ORIGINE DES MÉNINGES
Enfin, tant à la surface du « centrum » vertébral adjacente originairement au névraxe qu'à la périphérie sur la face interne des arcs vertébraux, quand, dans l'épaisseur de toutes les pièces fibreuses, il se sera développé soit du cartilage, soit du tissu osseux, il restera une lame de tissu demeuré fibreux, jouant à la fois le rôle de périchondre ou de périoste par rapport aux pièces du squelette, et d'enveloppe
FiG. 669. — CovLpe transversale de la mOelle d'un embryon de Brebis de 12 millimètres (région dorsale), fixation par le liquide de Millier; coloration du carmin aloné et à Téosine. — (Ocul. 1, obj. 2 de Vérick, cbambre claire.)
mmm^ tissu rouqueux périneuraxial formant une masse pleine, déjà parcouru par des vaisseaux longeant les racines postérieures; — xp^ zone de prolifération épendyroaire (chaîne de prolifération partant de répandyme qui borde le canal central a; — ca, cornes antérieures; — 6, r6ne épendymaire postérieur; — b, chemin de la substance blanche déjà parcouru par les fibres nerveuses en cours de végétation; — roy ra, racines antérieures des nerfs spinaux; — gg^ ganglions des paires rachidieunes, reliés au névraxe par la racine postérieure v, déjà vasrularisée ; — s 9, sq^ tissa fibreux embryonnaire du centrum vertébral et des arcs vertébraux.
générale fibreuse à tout le système neuraxial. Telle sera Torigine et telle est la signification morphologique de la méninge la plus externe, la dure-mère.
Pénétration des wnl««ennx de In ple-mére primordlnle dans le
névrnxe. — Au voisinage des points d'émergence des faisceaux du nerf acoustique sur les parois du ventricule rhomboïdal chez la grande
TfftJ PÉNÉTRATION DES VAISSEAUX 3ANGUIN8.
Lamproie (1), il est aisé dô suivre le processus de pénétration des vaisseaux sanguins dans le névraxe. Car chez Tadulte même les uns ont à peine dessiné à la surface de la vitrée un mouvement de refoulement; tandis que d'autres Toat pénétrée de part en part, leurs capillaires terminaux soulevant la ligoe ciliée de Tépithélium épendjmaire, 11 semble qu'à un certain stafle, ces divers vaisseaux aient été Agés au cours de leur tlèvelopperaent. On peut dès lors suivre ce dernier pour ainsi dire pas à pas, en observant les vaisseaux sanguins d'une seule et même région.
Les vaisseaux sanguins en voie de pénétration sont tous des capillaires recourbés en une boucle dont l'anse bute contre la vitrée, ou bien ils répondent à de gros bourgeons d*accroissement comparables à ceux qu'on observe dans lesréseauxvasculaîres provisoires, à la période fœtale chez les mammifères. Certains de ces vaisseaux dépriment la vitrée légèrement(fig. G70}, en dessinantune sorte d'entonnoir. D autres sont plus profondément engagés dans le névraxe; on voit alors que la vitrée refoulée le suit jusqu'à une certaine distance en formant un entonnoir plus allongé, dans la base duquel se prolonge un peu le tissu cônjoncl if autour du vaisseau» Souvent la gaine formée ainsi est longue ; puis, ses bords se rapprochent du tube vasculaire et s'accolent à son périthéliump Arrivés dans le plein du névraxe, les vaisseaux sanguins commencent à se résoudre en capillaires à mailles lâches.
Leur végétation, autant qu'il m'a semblé du moins, est absolument continue. Elle s*effectue par simple croissance à partir des vaisseaux préexistants, tout comme dans les réseaux vasculaires provisoires du type fœtaL 11 m'a été impossible de mettre en évidence des cellules vaso-formatives comparables à celles de lepiploon du Lapin ; — ceci aussi bien dans le a filum terminale » des embryons de Bœuf et de Mouton que che^: la grande Lamproie» ou sa larve l'Ammocète, En somme, les vaisseaux pénétrant le névraxe, issus des fusées artérioveineuses du tissu conjonctif lâche ambiant, se comportent dans leur végétation comme ceux du tissu conjonctif à la phase foetale. Ils ont une poussée de croissance individuelle et d'extension continue qui.
(1)« Od fixe MÎt par la sotutiOQ d^'acido oBinîque à 1 [lour 100, tuitt par le séjour (lanii la cbflmbre humide aalui'oû do vapeuriit o^niiquea, âfis tranches épaisse? du néir^raxe ei de son squelette ambiant faites à Taide *l'uti rasoir sur Ta ni mal vivant. D^autres trancher sembUbles son fiTïée^ lentement par le bîeîiromate d'ainmomaque. On peut faille, avec un peu dliâbileta el et un bon rasuir, des coupai minces comprenant Le névraxe et T intervalle compris entre ce dernier et les capsules auditives, par conséqueat les racines du nerf acoustique et les vaisseaux situés entre elles^ immédialement au sortir des vapeurs d'acide osmique. Les préperations faites après un séjour prolongé dans le blcfaromate sont également instruetives, mairies coupes t'ai tes* après iuclueion dans la parunine, ne valent absoLuuient rien* 11 fiaut colorer par rêosi ne hématoxj'lique ou rbématéine et Téosine.