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LA CELLULE NERVEUSE VEGKTE GOMME UNE PLANTE

tant que la tige de celle-ci représente le cylindre-axe, et ses racines les prolongements protoplasmiques du neurone. La plante envoie électivement (tout comme la cellule nerveuse), ses dendrites à la recherche des impressions, ses racines dans le sol à la recherche des sucs nutritifs. Chemin faisant, la racine déploie son chevelu dans les couches de terre végétale, souvent en stratifiant les plans de déploiement, d'autres fois en allant chercher directement au loin un plan de déploiement unique et terminal. Ou bien, inversement, elle se résout en radicules absorbantes tout à fait à la surface du sol. De même, la tige ou monte d'une seule poussée plus ou moins haut, et ensuite donne tous ses rameaux ; ou bien, tout en montant, elle émet des branches latérales qui elles-mêmes s'arborisent. Enfin, parfois, à peine née elle se résout en un buisson de branches au ras même du sol. Telles aussi les cellules nerveuses. Les amacrines sont semblables à un buisson dont les racines comme les branches naissent immédiatement d'un tronc court, en restant si semblables entre elles que leur silhouette respective ne peut être distinguée. Les cellules a cylindre -axe court de Golgi ont végété comme une plante h courte tige. Les cellules a prolongements protoplasmiques multi-stratifiés décrites dans la rétine par Cajal répondent aux plantes dont la racine, traversant une série de couches de terre végétale superposées, a déployé dans chacune d'elles des ramifications secondaires et un chevelu de radicules plus ou moins riche, selon qu'il y a plus ou moins à recueillir dans chaque assise. J'ajouterai que la végétation se dirige non pas exactement par le plus court chemin comme l'indique Ca.jal, mais par les voies les mieux perméables, c'est-à-dire offrant le moins d'obstacles à la poussée des prolongements en marche vers leur but fonctionnel. C'est ce qui explique seulement, par exemple, les grandes courbes dessinées par le filament axile des cellules ganglionnaires delà rétine]avant de s'engager dans la fasciculation des fibres optiques. Car ces filaments axiles ne donnent sur leur parcours aucun rameau collatéral. Avec la loi du « plus court chemin » appliquée dans sa rigueur, on ne comprendrait pas pourquoi elles ne vont pas joindre les fibres optiques en droite ligne.

Frolongemeato veetenrs et arborisations actives. — Cela posé^ en

toute cellule nerveuse ganglionnaire, il convient de distinguer :

A) Le corps, renfermant le noyau. 11 est plus ou moins globuleux ou rameux, souvent étendu sous forme de branches à une certaine distance de l'amas principal avec des configurations variables ; de telle sorte, le filament axile peut fort bien sembler partir d'un prolongement protoplasmique vrai, alors qu'en réalité il prend issue d'une portion du corps cellulaire étirée sous une apparence de fibre.

B) Des expansions du corps sous forme de fibres vraies, destinées à reporter au loin de la cellule, soit dans les centres eux-mêmes, soit k grande distance en dehors d'eux, l'épanouissement de ses prolongements

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réceptifs OU son arborisation cyliiiJnixîie terminale. Dans ce trajet, la fibre nerveuse, qu'elle soit de signifîcaliou protoplasmique ou de signification asile, prend la valeur d'un fil conducteur pur et simple : c'est un cordon nerceuœ qui» sur son parcours, ne reçoit pas d'incitalions et ne fournit pasd' excitations. Le plus souvent, plusieurs ûbres nerveuses ayant uoe telle sigtiificalion se rejoignent et prennent un trajet parai lèle pour raarcher de conserve jusqu'à destination^ quand bien même elles émanent le plus souvent de cellules différentes et parfois de neurones dont radian physiologique est également distincte. Dans ce trajet, elles font partie du cylindre axe d'une fibre àmoelle on d'une travée de fibres nerveuses amyéliniques. Arrivées à destination, elles se dégagent du dispositif de soutien, de protection et probablement d*îsolement qui les accompagne dans leur portion purement conductrice. Elles développent au delà leurs arborisations aciîves,

C) Les arborisations actives, dès qu^elles se projetlenl sur une certaine étendue, sont constamment le siège du dispositif perlé quand on les met en évidence, sur un animal vivant, par la méthode du blea de méthylène. D'autre part, soit dans une même arborisation, soit dans des arborisations qui s'entremêlent pour former une i* intrication perlée w, toutes les branches ne sont pas perlées, ni également perlées quand elles le sont. Il y a donc des variations en plus ou en moins dansledispfisil if perlé : variations dontrimportanceel la constance sont d'ailleurs telles {il importe de le remarquer) que Ik où Ton observe régulièrement des perles sur le nerf vivant, le^ méthodes de l'or ou du chroraate d'argent mettent en évidence des ramilles nerveuses variqueuses bien connues depuis longtemps et qui sont les formes cadavériques des flls nerveux aptes à varier leur état perlé pendant la vie. Enfin, dans les épilliélinms, sur la membrane proj^re des glandes, au niveau des taches ou des plaques motrices des muscles, les ramuscules nerveux terminaux finissent librement, il est vrai, mais eu contractant avec les cellules épithèliales, les semelles protoplasmiques granuleuses des plaques motrices, voire avec la surface des cel- Iules ganglionnaires à libre spirale de la Grenouille {SAiiR>*o\v), etc, des contacts et des appuis adhésifs. Dans l'un des cas les mieux connus (museau de la Taupe), le contact adhésif avec les cellules épithéliales dont les filaments nerveux terminaux occupent les intervalles, est même tellement solide que ces cellules, devenant de malpigliionnes épidermiques, emportent avec elles les extrémités des fils nerveux dégénérès. Effritées et réduites en boules, mais sans cesser de leur adhérer, elles tombent avec les squames épidermiques dans le monde extérieur (Banvier), — J*en ai conclu que les (damants nert^mu: des arborisations actives sont fixés à limr extrémité et susceptibles, conséquemment, de subir des variations de tension ou plus généralement d'état raolécalairc qui leur permettent ou non de s'ouvrir au passage

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