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DES TROUS EN PIERRE

logers et des fabricants ignorants, qui se tirent plus facilement d’affaire avec les montres très-hautes, ce public ne donne dans l’excès contraire.

Tous les jours nous voyons sortir de certaines fabriques clés montres d’une épaisseur considérable, et cependant si mal combinées que leurs échappements y présentent la plupart des dispositions vicieuses des montres plates.

Les tigerons du cylindre doivent être formés en tête; c’est-à-dire avoir la forme d’un double cône, dont l’un est renversé (fig. 1, planche première), ce qui empêchera l’huile de gagner les creusures des tampons

Les tigerons du pignon de la roue doivent également être en tête, toujours pour que l’attraction y retienne l’huile, qu’il ne faut mettre qu’en petite quantité. Si l’on en met un peu trop, elle s’extravase, gagne le pignon, et celui-ci sera encore tout gras d’huile quand tout sera desséché dans les trous.

Ces tigerons de la roue ne doivent pas être trop gros. Le cône formé du côté du pivot a un double effet : retenir l’huile et diminuer la portée du pivot. Elle doit toujours être étroite, et surtout dans les petites montres.

©es trous en pierre.

417. Les rubis, ou autres pierres, qui reçoivent les pivots de l’échappement, doivent être plantés bien droits; en d’autres termes, ils doivent être sertis de façon que l’axe du trou soit perpendiculaire à la platine. Autrement les pivots se trouvant placés en biais dedans pourraient être gênés même dans des trous grands et être rongés plus tôt. 11 faut bien s’assurer que les parois et les bords des trous n’ont ni égrisures ni fentes pouvant receler la fine poudre de diamant. Elle se mêlerait plus tard à l’huile et détruirait promptement le pivot

Il faut laisser un jour imperceptible entre les pierres et les plaques des contre-pivots, afin que l’huile, par un effet d’attraction et de capillarité, puisse rentrer dans le trou au fur et à mesure que la petite quantité qui s’y trouve se dessèche (91).

Si les trous sont trop grands, la somme des frottements est variable par suite de la différence des jeux des diverses pièces, selon les positions données à la machine (le réglage dans les différentes positions devient alors très-difficile), et l’huile s’extravase promptement sur le contre-pivot. Toutes ces causes réunies nuisent à l’uniformité de la marche.

Si les trous sont trop justes, le balancier est assez libre quand les

huiles sont fraîches; mais aussitôt qu’elles s’épaississent, les vibrations s’accomplissent avec gêne et la montre varie ou s’arrête; car, remarquons qu’il faut donner, proportionnellement aux pivots des autres mobiles, un peu plus de jeu à ceux du cylindre, pour laisser au balancier, et en tout temps, une parfaite liberté.

Les trous doivent être convenablement bercés : on diminue ainsi le frottement.

Dans un grand nombre de montres modernes, et malheureusement même dans des montres ayant la prétention d’appartenir aux qualités supérieures, les pierres sont bien plus un trompe-l'œil qu’une amélioration. Mal travaillées pour la plupart, et d’une dureté insuffisante, elles valent moins dans ces conditions que du bon laiton écroui avec soin , et offrant à un pivot fin une longueur de frottement convenable (41).

L’article sur les pierres ( qui forme une publication à part et spéciale) complète ce que nous avons à dire sur le sujet qui nous occupe, et nous terminerons par une simple observation qui a son importance.

418. Quelques auteurs ont annoncé, a priori, que la multiplicité des trous en pierre est un puissant élément de régularité.

Or l’observation révèle que dans les montres à cylindre construites antérieurement à une trentaine d’années de notre époque, le réglage est d’autant plus long et plus délicat que l’on garnit ces montres d’un plus grand nombre de trous en pierre. En général, avec huit trous en rubis ces montres accusent une sensibilité plus grande par des changements dans l’état des huiles et de la température, que lorsque tous les pivots du rouage tournaient dans du laiton.

L’explication de ces faits nous paraît facile: nous nous trouvons en présence d’une simple question de frottement.

En substituant des rubis durs, dont les trous sont bercés et bien polis, au laiton dans lequel roulaient les pivots des roues moyenne et trotteuse, on facilite la transmission de la force motrice. Elle arrive alors avec plus de promptitude et d’abondance.

Il doit en résulter nécessairement que les inégalités de la force motrice, provenant des premiers engrenages, des mouvements, parfois brusques, d’un ressort moteur qui se déroule, s’accusent beaucoup plus nettement sur l’échappement, et que l’harmonie entre les trois éléments principaux de la combinaison est à tout instant troublée, etc. (364).

La remarque suivante nous servira de commentaire.

4lî>. Les montres modernes à huit trous en rubis, qui donnent de

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