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RELATIONS DE L'OVULE AVEC LES CELLULES FOLLTCULEUSES

qu'il n y a chez les mammifères ni canaux poreux, ni micropyles, et que la striation de la zone pellucide est due à la présence, dans son épaisseur, de prolongements protoplastiques émanés des cellules de répithélium ovulaire.

Les cellules de Tépithélium ovulaire sont en relation étroite avec Tovule : leurs prolongements ramifiés effilés traversent la zone pellucide et arrivent jusqu'au contact du protoplasma ovulaire. Wagenbr (1879) avait déjà montré chez la Taupe que, pendant la croissance du follicule, les cellules foUiculeuses entrent en relation avec l'ovule par des prolongements à travers la zone pellucide. Flemming (1882), qui étudia la zone pellucide sur le Lapin, considéra sa striation comme due à des ponts inter-cellulaires.

D'après Retzius (1889), au cours du développement de l'œuf, les cellules foUiculeuses envoient vers l'ovule des prolongements ramifiés, qui s'entrelacent et constituent un réseau : La zone pellucide serait constituée peu à peu par l'épaississement des travées de ce réseau. Sur l'œuf adulte de la Lapine, les stries radiaires ne sont autre chose que des filaments fins, granuleux, légèrement onduleux, s'insérant par un pied conique sur la surface de l'ovule, et se confondant d'autre part avec les prolongements des cellules foUiculeuses. Paladino (1890) et récemment KoLOssow (1898) ont confirmé l'existence de ponts inter-cellulaires (fig. 991) traversant la zone pellucide (1).

FiG. 991. — Œuf ovarien de Chatte, pris dans un follicule adulte. Méthode de KoLOSSOW. (D'après Kolossow.)

Los cellules foUiculeuses se terminent, du côté do Tovulo, par des prolongements qui traversent la zone pellucide.

(1) Lorsqu'on examine au microscope des œufs frais de mammifères (obtenus en piquant des follicules de de Graaf mûi-s et en recevant directement sur le porteobjet les œufs et le liquide folliculaire), on remarque que Vovule tourne toujours vers Vobservateur le point de sa surface où se trouve le noyau. Ce fait, indiqué en particulier par Nagel (1888) pour l'œuf humain, ne peut s'expliquer qu'en admettant une rotation de Vovule à Vintérieur de la zone pellucide^ rotation produite par la pesanteur et la position excentrique du centre de gravité de l'ovule. La même observation a été faite depuis longtemps sur les œufs des oiseaux, des batraciens, etc., dont le protoplasma montre une différenciation polaire beaucoup plus accentuée que chez les mammifères .

Sur lei œufs de mammifères, frais ou fixés, on voit ordinairement un espace

k 1758 OVULE.

^ L'ovule. — L'ovule, cellule-œuf, est une cellule de grosse taille,

t possédant, comme toute cellule, un noyau et un corps protoplasmique.

Le noyau, désigné souvent depuis Purkinje sous le nom de vésicule germinative est toujours situé, dans Tœuf adulte, très près de la surface de Tovule, dans la zone protoplasmique corticale non différenciée en vitellus. Cela est vrai pour tous les vertébrés, y compris les mammifères et l'Homme. La migration, vers la surface, du noyau primitivement central, s'effectue parallèlement avec la formation du vitellus dans le protoplasma. Le noyau de Tœuf adulte est sphérique; il est limité par une membrane nucléaire parfaitement nette. L'espace nucléaire, occupé par un suc nucléaire abondant et non colorable, est traversé par des travées de linine, entre-croisées et appuyées sur la membrane nucléaire. Sur ces travées, sont disposées irrégulièrement les granulations de chromatine. A l'état frais, le réseau chromatique est invisible.

Le noyau contient constamment un nucléole volumineux (tache germinative àe Wagner). En étudiant des œufs humains adultes, pris dans des ovaires sains enlevés au cours d'opérations et examinés sous le microscope dans le liquide folliculaire, à la température ordinaire, pendant l'été, Nagel a constaté dans le nucléole des mouvements amiboïdes très nets dont la signification est encore indéterminée. Divers observateurs ont d'ailleurs observé des changements déforme

clair étroit entre la zone pellucide et la surface de Tovule. Ç*est l'espace périvitellin,

G*est grâce à cet espace libre que la sphère ovulaire tournerait à Tiniérieur de la sphère creuse constituée par la zone pellucide.

L'existence de l'espace libre périvitellin paraît de prime abord incompatible avec les prolongements protoplasmiques qui unissent les cellules foIUculeuses et l'ovule à travers la zone pellucide, d'après Rbtzius, Paladino et Kolossow. Peut-être ces ponts protoplasmiques se rompent-ils à un moment donné, lorsque Tœuf est mûr, par suite du retrait de Tovule à Tiotérieur de la zone pellucide.

(1) Régnier de Graak (mort en 1673) découvrit Toeuf de mammifère dans l'oviducte du Lapin. Les follicules, qui portent son nom, étaient connus avant lui, mais il a eu le mérite d'en donner une description précise. Il les prit pour les œufs ovariens, et dut admettre, pour concilier ses deux observations, que ces œufs s'amoindrissent considérablement pendant leur trajet vers l'utérus.

E. VON BAËR(i827) découvrit Yovule dans le follicule de de Graaf chez la Femme et les mammifères, sans en saisir la signification.

La vésicule germinative fut découve i te par Purkinje (1825) dans l'œuf de Poule. V. Baër la méconnut dans l'œuf des mammifères : l'ovule découvert par lui dans ces œufs, correspondait, d'après lui, à la vésicule découverte par Purkinje chez le Poulet. GosTE (1834) et, indépendamment de IuIAVharton Jones, ont découvert la vésicule germinative chez les mammifères,, et ont assimilé l'œuf de mammifère a l'œuf d'oiseau.

R. Wagner (1833) découvrit la tache germinative chez le Mouton.

Schwann (1839) montra que la vésicule germinative est im véritable noyan.

BiscHOFF (1842), par ses descriptions minutieuses et précises, établit définitivement les notions fondamentales sur la constitution cellulaire de l'œuf.

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