THÉORIE DU PLUS COURT CHEMIN
raique ne fait pas passer le mouvement nerveux à un autre prolongement protoplasmique. Enfin, l'onde nerveuse suscitée par la cellule ne remonte jamais dans les prolongements protoplasmiqiies de celle-ci; elle file toujours par le prolongement cylindraxile : elle est axipète.
Cette dernière assertion était, h l'avance, justifiée par Texpénencede Gad(1), qui avait fait ressortir ce fait que, si l'on excite le sejment central d'une racine antérieure des paires rachidiennes, celte excitation n'est suivie d'aucun mouvement réflexe. La voie des prolongemeuts protoplasmiques des cellules des cornes antérieures est donc fermée a Texcitation. Celle-ci ne remonte pas le long des prolongements dans le sens que van Gehcchten a appelé depuis cellulifuge; sinon elle déterminerait des mouvements réflexes. Gad supposait qu'elle auraitpu le faire par le « réseau de Gerlach » dont chacun admettait alors lexis - ■ tence. Nous pouvons dire actuellement que la v(ie n'est pas non \Aus celle des nombreux prolongements nerveux qui s'entre -croisent, dans les cornes antérieures, avec les prolongements protoplasmiques des cellules motrices de celles-ci. Un prolongement protoplasmique ne propage donc pas le mouvement nerveux dans les prolongements protoplasmiques d'un autre neurone.
Actuellement, Ramôn y Cajal propose une modification à In théorie (2). La formule générale de celle-ci, pour s'adapter à tuus les faits observés, devrait, selon lui, être ramenée à celle ci : le courant nerveux, résultant de l'impression reçue soit par les extrémités lil)re3 des prolongements protoplasmiques, soit directement parle corps cellulaire est, à partir de là, « dendrifuge » ou « somatifuge », et « ajcipèle n par le plus court chemin. Si le cylindre-axe part d'un prolongement protoplasmique, ce qui arrive en maintes circonstances, l'onde nerveuse provenant des impressions reçues par les branches protoplasmiques arborisées au delà de son point d'émergence par le prolongement, n'a pas besoin de passer par le corps cellulaire pour ^e rétîéchir sur le prolongement cylindraxile. Elle y file directement en vertu de ce que Cajal appelle a la loi de l'économie de temps ». — Le corps cellulaire, qui se renfle et prend place à une certaine distance du point d'où émerge le cylindre -axe d'un de ses prolongements protoplasmiques, reste, dans ces cas, en dehors du circuit. Ses impressions propres ou celles des prolongements protoplasmiques portés par lui en deçà de l'émergence du cylindre-axe, vont également gagner celui-ci par le plus court chemin. 11 s'ensuit que, pour Cajal, la constitution du corps protoplasmique d'une cellule pyramidale de l'écorce cèré-
(1) Gad, article Ruckenmark, ia Encyclopédie Je Eulenbur g ^ t. XVI, p. 673, 1888,
(2) Ramôn y Cajal, Leyes de la morfologia y dinamismo de las celulsR ne r violas (Revisia trimestrial micrôgrafica, vol. II., fasc I, mars 1897).
Rbnaut. — Histologie pratique, II. ^