ORIGINE DES CELLULES FOLLIGDLEUSES. I
Le travail de Waldeyer fait époque dans Thistoire du développement de Tovaire. Sa doctrine a été adoptée par la plupart des embrjologistes; récemment encore elle a été soutenue intégralement par Nagel. Certaines données sont définitivement acquises : quelque signification qu'on accorde à Tépithélium germinatif, il est incontestable que c'est aux dépens des éléments qui le constituent que se développent les œufs primordiaux. Il est également évident que c'est dans l'épithélium germinatif que l'activité formative de l'ovaire embryonnaire est portée à son maximum. Mais, en ce qui concerne les autres parties du problème, l'accord est loin d'être fait. 11 en est ainsi en particulier de la question de V origine des cellules folliculeuses.
Nous ne mentionnerons que pour mémoire l'opinion de Harz qui prétend que, chez les mammifères, les cellules folliculeuses naissent de l'ovule lorsqu'il est déjà invaginé dans le stroma ovarien. Cette théorie, invraisemblable pour les vertébrés, a été soutenue pour des invertébrés par plusieurs auteurs ( Will, Fio. 986. — Follicule primaire Fol, Nussbaum, Rodle, Sabatier, etc., ^'""« ^^^"^ nouveau-née. cités d'après Nagel, 188S).
La ressemblance des cellules folliculeuses avec les cellules conjonctives qui entourent le follicule primaire est telle, que nombre d'auteurs (ScHRÔN, 1863, FoDLis, 1878, etc.) ont nié l'existence d'un épithélium folliculaire spécial autour des ovules primordiaux invaginés dans le stroma. Us ont fait provenir l'épithélium cubique du follicule en voie de croissance d'une transformation des cellules conjonctives. Cette opinion est beaucoup moins invraisemblable que la précédente, et se confond avec la théorie de l'auto-différenciation sur place des éléments de la glande génitale, récemment reprise et légitimée par Laulanié et Prenant. Nous ne reviendrons pas sur ce que nous en avons dit plus haut.
Une troisième théorie qui a pour elle quelques partisans, fait provenir les cellules folliculeuses de cordons épithéliaux émanant du corps de Wolff. Elle a été émise simultanément en 1879 par Kôlliker et par Rouget. Nous avons vu quelles relations intimes de voisinage existent entre la glande génitale et le rein primitif. Waldeyer (1870) signala la présence, au niveau du hile de l'ovaire des mammifères de cordons et de tubes épithéliaux. Kôlliker (1874) et surtout Max Braun (chez les reptiles, 1877) démontrèrent que ces canaux et cordons sont en continuité directe avec les canaux du rein primitif. Enfin Kôlliker et Rodget (1878) émirent l'opinion que ces cordons épithéliaux vont dans l'ovaire à la rencontre des ovules primordiaux provenant de
Renaut. — Histologie pratique, II. HO