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LES CAPILLAIRES DU OLOMERULB RESTENT EMBRYONNAIRES

OU des franges, au sein d'un tissu conjonctif délicat qui, occupant leurs intervalles, forme un petit milieu nutritif distinct pour chaque floccule ou subdivision du gloraérule. Tous ces capillaires sont embryonnaires : les injections vasculaires de nitrate d'argent ne résolvent pas leur endothélium en cellules distinctes. Tels seront les capillaires artériels de tous les glomérules, secondaires du corps de Wolffou définitifs du métanéphros.

FiG. 937. — Coupe transversale d'un glomérule pectine du rein wolffîen de la grande Lamproie. Fixation par Talcool fort. Coloration à la glycérine hématoxyli^e. Conservation dans le baume. — (Ocul. 1, obj. 4 de Leitz; chambre claire.)

G, pied du glomérule^ fourni par la petite artère glomérulaire ag issue de l'artère étnuIgéBte em; — gtg\g"'i9"\ anses pariétales limitant les loges /, /', /% TST" dans lesquelles s*ouvrent les quatre entonnoirs ciliés i^i'^i'^i'" ; — a, étalement do Tasse pariétale sur son point de soudure à la paroi capsulaire; — ep^ endothélium pariétal de la capsule; — te, tubes contournés; — cA tissu conjonctif du hile.

B. Le revètcmeat éptthéUal capsnlalre. — Dans chaque loge, le

glomérule central et les anses pariétales sont limités, du côté de la cavité capsulaire, par une rangée de cellules plates, endothéliformes, qui sont le reflet à leur surface du revêtement épithélial de la capsule continu lui-même avec celui des canalicules wolfflens ouverts dans celle-ci (fig. 938). Le glomérule a donc ici conservé son épithélium viscéral : j'ai pu le constater positivement sur le Peiromyzon marinus par la méthode de l'argent. Or, on sait que le revêtement épithélial de la capsule, réfléchi sur le glomérule, répond à l'épithélium viscéral de Tampoule primitive du corpuscule de Malpighi primordial : ampoule

L'ENDOTHÈUUM |CAPSULAlRE EST RÉFLÉCHI SUR LE GLOMÉRULB. 1569

disposée en forme de séreuse tout autour du bourgeon glomérulaire. Ce revêtement de l'ampoule, issu du cœlome comme le canalicule wolffien primitif, a été sur ce point ramené àTétat endothélial. On voit donc que l'urine, avant d'aborder le canal segmentaire, traversera encore ici un petit département du cœlome, mais non plus comme

L> Ctfji

FiG. 938. — Coupe de la région répondant au point <l'entrée d'un entonnoir cilié dans une loge de la capsule correspondante du corpuscule de Malpigbi. Rein wolffien de la grande Lamproie. Fixation par Talcool fort. Coloration à la glycérine héniatoxylique. — (Ocul. 1, obj. 4 de Nachet; chambre claire.)

G, G', floccules de capillaires glomérulaires; — s, 5, globules rouges du sang contenus dans les capillarres glomôrulaircs : en deux points répondant aux limites do la loge commandée par ronlonnoir, les vaisseaux gloinérulaires g se continuent avec les vaisseaux du parenchyme rénal; — «p, épithélium cylindrique de Tentonnoir; — i, sa lumière; — c, cils des cellules épilhéliales de Tentoncoir dirigés vers la cavité du corpuscule de Malpighi ; — c\ cils dirigeant leur mouvement vers les canalicuhs contournés; — (, t, épithélium prismatique des canalicules contournés; — ^, endolhcliura continua la surface des floccules glomérulaires ; — e', endolhélium pariétal de la capsule; '— /*, paroi fibreuse de la capsule; — g\ genou dessiné par Tépilhélium de l'entonnoir an point où il se continue avec rendothéliuro pariétal de la capsule.

dans le pronéphros cette cavité tout entière. Comme dans le pronéphros, en revanche, l'urine sortira de cette petite séreuse par un entonnoir cilié. Â son issue des vaisseaux glomérulaires, dans la capsule, elle est coagulable par l'alcool et conséquemment elle contient de

1570 CELLULES UNIGILIÉBS DES BNlTONNOÎRS*

l'albumine. Ce fait est facile à constater sur le rein du Pétromyzon fixé viTant, et il a une grande importance physiologique.

C. Entonnoirs cillés et ennallcules contonmés. — Chaque loge du

glomérule pectine s'ouvre dans un entonnoir cilié qui troue la capsule fibreuse générale circonscrivant la formation pectinée. L'orifice de chaque entonnoir est sensiblement à égale distance des cloisons connectivo -vasculaires subdivisant en loges cette capsule générale. Tous les entonnoirs, sans exception, abordent la capsule horizontalement : seules les coupes transversales les montrent sectionnés dans leur axe exact. En se continuant avec les canalicules contournés, juste au point où finit leur épithélium cilié, ils cessent d'être horizontaux. L'épithélium est formé d'une seule rangée de cellules cylindriques bien étudiées parCHANDELUx. Elles sont en règle uniciliées. Leur pôle adhérent est doublé d'un plateau basai cupuliforme, homogène et réfringent, se colorant en rouge vif par le carmin après fixation par l'alcool. Leur pôle libre porte un plateau épais en forme de bourrelet conique, d'où se dégage un seul cil extrêmement long, robuste et vibrant dans le sens de la marche de l'urine, de la cavité de la capsule vers celle du canalicule wolffien. Sur les préparations fixées net par l'alcool fort, on voit souvent les cils répondant à l'ouverture de l'entonnoir engagés droit dans la cavité capsulaire et réunis en un pinceau ; tandis que ceux répondant au reste de Tinfundibulum sont repliés à angle vif, leur extrémité libre dirigée vers le canalicule wolffien. De fait, ces cils se contractent à la façon de fouets. Après s'être étendus vers la capsule, ils reviennent sur eux-mêmes en se coudant un peu au-dessus du plateau. 11 est facile de les voir vibrer ainsi sur une coupe transversale du rein enlevé sur le vivant, examinée soit dans son propre plasma, soit dans l'eau salée à 7 pour 1000.

La transition de Tépithélium cilié au revêtement pariétal de la capsule se fait de la façon suivante : Sur les lèvres de l'entonnoir, il se réfléchit une rangée de cellules prismatiques de plus en plus basses, au nombre de cinq ou six et dont la hauteur décroît rapidement de façon à dessiner tout autour de l'orifice une sorte de bourrelet. Ces cellules ne sont pas toutes ciliées et elles se poursuivent sur la paroi capsulaire par la rangée des cellules endothéliformes. Elles répondent àl'évasement primitif de Tentonnoir segmentaire(fig. 939).

Canalicules sécréteurs. — D'autre part, à l'épithélium cilié de chaque infundibulum, fait suite l'épithélium prismatique du tube contourné correspondant, lequel tube change immédiatement de plan comme on peut le voir sur une coupe transversale du rein un peu épaisse. L'épithélium des canalicules wolffiens est formé d'un seul rang de cellules cylindriques ou plutôt prismatiques très- délicates, dépourvues de plateau sur leur pôle libre et sur leur pôle d'insertion. Le noyau, situé à mi-hauteur, est vésiculeux et nucléole. A son

CELLULES ÊPITHÈLIALES DES TUBULES SÉCRÉTEURS.

niveau, existe une rangée transversale de granulations graisseuses que Tacide osmique teint en noir et' qui établissent la démarcation entre la zone infra-nucléaire et la

zone supra- nucléaire du protoplasma. Celui-ci est extrêmement délicat, et au-des sous du noyau il est parcouru par une striation figurant des bâtonnets réfringents.

Au-dessus du noyau, il donne avec la plus grande facilité des boules sarcodiques .

Quand les cellules ont été bien fixées par les vapeurs osmiques dans la cliambre humide, lavacuolisation — qui accompagne le départ des boules et produit une série de franges protoplasmiques étirées sur le pôle libre — n'existe pas ; et l'on peut se convaincre que la lumière du tubule est limitée par une ligne de cuticulisation extrêmement mince et striée, régnant sur le pôle libre

des cellules épi thélia' es. CVst la bordure en brosse dont je parlerai plus loin.

Les canalicules à épithélium strié sont limités par une mince mem-

FiG. 939. — Entonnoir cilié sur son point d'ouverture dans la loge correspondante du'glomérule pectine de la Lamproie. Fixation par Talcool fort ; coloration à la glycérine hématoxylique. — (Ocul. 1, obj. 8 de Reichert ; chambre claire.)

O, orifice de l'osljnooi dans la loge capsuliire; — ^p, cellules épilhéliales de ^'entonnoir; — <r, endolhèlium pari<^lal de la capsule; — r, membrane vilrj^e du tube infundibulaire ; — c, cils vibratiles infléchis vers, la capsule; — c', rils infléchis vers les lubules contournés; — c\ point où se fait le (U-part entre les deux altitude» des cils.

n, noyau; — p, plateau ; — cv, cil vibralile unique ; — 6, plateau basai d'une cellule épilhéliale de l'infundibulum, fixée par Talcool orl, isolée et colorée au picrocarminate.

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