ENVELOPPES DE LA QUEUE
placées la plus grosse en avant, la plus petite en arrière. Ballowitz (1891) observa que chez beaucoup de mammifères (ex. le Porc, la Taupe, le Blaireau, etc ), le bouton terminal peut se dédoubler normalement en deux moitiés placées côte à côte, et sur chacune desquelles s'insère un des faisceaux du filament axile. Le ou les boutons terminaux adhèrent au noyau par un ciment particulier très solide. Nous avons vu que, à la suite des belles recherches de Meves (1897) et de Lenhossék (1898), on doit considérer le bouton terminal comme le centrosome du spermatozoïde, et que le centrosome semble être le ceitire cinétique des mouvements de la queue (1).
Uenveloppe protoplasmique du filament axile commence tantôt à l'origine de ce filament (Rat, par exemple), tantôt un peu plus en arrière, laissant à nu le filament axile sur une petite étendue au niveau du collet (Ballowitz, 1891). Elle se termine toujours à une certaine distance de l'extrémité postérieure du filament, laissant à nu Je segment terminal.
Lorsqu'on examine des spermatozoïdes mûrs dans leur milieu naturel, l'enveloppe protoplasmique paraît sans structure. Mais sur des spermatozoïdes pas tout à fait mûrs, puisés dans le testicule ou bien des spermatozoïdes mûrs macérés, on reconnaît que cette enveloppe a une structure complexe. Au niveau du segment antérieur (Mittelstûck)^ elle est constituée par un filament spiral décrivant autour du filament axile des tours serrés ; au niveau du segment moyen (Hatipistilck), elle est constituée par des disques empilés et enfilés par le filament axile.
Le filament spiral a été découvert en 1879 sur les spermatozoïdes de l'Homme par H. Gibbes, qui en donna du reste, ainsi que Krause, une interprétation inexacte. Il s'agit bien, comme l'ont fait voir surtout Jensen et Ballowitz, d'un fil très ténu, décrivant autour du filament axile des tours de spire plus ou moins serrés. Ce fil grêle est plongé dans une substance cimentante qui possède, à l'état frais, la même réfringence que lui, d'où il résulte qu'à l'état
(1) On sait depuis plusieurs années déjà que dans les cellules en Toie de divisioD karyokinétique les centrosomes sont les centres d'où partent les mouvements du proloplasma, d'où s'irradient les formations fîbrillaires des asters et du fuseau. Tout récemment, Meves, Lenhossék (1897-1898) ont fait voir que les centrosomes président à la genèse du filament axile des spermatozoïdes, et qu'ils persistent dans le spermatozoïde mûr à l'origine de ce filament moteur.
Hennegut (Sur le rapport des centrosomes avec les cils vibratile?, C jR. de VAcad, des Sc.^ 28 mars 1898) vient d'émettre l'opinion que les grains qui se trouvent à la base des cils vibratiles des cellules épithéliales ciliées sont une dépendance des centrosomes. Enfin ZiMMBRMANN (Beitr. zur Kenntniss einiger Driisen und Epithelien, Arch. f. mikr. Anat,, Bd. LU, H. 3, 1898) généralise cette notion, et pense que le centrosome est le centre de tous les mouvements cellulaires de quelque nature qu'ils soient, le hinétocentre de la cellule.