LE REIN WOLFFIEN PRIMITIF
Le type primitif et schématique du rein wolffien est fourni par le rein des pétromyzontes. Chez la grande Lamproie (fig. 936), la Lamproie de
(1) Balfour, Ëlémeuls of comparative embryology, t. Il, p. 5U0.
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UEIN WOLKFIEN PRIMITIF DK LA LAMPROIK.
Planer et leurs larves Amraocètes, ce rein, très allongé, fait saillie dans la cavité viscérale, appendu aux parties latérales de celle-ci par un repli du mésentère. Dans l'épaisseur du mésentère rénal s'engagent les branches artérielles éraulgentes, qui, arrivées au hile de lorgane occupant son côté interne, se subdivisent en une branche ascendante et une branche descendante filant droit le long du rein et fournissant les rameaux artériels glomérulaires. Le rein ne renferme que des glomérules primordiaux, rassemblés sur le côté interne en une immense formation glomérulaire pectinée, continue d'un bout à l'autre.
FiG. 936. — Coupe transversale du reiu wolffien primitif de la grande Lamproie. Fixation par le liquide de Millier. Coloration à la purpurine. Conservation dans la glycérine. — (Ocul. 1, obj. 00 de Vérick; chambre claire.)
G, glomérule pectine dans sa capsule cloisonnée; — «, e\ e",?"', entonnoirs ciiiés ouverte <iaD» chacune dos loges de la capsule; — te. tubes contournés; ~ p. région pigmentée parties chromoblaslcs occupant les intervalles des tubes contournés; — W, canal de WollT; — «r, épithéliuro du caoal de WoltT; — cc^cCy canalicules collecteurs s*ouvranl tons sur la paroi du canal de Wolff répondant au parenchyme du rein wolffien; — /",/; capsule fibreuse; — C, grand canal revêtu d*un épithélium plat et placé à Topposite du glomérule.
Les glomérules secondaires figurés par Muller sont absolument douteux pour moi; du moins je n'en ai jamais rencontré un seul. Sur le côté externe court le canal de Wolff, longé par la veine émulgenle qui lui est interne. Le canal do Wolff et l'artère émulgenle ne sont cependant pas dans une position antagoniste : le développement considérable des tubes contournés est cause qu'au lieu de se disposer tous entre le glomérule et le canal de Wolff, ils prennent place tout autour et en avant du glomérule. Il s'ensuit que, le canal de Wolff, postéroexterne, n'est pas très éloigné de l'artère émulgente qui occupe le hile. Le rein wolffien s'étend de la cavité péricardique au voisinage de l'extrémité postérieure de la cavité viscérale. Là, le canal de Wolff s'ouvre directement à la peau, au niveau du pore abdominal. Les diverses formations, constituant par leur ensemble l'organe émulgent, se disposent ici avec une netteté extraordinaire. Elles sont ordonnées entre elles avec une régularité quasi géométrique que je n'ai rencontrée nulle part ailleurs; et avec une simplicité qui fait d'un tel rein
GLOMÉRULE PECTINE. 15^7
un objet rrétude précieux, si Ton veut bien comprendre un rein plus compliqué.
Â. Le giomérHie pecilné. — Par suite de leur rapprochement les uns des autres à un stade peu avancé du développement, et de la végétation secondaire de leurs vaisseaux glomérulaires et pariétaux, les corpuscules de Malpighi primitifs se sont fusionnés plus ou moins complètement dans le sens longitudinal. Il s'ensuit que dans toute la hauteur du rein, règne indivise le long de son hile une formation glomérulaire pectinée qui, de prime abord, paraît répondre à un glomérule unique. Cet immense glomérule décurrent est formé par une série d*anses vasculaires flocculeuses ou en forme de bouquets, sessiles sur l'artère émulgente qui file droit sur la ligne d'insertion du mésentère, plus ou moins nettement séparées les unes des autres, dans le sens de la hauteur, par des espèces de cloisons incomplètes ou irrégulièrement fenêtrées. Egalement formées en majeure partie par un entrelacs de capillaires artériels, ces cloisons répondent à celles qui, primitivement sans doute, séparaient les corpuscules de Malpighi primitifs les uns des autres : puis qui sont devenues incomplètes parce qu'elles ont été pénétrées par des vaisseaux devenus anastomotiques entre eux de glomérule primordial à glomérule primordial.
Ainsi constitué de façon à présenter, sur une coupe longitudinale, une sorte d'immense éponge de réseaux et d'anses capillaires d'origine artérielle, le glomérule pectine est entouré par une capsule fibreuse épaisse et solide qui, partie de sa ligne d'insertion sur l'artère émulgente, l'enclôt sur tout son pourtour et le sépare du parenchyme formé par l'ensemble des canaux contournés. C'est dans la cavité limitée par cette capsule que s'ouvrent, de distance en distance et par un col cilié, ces mêmes canaux contournés.
Sur une coupe transversale du glomérule et de^a capsule (fig. 937), on peut constater que la cavité de celle-ci, de section elliptique, est subdivisée à chaque étage en autant de loges qu'elle reçoit d'entonnoirs ciliés à ce niveau, c'est-à-dire trois ou quatre. Dans chacune de ces loges, les capillaires glomérulaires sont de deux ordres : 1** les anses centrales, flocculeuses, dessinant des bouquels plus ou moins nombreux analogues à ceux d'une papille, flottent comme des houppes dans la cavité de la loge ; 2* les anses pariétales occupant la surface et l'épaisseur des cloisons séparant les loges les unes des autres. C'est par l'intermédiaire des anses pariétales que les anses flocculeuses centrales communiquent entre elles, de loge en loge dans le sens transversal, et d'étage en étage dans le sens longitudinal : de façon à rendre continue la circulation du glomérule pectine dans la totalité de son étendue, qui répond à toute la hauteur du rein.
Qu'ils soient centraux ou pariétaux, les capillaires glomérulaires se divisent et se subdivisent, forment des réseaux plus ou moins étendus
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