelacement des fibres névrogliques dans les intervalles des cellules fixes de la névroglie ou à leur surface, constitue ce qu'on pourrait appeler la trame névroglique^ si Ton veut continuer à comparer la névroglie au tissu conjonctif. Mais la signification des fibres névrogliques est bien diff'érente de celle des faisceaux conjonctifs et des fibres élastiques. A l'inverse de ces dernières, elles sont toujours en continuité de substance avec les cellules fixes de la névroglie, tandis que les faisceaux conjonctifs et les fibres élastiques sont indépendants des cellules fixes du tissu connectif, soit lâche, soit modelé.
TnMM des abren aé vro^iiqnes . — Le réseau formé par l'entrelacij des fibres névrogliques doit être tout d'abord étudié, si l'on veut se bien rendre compte de sa disposition sur des coupes longitudinales de la moelle du Pétromyzon (P, marinus) et au niveau des cordons bkncs de celle-ci, quand on a chassé à l'aide du pinceau les grosses fibres
(l) Voy. t. ir, p. 357.
GRAND RÉSEAU DES FIBRES NEVHOGLlQUES.
amyéliciques (fibres de J. Mùller) eotre lesquelles la Dèvroglie tend et subdivise ses réseaux. Il s'agit ici de ce que j'ai appelé k o graod réseau de la névroglie », composé d'un grand nombre de fibres et, au contraire,
FiG. 660. — Une des grandes cellules bipolaires de la moelïe du P^tromu^on marinus^ en partie engagée dans les cordons blaue^ du névraie et entourée de névroglie du grand réseau ; fixation très lente par le bicliromate d'ammoniaque à 2 p. 100; coupes à main levée immédiates; purpurine^ couaervation dans !& glycérioe.
Le réseau de nétroglie entoure largement la cellule; on toit cùmment s'inirtquent les fibres névrogliques et aussi la disposition de la âxibstance naissante interfilaire (points poreux).
n, noyau; — n\ nucléole de la cellule nTreuie; — fn^ fn, ses iihrill«s n«rT«i]«es emp«lotonnèes et longitudinales; — cni^ tratnj des lilamentt névrog^]H|uea; — nH^tin, no^auit dei cellules névrogliques; — npc, névroglie péricellulaire tas^i^e en viitf Eorte <l& cngo on ila capsule enveloppante; ~ p' a' prolongement protoplasmique^ — pV [irabngâiacut iixil« d«a Ib cellule bipolaire.
d'un petit nombre de cellules névrogliques placées à des distances relativement grandes les unes des autres (fi^^ (WiO).
Là, les fibres névrogliques décrivent entre les fibres nerveuses une série de gaines comparables à des filets tufauH formes composés de fils rigides j entremêlés de diverses façons. Elles tournent autour de