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REGRESSION DU CORPS JAUNE

Ënân, dans Tepaisseur des fusées conjonctives, apparaissent des lumières vasculaires occupées par des globules rouges ; ces néo~capillaires sanguins s'accroissent rapidement et constituent bientôt un riche réseau.

Chose curieuse, au fur et à mesure que s'efifectue cette pénétration de répithélium folliculaire, la thèque interne, si épaisse peu de temps après la déhiscence du follicule, diminue peu à peu, comme si ses grosses cellules, riches en graisse, étaient employées à fournir les éléments du tissu vasculo-conjonctif du corps jaune. Ainsi s*éclaircit le rôle de la thèque interne : c*est un rassemblement de cellules préparées à une prolifération active et riches en matériaux nutritifs. Ces éléments et ce matériel s*accumulent pendant les dernières périodes de la croissance du follicule pour entrer en jeu immédiatement après sa rupture.

Pendant ce processus, il s*effectue de la périphérie vers le centre du follicule une migration leucocytaire abondante. Sobotta pense que ces leucocytes servent, au moins en partie, à former le noyau conjonctif central du corps jaune. La cavité du follicule diminue peu à peu, le liquide restant se résorbe ou se transforme. A un moment donné, on y voit en e£fet des cellules étoilées et anastomosées, iden tiques à celles du tissu conjonctif muqueux ; or ces cellules apparaissent à un moment où les tractus radiaires sont encore loin du centre du follicule.

Au quatrième jour, le corps jaune a atteint, chez la Souris^ sa structure et sa taille définitives. Il est essentiellement constitué par des cellules volumineuses, polyédriques, infiltrées de granulations graisseuses, disposées en cordons ou en travées. Ces travées sont séparées par des capillaires sanguins anastomosés, accompagnés par quelques cellules conjonctives lamellaires. Le corps jaune est limité par la thèque externe : la thèque interne ayant complètement disparu. Son centre est occupé par un noyau de tissu conjonctif qui renferme une veine relativement volumineuse.

Chez la Femme et un grand nombre de femelles à vie génitale relativement longue, les corps jaunes persistent un certain temps, puis subissent une régression. Les cellules épithéliales sont résorbées et le tissu conjonctif s'organise en tissu fibreux de plus en plus dense, analogue à un tissu de cicatrice. On est alors en présence de corps blanchâtres, corpora albicaniia des anciens auteurs. A la coupe de l'ovaire d'une Femme adulte, on trouve toujours côte à côte des corps jaunes à tous les états de régression.

Il en est de même chez la Brebis, la Vache, la Chatte, etc. Chez la Souris (mais pas chez la Lapine) au contraire, Sobotta a montré que les corps jaunes persistent et s'accumulent dans l'ovaire jusqu'à la fin de la vie génitale, qui d'ailleurs est relativement courte.

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