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CYLINDRE TROP GROS OU TROP PETIT

Profondeur de la petite coche.

408. La petite coche, dite coche de renversement , et qui est faite dans le but de permettre au balancier de parcourir un tour entier, ne doit conserver que le quart de l’écorce du cylindre, c’est-à-dire qu’elle doit aller à 570°. Quelquefois même on la fait plus profonde lorsque les bras des U ne sont pas à fleur des talons, ou que les dents de la roue sont trop courtes, afin d’éviter le battement du fond de cette coche contre les bras des U.

Dans ce cas, on l’enfonce, en plus des trois quarts de la circonférence, de toute la quantité dont la dent est trop courte ou dont les talons dépassent les bras des U. On emploie à cet usage un fer chargé de pierre broyée à l’huile, ou préférablement une petite lime plate en rubis fonctionnant sur la tranche.

La hauteur de la coche de renversement est en moyenne trois fois l’épaisseur du fond de la roue. Nous disons en moyenne, car trois fois n’est pas assez pour les roues très-minces, et c’est trop pour les roues trèséûaisses.

La coche étant faite d’après les indications qui précèdent, le balancier doit parcourir un tour entier sans que le bras des U soit touché. S’il en est autrement , c’est que la goupille de renversement est mal placée. Nous verrons plus loin (423) comment se fait la correction de ce défaut.

Le cylindre trop gros ou trop petit.

409. Nous ne considérons pas ici la grosseur du cylindre au point de vue de ses facultés réglantes (291 et 299), nous considérons simplement les diamètres intérieur et extérieur de cet organe par rapport à sa roue et dans les conditions dans lesquelles on les construit le plus généralement.

Si la quantité de la chute est insuffisante en dedans et en dehors du cylindre, ou celui-ci a l’écorce trop épaisse, ou bien les dents de la roue sont trop longues.

S’il y a trop de chute en dedans et pas assez en dehors, le cylindre est trop gros. S’il y a trop de chute en dehors et pas assez en dedans le cylindre est trop petit.

Dans ces deux derniers cas et dans celui d’une écorce trop épaisse, le cylindre est à remplacer.

Remarquons cependant, en faveur du rhabillage, que lorsqu’un cylindre ayant l’écorce assez mince est un peu trop gros, ou lorsque l’on

2 \!l ÉCHAPPEMENT A CYLINDRE. — DÉTAILS PRATIQUES.

refait un cylindre trop fort d’écorce, si on ne laisse que la chute nécessaire en dehors, sans se préoccuper de la chute intérieure, on obtient presque toujours un réglage suffisant (lorsque la montre n’offre pas d’autres défauts).

S’il y avait excès de chute intérieure et pas de chute en dehors avec un cylindre un peu épais d’écorce, ce qui indiquerait des dents trop courtes et un cylindre trop gros, deux défauts à la fois, l’échappement serait à refaire en entier.

Règle générale pour les rhabil leurs. Avec peu de chute en dehors, quoique avec une assez forte en dedans, l’écorce mince (l/8‘”e de la longueur du plan incliné pour maximum), le cylindre suffisamment fermé, la dent assez inclinée et pas trop courbe, d’ordinaire, les vibrations sont vives, et on obtient un bon réglage courant.

Il est bien entendu que cette remarque ne concerne que le raccommodage, car tout échappement neuf, si l’on veut en obtenir un réglage supérieur en précision, doit être établi conformément aux principes que nous avons exposés.

Vérification et correction des chutes.

410. On connaît les inconvénients d’une trop grande chute : elle est la cause d’une perte de force et d’une plus grande difficulté de réglage; il n’en faut donc laisser que la quantité absolument réclamée pour la sûreté du jeu de l’échappement.

Pour que la chute ne soit que celle nécessaire , il est indispensable, comme nous l’avons déjà dit, que le milieu de l’incliné droit passe parle centre du cylindre et que la roue ait été fendue avec une fraise mince. Dans la pratique on donne cependant un peu plus de chute en dedans qu’en dehors; parce que, comme il n’est guère possible d’être certain que le milieu de l’incliné ne se trouve pas un peu au delà ou en deçà du centre, et que si cela avait lieu, de même que s’il fallait rapprocher l’échappement, on courrait le risque, faute d’un petit surcroît de chute intérieure, de voir frotter en même temps la pointe et le talon de la dent.

Ce défaut pourrait provenir aussi de ce que l’adoucissage et le polissage auraient altéré la rondeur intérieure du cylindre.

On égalise les chutes en justifiant la roue (402). Cependant si les différences de chutes étaient considérables, et qu’on fût dans la nécessité de conserver la roue, il vaudrait mieux , dans le rhabillage, ne donner que la chute nécessaire aux dents plus longues, plutôt que d’avoir de grandes chutes partout, et voici comment il conviendrait d’opérer.

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