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FiG. 670. ^ Coupe du point d^entrée du nerf acoustique dans le névraxe du Petromyzon marinus, pratiquée parallèlement au sens de marche des fibres Rerveuses. (Durcissement dans le liquide de Millier pendant un an, coupe à main levée; coloration à la purpurine.)

NN, flbrM D«rveutet hors du nèvra&e; — n'n^ le« mêmes dans le névraxe ; ^ n, point où, an sortir immédiat du névraxe, elles se renflent et prennent subitement un diamètre double ou triple en même temps qu'elles se revêtent d'une gaine propre; — hh^ noyaux des cellules endothéliales de cette gaine; — ne, névraxe; — mpri, vitrée (membrana prima) du névraxe, devenue ici épaisse et multilamellaire; n% fibres nerveuses de l'acoustique sectionnées au travers : leur coupe montre une ponctuation répondant à la section transversale de fibrilles nerveuses parallèles qui les parcourent.

V, V, vaisseaux sanguins refoulant la vitrée pour s'engager dans la névraxe.

DoRET : à savoir qu'ils constituent ce qu*on appelle des systèmes indépendants ou à « artères terminales ».

764 VÉGl-lTATIOPÎ DES VAISSEAUX SANGUINS DANS LE NÉVRAXE.

Les vaisseaux sanguins de rencéphale amyélmique des cyclostomes poussent leurs boucles ou leurs bourgeons d'accroissement jusque dans la région occupée par les ganglions nerveux sous-épendyraaires< Certains d*entre eux viennent s'engager entre les longs pieds des cellules derépendyme, Quelques-uns vont encore plus loin : ils refoulent la ligne de Tépendynie au- dessus d'eux» Il ils dessinent une ause contournée ou itiême uïi petit bouquet de mailles k rintérieur de la rangée épendy maire, en aplatissant à la surface de ce petit bouquet — qui saillit ainsi dans le sinus rhomboïdal — les cellules épithéliales qui étendent démesurément leurs plateaux ciliés pour les recouvrir s'il s*agit d'une boucle simple, ou qui deviennent minces comme des cellules eudothéliales si le réseau de capillaires est plus développé. Sur les points de pénétration des grosses fusées vasculaires, Ik où il existe un iûfundibulum prononcé sur le pourtour du vaisseau, on peut constater que l(?s parois de Tentonnoir, constituant une petite gaine périvasculaire, sont formées par la vitrée neuraxiale réfléchie sur un certain parcours. En effet, on y voit, après fixation par les vapeurs d* acide osmique, les petits champs polygonaux à aires inégales caractéristiques de la membrane propre et répondant aux pieds des cellules radiales de soutien. L'origine de la gaine périvasculaire est donc ici un refoulement de la vitrée tout le long du vaisseau sanguin.

Un autre fait qu'on peut observer, tant dans le névraxe amyélinique pénétré ou non par les vaisseaux chez les cyclostomes^ que dans celui des embryons de Bœuf ou de Mouton, c*est qu'on ne trouve pas, hors des vaisseaux et au sein du neuro- épithéhum, de cellules lymphatiques en voie de migration. 11 n*y en a point non plus dans la rétine du Lapin ni du Cliat colorées par la méthode du bleu de méthylène direct, qui met en évidence les leucocytes du sang des capillaires rétiniens en colorant en bleu leurs noyaux multiformes. Ceci porte à penser que, dans Télat normal, les diapédèses sont rares dans le névraxe bien que la vie par le sang y soit d'une extrême activité chez tous les vertébrés au-dessus des cyclostomes. Cette simple constatation rend compte inaraédiatement de la sensibilité extrême des éléments nerveux k Tischémie : les matériaux de leur nutrition et leur oxygène leur étant apportés simplement par des courants de diffusion. D'antre part, cette absence de diapédèse facile est une condition favorable pourle fonctionnement homogène du système nerveux. En eff'et, il se trouve de la sorte soustrait à l'action individuelle des congestions locales dont Tintensité occasionnelle pourrait créer de véritables lésions, — telles celles de la peau consécutives, par exemple, aux éry thèmes*

Toute fois , il n*est pas absolument exact de dire qu'il ne s^opère pas de diapédèses du tout dans le névraxei du moins pendant les périodes de développement et d'accroissement. Dans le canal de Tépendyme du

PIB-MÈRE ET VAISSEAUX SANQINS DÉFINITIFS. 765

<( filum terminale » des embryons de mammifères (Mouton et Bœuf), on trouve toujours, en efifet, un plus ou moins grand nombre de grandes cellules lymphatiques. Ce sont toujours, il est vrai, des cellules à protoplasma développé, des éléments à noyau arrondi et non pas multiforme. Le protoplasma est vacuolaire et renferme aussi des granulations protéiques ou graisseuses : il s'agit de cellules lymphatiques tempora^irement fixées dans le canal central pour y exercer des actions de remaniement ou de a phagocytose ». Elles proviennent évidemment des vaisseaux sanguins qui, dans le «âlum», pénètrent souvent le névraxe de part en part, pour se terminer par une pointe d'accroissement ou un bourgeon en cul-de-sac dans le rang même des cellules épendymaires. Mais je ne les ai pas retrouvées dans le canal central, ni dans les ventricules cérébraux, même chez le fœtus humain de 11 centimètres (troisième mois). J'en conclus que, dans les portions du névraxe qui ont dépassé les premiers stades du développement, et qui répondent non plus à des formations qui doivent disparaître, mais bien à celles qui sont définitives, le phénomène de la diapédèse devient tout à fait exceptionnel.

Pl«-BKére et yrwAmmmmmiL saDgaliiB déflaltlfs da aéTraxe. — • Je n'ai

pas à insister ici sur l'origine et la disposition des vaisseaux sanguins dans la pie- mère, bien connue en anatomie descriptive. Les vaisseaux sanguins, artériels et veineux, dessinent des mailles polygonales répondant au réseau enveloppant primordial et sont disposés tangentiellement au sein d'une lame de tissu conjonctif assez comparable à celle constituant les feuillets du mésentère, c'est-à-dire intermédiaire entre le tissu conjonctif lâche et le tissu conjonctif modelé. Chez l'Homme et le Chien, par exemple, la pie- mère prise au niveau des circonvolutions cérébrales présente une assise externe composée de faisceaux conjonctifs sensiblement parallèles entre eux. Cette assise constitue la vraie couche fibreuse de la membrane et se double d'une assise interne, ou profonde, à faisceaux connectifs entre- croisés dans tous les sens, comprise entre deux plans de fines fibres élastiques parallèles, disposés exactement comme dans le mésentère du Lapin (1). Ainsi constituée, la membrane vasculaire épouse exactement les contours du névraxe. Sur le pied des vaisseaux sanguins pénétrants (lesquels abordent le névraxe en général perpendiculairement ou un peu obliquement), on peut observer des entonnoirs au sein desquels s'engage le tissu conjonctif au pourtour du vaisseau artériel ou veineux et le suit sur une certaine étendue. Telle est l'organe des m septa », des « septula » et des gaines périvasculaires comme on va le voir plus loin. Tant que le vaisseau est une artère, une artériole où une veine, il est suivi de la

(1) Axe Kby bt Rbtzius, Aftr. f. Nord. nted. Arkiv., Bd. IV., Nr. 21, och25.

766 DISPOSITION HISTOLOGIQUB DBS VAISSEAUX NEURAXIAUX.

sorte par les éléments du tissu conjonctif. Les capillaires seuls sont plongés dans la névroglie sans intermédiaire.

Les artères et les veines ont une marche rectiligne : ce sont des fusées artério -veineuses assez semblables à celles qui parcourent les lames du tissu conjonctif. Ces fusées donnent également naissance

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FiG. 671. — VaisseauiL sanguias du cerveau du Lapin injectés par une masse à la gélatine et au carmin. Coupe frontale. Conservation dans le baume du Canada. . Faible grossissement.

A, B, vaisseaux sanguins de rècoroe cérébrale; — G, vaisseaux sanguins de la substance blanche du corps calleux : ils reproduisent à peu près exactement le dispositif des vaiueaux dans lês cordons nerveux périphériques; — D, vaisseaux d*) la substance grise de la couche optique, reproduisant A peu près le dispositif des vaisseaux sanguins dans récorce cérébrale.

à des capillaires décurrents et terminaux dont on peut bien observer la forme générale dans Tencéphale des petits mammifères, tels que le Lapin, quand on'^a rempli les vaisseaux par une masse au bleu de Prusse ou au carmin (fig. 671). Les réseaux capillaires présentent une forme typique et qui est ici absolument la même que dans les cordons

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