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CAVITÉ VAGINALE. — MÉS<^S ET ALVEOLES

gements protoplasmiques rameux en divers sens, comme celles du tissu conjonctif lâche. Enfin, les mailles comprises dans récartement des mésos sont occupées par un liquide particulier différent de celui qu*on trouve dans la gaine de Henle, car il est coagulable par l'acide osmique. On ne saurait dire cependant qu'il s'agit ici d'un petit amas de lymphe ; le liquide ne renferme point de cellules lymphatiques et ne se

le

Fi6. 701. — Un faisceau nerveux du facial de l'Ane, montrant les mésos fibrillaires et les loges alvéolaires du dispositif de soutènement intra-vaginal. — (Fixation par Tadde osmique en solution à 1 p. 100 ; coloration à la pyrosine ; conservation dans la glycérine saturée de sel maiin.)

G, tiasu connectif tendiniforme périfascicalaire, donblant la gaine lamelleuse proprement dite OQ hjalijM da faisceau; — 6 L, gaine lamelleuse d*un faisceau Yoisin; — F, mésos fibrillaires séparant et limitant les mailles alvéolaires M, M', occupées par un liquide qui s^est coagulé en masse granuleuse; — M', alvéole cloisonné par des faisceaux coDJonctifs Ans; —U mésos fins reliant le faisceau nerveux à la gaine lamelleuse à travers le liquide intravaginal; — 9^e\ cellules endotbéliformes des parois alvéolaires; — L p /*, liquide périfasciculaire occupant la cavité vaginale.

P n p, faisceau nerveux, renfermant des fibres à myéline grosses et petites coupées en travers; — o Cf vaisseau capillaire sanguin intrafascicalaire; — va, artériole du tissu conjonctif périfasciculaire.

comporte pas non plus à la façon de la lymphe coagulée : Il ne se rétracte pas en formant une masse festonnée.

Sur des coupes en série d'un même faisceau nerveux primitif et de sa gaine, on reconnaît aisément que le liquide précité, d'abord répandu diffusément entre les mésos, se creuse — au milieu de certains d^entre eux et plus ordinairement sur un seul côté du faisceau — des loges dont la section transversale est arrondie ou elliptique (fig. 701 et 702, m). Le treillis de fibres connectives grêles se tasse autour de chaque globe du coagulum (sur les pièces fixées par l'acide osmique) et

CELLULES GODRONNËBS.

se dispose en une paroi, laquelle est revêtue d'un rang de cellules plates arrangées à la façon d'un endothélium.Dans l'épaisseur de cette même paroi, on voit d'autres cellules se disperser concentriquement aux premières, tout en restant discontinues. Un peu plus loin, on remarque que parmi les cellules rangées en série endothéliforme, certaines — les plus internes — montrent des boursouflures de leur protoplasma, puis deviennent libres à demi, godronnées sur leur por-

Fio, 702. — Une portion d'un grand faisceau nerveux de la portion sous-musculaire du nerf médian de l'Ane. (Acide osmiqiie, picrocarminate, glycérine.)

OL, g;aine Umelleuse da faisceau; — C, tissu conjoDctif périfasciculaire; —M, M. alvéoles du tisBti hyalin de soutènement inlravacrinal; — F, faisceaux rètiformes cloisonnant les mailles Ahéoliires; — m, un de ces faisceaux Ans coupé en travers; — n, les mftroes faisceaux formant ées mailles serrées entre la gaine lamelleute et le faisceau nerveux ;

Kf fîiiveloppe d^une cellule godronnée CO.

t, tube nerveux A moelle ; — R, îlot de fibres de Remak; — V, vaisseaux sanguins intrafas-

Cic^Iâlr«8.

tioD non adhérente. Enfin, ordinairement au milieu de chaque loge, on trouve une grande cellule godronnée typique emprisonnée dans le coagulum ; elle est reconnaissable à son noyau bizarrement contourné et à son protoplasma hyalin élégamment gaufré en corolle. Je continue à penser, contrairement à Blocq et Marinesco, qu'il ne s'agit point du tout ici de cylindres d'axe déformés, mais bien d'une modification particulière des cellules fixes des parois des mailles du tissu de soutènement intra-vaginal. Ce sont bien là des formations du tissu fibro-hyalin, tel que je l'ai défini antérieurement (1). En effet, rien n'est plus aisé que soit de dégager les cellules godron-

(1) Voy. t. I, p. 347.

NODULES PIBRO-HTâLINS DE SOUTÈNEMENT.

nées avec leur protoplasma corolliforme, soit de les observer en place à la surface interne de la gaine lamelleuse fendue en long, séparée du faisceau puis étalée à plat. On voit bien alors que ces cellules ne sont pas placées en séries longitudinales comme le seraient les segments déformés d'une fibre nerveuse à moelle qui, après avoir perdu sa myéline, se serait morcelée et dont la gaine de Schwann chiffonnée aurait pris l'aspect d'une corolle autour du reste du cylindreaxe contourné sur lui-même.

Les cellules godronnées (fig.

703) augmentent progressivement de nombre; elles se touchent, leurs godrons s'intriquent. En même temps, la paroi de la maille occupée par elles s'épaissit, se stratifié. Elle envoie dans le nodule des cloisons, qui à son intérieur, se subdivisent et limitent des amas plus ou moins nombreux de cellules godronnées venues au contact.

Il en résulte, sur un parcours plus ou moins étendu et sur un côté constamment le même du faisceau nerveux, l'existence d'une petite formation de soutien que j'ai découverte il y a déjà plusieurs années et décrite sous le nom de « nodules hyalins » et de « tiges hyalines de soutènement ». ScHULTZE (1), puis VAN Lair et enfin Déjerine, leur ont ensuite donné mon nom (nodules hyalins de Renaut).

Nodales flbro-hyaiins et tiges llbro -hyalines de soutènement. — Le S

nodules fibro-hyalins sont des formations de soutien particulières développées de distance en distance, là où l'exige la fonction de soutènement et d'appui, au sein du petit dispositif intravaginal constitué par les mésos. Comme ceux-ci résultent de l'échange de travées conjonctives entre le tissu connectif intrafasciculaire et celui de la gaine lamelleuse, il en résulte que le nodule est relié, sur les limites de son

Fig. 703. — Cellules godronnées du tissu hyalin de soutènement du nerf médian de TAne. — (Fixation par Tacide osmique à 1 p. 100; dissociation; coloration par la solution aqueuse de pyrosine à 1 p. 300 ; conservation dans la glycérine salée.)

a,^, cellulei â godront altéoliformei; — 6,6, celloles en corolle; — 6,c. deux cellules dont les godroDS s'intriquent et qui sont restées jointes; en et, la cellule c a emporté avec elle un fragment cl*une autre cellule godronnèe; — «,/, cellules godronnées à noyau contourné dans plusieurs plans et ayant acquis la configuration muitifcrme (400 diamètres).

(1) ScBULTZB, Ueber circonscripte Bindegewebsbyperplasie oder Bindegewebsindel. Nodales hyalins de Renaut (Arch, de Virchovo, 1892, t. GXXIX).

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