VITELLUS
comparables à des mouvements amiboïdes, sur les nucléoles de cellules diverses (et particulièrement d ovules) chez les animaux les plus variés.
Le protoplasma de l'ovule est parfois désigné en bloc sous le nom de vitellus. On dislingue un vitelliis formatif, ou protoplasma ordinaire, et un vilellits nutritif om deutopldsma, qui n'est autre chose que l'ensemble des matériaux nutritifs élaborés au sein du protoplasma. Nous réserverons le nom de vitellus à ces matériaux nutritifs. . L'abondance du vitellus est très variable suivant les animaux (1), Les œufs de mammifères n'en renferment qu'une petite quantité : ce sont des œufs oligolécithes. L'œuf humain est particulièrement pauvre en matériaux lécithiques, aussi est-il, à l'état frais, très transparent (Nagel, 1888). Le vitellus s'y présente sous forme de gouttelettes plus réfringentes que le protoplasma ambiant, petites au début de leur formation, puis devenant plus volumineuses par leur fusion l'une avec l'autre. Elles commencent à se montrer dans la zone péri-
(1) Au point de vue de leur richesse en matériaux lécithiques, les œufs des animaux ont été classés en œufs alécitheSt oligolécithes, télolédthes et eutélolécithes. Les œufs alécithes sont très rares. Les œufs oligolécithes sont communs : ceux des mammifères, de TAmpbioxus, d*un grand nombre d^invertébrés rentrent dans cette catégorie. Les œufs des batraciens sont des œufs télolécitbes : le vitellus y occupe en effet un des hémisphères de l'œuf. Dans les œufs eutélolécithes, tels que ceux des oiseaux, le vitellus (jaune de Tœuf) occupe la majeure partie de Tovule qui est très volumineux ; le noyau est relégué avec un peu de protoplasma d Tua des pôles (cicatricule de Tœuf d'oiseau). Les ovules de tous les animaux ont une constitution fondamentale semblable; ils diffèrent les uns des autres surtout par Tabondance très inégale du vitellus.
La plus ou moins grande abondance du vitellus dans un œuf est en rapport avec le genre de vie de l'embryon. L'embryon de l'Amphioxus est presque dès les premiers instants de son existence en état de pourvoir directement lui-même à son alimentation, dans Teau de mer où il nage librement grâce aux cils vibratiles de ses cellules ectodermiques. L'embryon de mammifère, au contraire, se développe pendant longtemps dans l'utérus, et emprunte à l'organisme maternel, par l'intermédiaire des enveloppes vasculaires de l'œuf, les matériaux qui lui sont nécessaires. Les œufs de ces animaux si éloignés les uns des autres, sont tous deux pauvres en vitellus : ils n'en renferment que la quantité nécessaire pour pourvoir aux premières segmentations qui suivent la fécondation. L'œuf de l'oiseau au contraire est extraordinairement riche mi vitelluîf, parce que i'einbryoji y poursuit son dévoloppemcut tout euiLËr en dehors de ï'organisrae maternel, à Huténeur d'uui' coquille calcahe ; il laul qu'il trouve dans VœMÎ lui-mt^me les raatièreis nutrUlreâ iiéce^aaire^^
La plua ou moins grandt; quantité de vjtellua eonteuue dans un œuf influe suris manière dotit s'efîectue la sem^mentatioih Danâ ]iis œuf^ alodlLes (ju olJgQlccîtUea, la Begmentalion e^X totale et égale ou à peu proa égale. Dana les œufs télolédthes, la segmentation esl totale et pins on moins inégale. Enfin dans les œufs eutëlolécillie^^, elle est partielle. Cela se comjirend aisément ^i Ton réâéchit que le noyau et le protoplasnia prûpremcnt dit sont le:; iieules parties de la cellule pourvues de ractivité formatrice; le vitellus n'est autre chose qu'un produit inerte élaboré pai le protopkBtna,
RitNAUT, ' Uitlalogte pratiquif^ 11. Ili