INDÈPENDANGB DES FUSÉES PRIMITIVES
nerveux périphériques, comme je Tai fait remarquer il y a nombre d'années (1). Ils dessinent des mailles arciformes: c'est-à-dire qu'ils se recourbent en U et s'agencent de telle façon que les branches des U superposés s*insèrent sur le plein des U places au-dessus et audessous. Les mailles arciformes ne sont pas, du reste, disposées toutes régulièrement comme le seraient leà arches d'un pont à plusieurs étages! Certains arcs regardent en haut, d'autres à côté d'eux sont tournés en bas ; mais tous sont reliés entre eux de manière à former un système continu commandé par une même fusée artério -veineuse. Comme dans les vaisseaux des cordons nerveux, il existe souvent de longues branches anastomotiques entre les différents étages d'un seul et même réseau de capillaires issus d'une même artère et tributaires d'une même veine. — Dans les circonvolutions de l'écorce cérébrale^ les mailles du réseau capillaire sont à peu près aussi hautes que larges. Elles sont un peu plus allongées dans les bandes de substance blanche telles que le corps calleux, sans jamais le devenir toutefois autant que dans aucun des cordons nerveux périphériques. — Dans les formations granuleuses, telles que, par exemple, celle de l'écorce du cervelet, comprise entre la ligne des cellules de Purkinje et la sub-* stance blanche, les capillaires sanguins engagent des anses rares, lâches, peu nombreuses et grêles, reconnaissables au premier coup d'œil.
Dans les noyaux d'origne des nerfs, en particulier ceux apparie^ Dant au plancher du quatrième ventricule dont la vascularisation s'opère surtout en surface et s'étale en quelque sorte, on peut aisément se rendre compte, chez le Lapin, du mode de vascularisation particulier aux formations ganglionnaires du névraxe. Des fusées vascûlaires, artério-veineuses et d'origine différente, pénètrent la petite masse ganglionnaire par sa marge sur une série de points, comme autant de chemins vasculaires aboutissant à un seul et même carrefour, qai est ici le centre du ganglion. Les capillaires ressortissant à chaque fusée artério-veineuse se déploient en arcs contrariés et superposés sur des plans très divers et dans à peu près toute l'étendue du ganglion, en s'entrelaçant avec d'autres systèmes de capillaires dépendant des autres fusées sans s'anastomoser — sauf exception — avec eux. Les vaisseaux sanguins constituent donc toujours ici des systèmes en général terminaux, mais dont chacun peut à la rigueur suffire à l'irrigation sanguine de la totalité du ganglion, si les autres devenaient momentanément imperméables. Ainsi se trouve assurée la nutrition par une série de vaisseaux artériels afférents, dont un seul à la rigueur pourrait la maintenir suffisante à défaut des autres. Je ne
(i) J. Rbmaut, article Ststâmb nbrysux du Dictionnaire encyclop^diqvte des sciences médicales^ p. 410.
Rbnaut. ~ Histologie pratique IL 49
GAINES PÉRIVASGULAIRES.
puis poursuivre ici rétiide du détail des divers dispositifs dans chaque masse ganglionoaire encéphalique ou médullaire : il suffit, au point de vue de l'anatomie générale, de signaler les dispositions principales et les plus typiques. Le reste appartient à la description systématique des centres nerveux..
Bapiiortii des Yalsseaox BangaiB* Avee la masse Bearo-névroglique t
saine* périvascniaires de ch. Robia. — Les vaisseaux artériels de tout le névraxe sont séparés de la substance propre de ce dernier par une gaine particulière, qui fait suite aux infundibulums piemériens et forme un manchon régulier aux artères de petit calibre. Cette gaine ayant été découverte par Ch. Robin (1), doit être désignée sous son nom. Elle n'accompagne que les vaisseaux de distribution ; au moment où ils se résolvent en capillaires, elle se termine brusquement en cul-de-sac. Quand les artères se branchent en V, la gaine périvasculaire se divise avec eux en formant au niveau de récart des deux branches un confluent lâche dans lequel la fourche de bifurcation flotte librement. Souvent même, on trouve dans le confluent une série de branches secondaires répondant à des bifurcations de Tartère s'opérant successivement à petite distance les unes des autres. Ces branches se dégagent un peu plus loin du confluent commun en s'entourant chacune d'un manchon cylindroïde fourni par ce dernier. 11 en résulte une disposition « en patte d'oie » de la gaine périvasculaire à ce niveau.
Les gaines larges, qui entourent les artères de distribution et les confluents répondant aux bifurcations de ces artères, sont formées par une membrane tubuliforme sans structure, souple comme une étoffe et ne renfermant dans son épaisseur aucun élément cellulaire. A la surface interne, la méthode de l'argent ne met en évidence aucun dessin endothélial contrairement à l'affirmation d'EsERTH. En revanche, la gaine renferme, outre l'artère entourée de sa couche rameuse périvasculaire, des faisceaux grêles et un certain nombre de cellules fixes du tissu connectif lâche. Enfin, on y trouve des cellules lymphatiques reconnaissables à leur noyau multiforme ou bourgeonnant, et dont le protoplasma renferme des vacuoles plus ou moins nombreuses, des granulations protéiques et aussi le plus ordinairement des granulations graisseuses. Ceci, tout aussi bien dans le cerveau de l'Homme avancé en âge que dans celui du Chien et du Mouton. En se distribuant à l'intérieur du névraxe, les vaisseaux artériels sont donc suivis très loin par le tissu conjonctif constitué par tous ses éléments ordinaires, et limité du côté de la substance nerveuse par une membrane qui ressemble, par sa constitution, à une vitrée qui se serait prolongée au pourtour de chaque artère sous forme d'un tube. Les
(1) Ch. Robin, m theseiiiaug.de Segond, p. 7, pi. I, fig. 4, Paris, 1858.
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