PHYSIOLOGIE DU SPERMATOZOÏDE
fraiis Tenveloppe paraît homogène. Cette substance se fornfierait tardivement et se dissoudrait par macération, ce qui fait que le filament spiral est apparent sur les spermatozoïdes non mûrs et sur les spermatozoïdes macérés. Le filament spiral s*étend en arrière à une distance variable : pour les uns, il ne dépasse pas le segment antérieur ; pour d*autres, il empiète sur le segment moyen. En réalité, dans la plupart des cas, il n'y a pas de ligne précise de démarcation entre ces deux segments. Peu à peu, le filament spiral devient moins net et il est remplacé par des disques protoplasmiques que l'on trouve jusqu'au segment terminal. Le mode de formation et la signification physiologique du filament spiral ne sont pas exactement connus.
Propriétés phjslologiqaes du spermatozoïde. — Le spermatOZOÏde
est un élément individuellement stérile, car il est incapable de se diviser. Néanmoins il porte en lui la vie, puisque sa fusion avec Tovule, lui aussi stérile, marque le commencementd'un individu nouveau. Dans son noyau, qui mesure à peine chez THomme quatre millièmes de millimètre de longueur, sont contenus les caractères héréditaires d'une série innombrable de générations antérieures, destinés à un nombre infini de générations futures possibles. Cette haule fonction, qui consiste à servir de support et de véhicule au plasma germinatif immortel, est desservie par des propriétés physiologiques extrêmement remarquables. Les principales, ou du moins les mieux connues, sont : une 77îotilité puissante, \ine vitalité extraordinaire, une sensibilité spéciale délicate. Nous devons en dire quelques mots ici.
La motilité des spermatozoïdes est connue depuis Ham (1) et Leeuwenhoek ; elle a excité l'imagination du vulgaire et des savants depuis plus de deux siècles.
Lorsqu'on étale entre deux lames de verre une goutte de sperme pris dans l'épididyme d'un animal, et qu'on l'examine au microscope, les spermatozoïdes d'abord immobiles ne tardent pas à commencer à se mouvoir. Le contact de l'oxygène de l'air paraît être une des conditions essentielles de leurs mouvements. Ils cessent d'être accolés les uns aux autres en faisceaux (2); ils se séparent et s'agitent chacun pour leur compte dans le liquide spermatique. L'agent de ces mouvements est la queue et vraisemblablement surtout le filament axile (3). La queue
(i) C'est en 1677 que Ham, étudiant en médecine de Dantzig, découTrit les spermatozoïdes.
(2) Les spermatozoïdes mûrs et détachés se réunissent dans la lumière du tube séminifère, puis dans les canaux excréteurs et s'accolent les uns aux autres en faisceaux parfois considérables. Dans chaque faisceau, les têtes sont empilées comme des pièces de monnaie ou des globules du sang dans une préparation. Les queues, toutes tournées du même côté, sont parallèles et recourbées en élégants tourbillons. Les spermatozoïdes sont alors immobiles.
(3) Ballowitz (1889) fait remarquer avec raison que, dans tous les éléments -contractiles (fibres musculaires, cellules ciliées, spermatozoïdes), on observe une structure