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PREMIER DÉVELOPPEMENT DE LA SURRÉNALE. 165Ô

D'autre part, ce dernier auteur et, peu après, Goitschau (1), Janosik (2), MiHALKovics (3), admirent que la substance corticale de la surrénale provient, directement ou indirectement, de répithélium du cœlome exactement comme l'épithélium des organes excréteurs et des glandes génitales. Les travaux de Weldon (4) ont précisé cette donnée. Il admet que les cordons génitaux se divisent en deux branches dans la partie antérieure du corps de WolfF. Une branche (ventrale) pénètre dans l'ébauche de la glande génitale. L'autre branche (dorsale) s'accroît peu à peu, et s'accole à la veine cave pour fournir le rudiment de la pprtion glandulaire de la surrénale. Ceci explique très bien pourquoi, par exemple chez le Poulet, la capsule fibreuse de la surrénale reste toujours en connexion avec la glande génitale correspondante et renferme les restes d'un organe tubulé, d'apparence wolffienne, qui m'a pendant assez longtemps intrigué.

Chez les mammifères, le premier développement de la surrénale est très analogue, ainsi qu'il résulte des recherches d'iNiBA (5) sur les embryons de Souris. Il a montré que l'ébauche de l'organe entier résulte du concours de deux formations : — a) la substance corticale qui prend son origine dans l'épithélium du cœlome; — b) la substance médullaire, qui vient des éléments sympathiques ayant pénétré secon^ clairement la substance corticale. Les éléments sympathiques croissent, forment au centre de la masse glandulaire primitive une masse réticulée qui peu à peu repousse, au fur et à mesure qu'elle se développe, la substance corticale sur tout son pourtour. Les connexions de cette masse centrale avec le sympathique disparaissent après la naissance.

La capsule surrénale fœtale, ainsi constituée, prend position audessus du rein définitif et reste longtemps beaucoup plus grosse que ce dernier. Chez le fœtus humain de 11 centimètres (3® mois), elle a

(1) GoTTSCHAU, Struktur u. embryonale Enlwicklung der Nebennieren bei Sâugethieren (Arch. f. mikr. A^iat., t. XXII, p. 412, 1883).

(2) Janosik, Bemerkungen uber die Entwicklung der Nebenniere (Arch. f, mikr. Anat., t. XXII, 1883).

(3) MiHALKovics, ÙntérsuchuDgen iîber die Entwickl. des Harn und Gescblectsapparales der Amnioten (International Monatsschrift f. Anat. m. Ristolog.^i. Il, p. 387, 1885).

(4) Weldon a fait sur cette question uue série de travaux qu'on pourra consulter avec fruit: — On the head Kidney of Bdellostoma, witb a suggestion as to the originofsuprarenalbodies (Quarterly Journal of micr. science , vol. XXIV, 1884}; — Note çn the origin of suprarenal bodies of the vertebrata (Proceedingé of Royal Society^ vol. XXXVIII);— On suprarenal bodies of vertebrata fQwa<«Wy Journ., vol. XXV, 1885); — Note on tbe early development of Lacerta muralis (ibidem, vol. XXIII, 1883).

(5) Ikiba, Notes on the development of the suprarenal bodies in the luouse (Journ. of. the Collège of. Science Imp. Unicersity, Japan; vol. IV, part, I, p. 215,1891).

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encore presque le volume du rein et le coiffe en débordant son bord interne par un prolongement qui se poursuit jusqu'au hile rénal. A ce moment; on peut étudier avec fruit certaines particularités du mouvement histogénétique dont elle est le siège. — La glande est entourée par une capsule fibreuse embryonnaire qui fait corps avec son parenchyme cortical, lequel forme à ce moment sa presque totalité. Sur une coupe sagittale, son axe vertical est indiqué par une série de gros vaisseaui sanguins fœtaux répondant, en majeure partie, aux veines médullaires et à la veine efférente qui résume celles-ci. Cette sorte de tige vascu* laire se poursuit dans le prolongement de la glande qui déborde son bord interne jusqu'au hile du rein ; puis, elle se redresse et monte à peu près droit vers le sommet de la surrénale, qu'elle n'atteint du reste point. C'est immédiatement en dehors de la tige vasculaire, qu'on voit d'abord l'ébauche de la substance médullaire prendre position sous forme de bourgeons entés les uns sur les autres et très courts, car, a peu près tous, ils apparaissent sur les coupes comme autant d'ilôts arrondis. Ces bourgeons pénètrent dans la substance corticale, déjà formée, en la repoussant tout autour d'eux. Telle me paraît être la raison de la disposition tangentielle des cordons corticaux dans la zone réticulaire qui forme la limite des deux substances. Les cordons médullaires — évidemment ici secondaires — sont formés de cellules claires, à petit noyau se colorant mal et à prolongements rameux, dus probablement à ce que leur protoplasma est très délicat et qu'il se déforme sous Tinfluence des divers réactifs fixateurs. — La poussée des bourgeons médullaires se fait de façon prépondérante au voisinage de la tige vasculaire centrale. Mais certains bourgeons s'avancent au loin dans la substance corticale et y forment de petits îlots arrondis et isolés sur les coupes. Ceci explique bien qu'exceptionnellement on rencontre, dans la substance corticale, des éléments médullaires et, en particulier, des cellules nerveuses ganglionnaires. D'autre part, ces observations ne sont pas en faveur de Topinion soutenue par Gottschau et par Janosik, qui considèrent les cordons surrénaux hyalins delà substance médullaire comme- résultant d'une évolution progressive des cordons corticaux. Les bourgeons médullaires s'enfoncent, en effet, comme à l'emporte-pièce dans la substance corticale. Entre les éléments de celle-ci, déjà très bien développés, et ceux des cordons médullaires alors tout à fait embryonnaires, on ne peut trouver autre chose qu'une ligne de démarcation nette et point d'intermédiaires.

Au troisième mois, chez l'Homme, la substance corticale de Ja surrénale est développée avec ses caractères typiques (1), répondant

(l) J'ai fait cette étude. sur des reins et des capsules surrénales d'embryons hamains fixés très lentement par le liquide do Millier. Il ne faut pas achever ce durcissement par lagomme et Talcool, ni faire des coupes en série après inclusion dans la paraffine :

SURRENALK FŒTALE DE L*HOMMH.

à ceux des cordons corticaux de la zone fasciculair travées de cellules comparables à celles du foie fŒ i par un rets de larges capillaires ; lettmt orienté, danj i de la marge de la glande à sa tige vasculaire axiale, geons médullaires sont nombreux et serrés les uns ce I 0» saisit aisément le mouveraent de déviation tangei i duira à la diffère ociation de la zone réticulaire par lôment des cordons corticaux, taot par les bourgec que par lea énormes capillaires veineux fœtaux iutervalh'S. Au voisinage de la capsule et principal en de r organe, on peut suivre, d'autre part, le phénomèj i sèment du parenchyme cortical- Dans la zone profonde i tissu coiijonctif embryonnaire d où sortira la capsu i voit apparaître des cellules granuleuses arroiuJies, di | et entremêlées a des groupes de cellules semblables ré deux ou trois par trais au sein de la substance fondan : conjonctif, Imméâiatemeat, de cette zone d'accroi^ des cordons pleins formés de cellules, semblables t , lesquels plus en dedans se coiUinueut avec les cor déjà bien formés, c^est-a-dire séparés par des capill larges et constitués par de grandes cellules polyédriqui : Dani> cette zone d'accroissement (1), les cordons e i

les iletails 8 nât y liquida de structure iraient ainsi pour la plupart i ; sables. Il faut (QiVQ i\q% eoupea juinces et ûLendues à msin levéi , fûcUe, ot les colorer soit au canniiï aluuc et à l"éoBitie, soit à 1 ; réosine. Ou mou te lea prépai'atîoua datiB la gîycériue ou dau3 le b cè<iéa ordiuaires. f /emploi de réosiue permet, ]mv la (Coloration i (iouïie aiii vaisseauï embryoûiiûires et fœtaux gorgés de globuh ■ bleu étudier le dispositif aang^uio de la glande eu voie de développe i (i) (JoTTSGUAUt mémoire déjii cité (Arch. f. Anat. m. Pfti/s > 188IÏ), a admis que re proeesaus d'accroiaaeractît de la surrénale toute la vie dans 1rs pDrlïOUs uiarginales de la glande, c'est- à-di' ïon^s gloiuérulaire et fusciculée. Là, ae rt'formeiaieiit ineessam nouvelles dout révolulion se ferait ensuite progressi veine ut de deb; façon que les cellules des cordons médullaires repi-es^enteraienl des i arrivées au teirae de leur développement, et ensuite desliuèes . atrophie. — Il suffit tie regarder uue sunécale d'oiseau (Poulet) pt conduit à rejcLereette conception. Caf, là, les tordons granuleux {o. eurdon^ b}'a)îns(ouruëdu)laireâ^,intr]qués les uns dans les autres, ai Aous la eapaule fibreuse pour s\v tei miner ou y décrire des auges n'y a point d'ai^pareDce d'évolution de dehors eu dedans tranefoi corticauiL en niédullairei. Toutefu3S,GoTTacHALi a laieon quarul il c glandulaires de Ia surrénale se détruisEut au Lout d'un certain 1 reforme de nouvelles. Chacun peut eu effet véi ifiei" l'observation • constate, dans la substance corticale gï clieiî Tadulte, l'existence c flion iudireote îe]jundant à la formation de nouvelles cellules glandu det ancieunei» eellulea.

saûce, issus des vaisseaux de la capsule doat ils représentent des bourgeons d*extension avec pointes d'accroissement, expansions en cul-de -sac, portions non encore perméables, etc. Dès que le saug circule dans les vaisseaux enfin canalisés (c'eât-à-tiire un peu plus profondémeut)t les cordons surrénaux acquièrent du coup leur état définitif, — On peut 5e rendre compte de l'importance des nerfs dans la surrénale fœtale, en observant les troncs nerveux qui traversent droit la zone d'accroissement pour s'engager dans Técorceet marcher vers la moelle embryonnaire : leur diamètre est au moins celui îles racines antérieures des nerfs racfaidiens au même stade de révolution. lis sont tous arajéliniqnes, et ils ne renferment aucune cellule ganglionnaire pla'^êe sur le trajet de leurs iibres.

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