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FORMATION DU CORPS JAUNE

signe de dégénération cellulaire, contrairement à ce que soutiennent quelques auteurs, qui font de la dégénérescence de Tépithélium folliculaire le primum movens de la rupture du follicule. A plus forte raison, Tépithélium folliculaire n'est pas éliminé in toto avec l'œuf après la rupture du follicule, comme le soutient Paladino : Tépithélium folliculaire persiste intact.

La thèque interne s'est déjà notablement épaissie. Elle conimence à pousser vers l'épi thélium folliculaire des saillies coniques. Ses cellules sont volumineuses, abondamment pourvues de granulations graisseuses ; quelques-unes sont en voie de division mitotique. Des leucocytes migrateurs commencent à se montrer dans la thèque interne et même dans les couches profondes de l'épithélium.

A partir de la quatrième ou de la cinquième heure après la rupture du follicule, on assiste à l'évolution d'un double processus : d'une part, les cellules de l'épithélium folliculaire augmentent de volume graduellement et prennent peu à peu les caractères des cellules du corps jaune ; d'autre part, les cellules de la thèque interne prolifèrent et pénètrent avec des vaisseaux sanguins dans l'épithélium folliculaire. Ainsi se constitue le corps jaune.

L'augmentation de volume des cellules épithéliales se produit sans la moindre multiplication mitotique ou amitotique, et porte à la fois sur le noyau et sur le protoplasma. Les noyaux, primitivement ovalaires et allongés dans le sens radial, deviennent ronds. Le corps cellulaire devient polyédrique; ses limites sont plus distinctes. Le protoplasma devient grossièrement granuleux, fortement colorable par les couleurs acides d'aniline. Lorsque le corps jaune a atteint son maximum de développement, l'acide osmique y décèle une quantité plus ou moins abondante de graisse. Sa couleur, à l'état frais, est due à la présence d'une matière colorante particulière, la luiéine, soluble dans l'alcool, le chloroforme, etc., qui accompagne la graisse. Les cellules du corps jaune adulte sont dix fois plus volumineuses que celles de l'épithélium folliculaire, dont elles ne sont cependant qu'une transformation.

Pendant ce temps, le tissu conjonctif et les vaisseaux pénètrent de la thèque interne dans l'épithélium folliculaire. A la périphérie de ce dernier, on voit le tissu conjonctif s'insinuer entre les cellules épithéliales sous forme de tractus radiaires minces, à base un peu élargie» à sommet effilé. Ces tractus sont constitués par des cellules de la thèque ou par des bourgeons vaso-formatifs émanés des gros capillaires sanguins périfolliculaires ; on y voit en abondance des figures de karyokinèse. Bientôt, de ces tractus radiaires partent des pointes latérales qui vont à la rencontre de pointes analogues émanées des tractus radiaires voisins. Ainsi l'épithélium se trouve morcelé en îlots cellulaires.

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