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CHAPITRE V

PRATIQUE DE B.A RÉPARATION ET DE U CONSTRUCTION DE L’ÊCHAPPEMCNT A CYLINDRE

394. Quoique ce chapitre s’adresse particulièrement aux horlogers qui réparent les montres, les fabricants y glaneront d’utiles observations. Ce qui manque à ces derniers, c’est la connaissance des changements que le temps amène dans l’état des pièces d’horlogerie. N’ayant dans les mains que des montres neuves, qu’ils ne revoient plus aussitôt qu’ils les ont mises dans le commerce, ils sont rarement aptes à les combiner en prévision des exigences de l’avenir.

Observation sur le mot rhabillage.

393. Bien réparer une montre est une opération, on devrait bien ne pas avoir l’air de l’ignorer, qui demande plus cle savoir et exige autant d’adresse manuelle qu’il en faut pour pour la construire comme on le fait en fabrique ; surtout aujourd’hui où la division du travail est poussée fort loin. Comment se fait-il alors que l’ensemble des travaux que nécessite la réparation des pendules et des montres soit désigné sous l’impropre expression de rhabillage?

Ce mot qui, dans la langue des gens du monde est l'équivalent de reboutage, n’a pas peu contribué au discrédit dans lequel tombe de plus en plus la profession d’horloger; et, pour en être convaincu, il suffit de voir avec quel dédain l’homme mécontent de son horloger dit de celui-ci : « Ce n'est qu’un rhabilleur !» Formons le vœu cpie les horlogers capables choisissent une autre désignation, un autre titre plusjuste et plus convenable; qu’ils le fassent prévaloir et le maintiennent honoré en empêchant qu’il soit porté par des industriels qui n’auraient pas fait leurs preuves.

Que ce vœu soit entendu et réalisé, et un grand bien en résultera pour l’industrie chronométrique, et en particulier pour les praticiens qui savent leur métier.

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