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FAIRE LES RENVERSEMENTS. &A

mené par le spiral, il arc-bouterait contre le talon de la dent, et le fond de la petite coche resterait en prise avec le bras de T U, ainsi qu’on le voit en B et en G, fig. 29.

Fig. 29.

On évite le renversement en plaçant aux points convenables le plot du coq (appelé aussi tocco) et la goupille du balancier.

Lorsque l’échappement est au repos du spiral, c’est-à-dire lorsque le point de repère du balancier correspond bien à celui de la platine, la goupille du balancier doit se trouver à l’opposé, et parfaitement en face du plot de renversement.

Si cette goupille n’est pas à la place qui lui convient, il peut en résulter un et même plusieurs des défauts suivants : 1° le renversement, surtout sur la petite lèvre, quand les dents ont été dégagées en biais en dedans; 2° le battement du fond de la petite coche contre le bras des U; o° le battement plus répété de la goupille contre le plot. On transporte alors la goupille du balancier un peu plus à droite ou à gauche du côté où le défaut s’est révélé.

Voici comment on s’assure, pratiquement, si la goupille et le plot sont bien placés.

La montre étant remontée d’un tour ou deux, on met un papier mince pour gêner le balancier, que l’on fait tourner avec une pointe de fusain d’un côté et de l’autre, jusqu’à ce que la goupille appuie au plot. Si le tour entier est accompli sans révéler un des défauts précédents, tout est bien à sa place ; mais s’il y a renversement, si la pointe de la dent arrive trop au bord de la lèvre , ou si la roue recule un peu quand la goupille approche du plot, le déplacement de la goupille ou du plot est nécessaire.

Quand la goupille de renversement est appuyée contre le plot, il doit toujours rester un petit jour de sûreté entre le bras des U et le fond de

la petite coche ; le rebattement par les secousses doit être supporté uniquement par cette goupille.

-5126. L’échappement à cylindre en pierre porte deux plots de renversement. Il sera facile, si l’on a bien compris ce qui précède, de s’assurer si ces deux plots, qui bornent l’étendue des vibrations, sont nécessaires, et si leur rapprochement , ou le transport un peu à droite ou à gauche de la goupille, ne permettra pas des oscillations plus grandes, et comme résultat un réglage plus parfait.

Marquer les points de repère pour la levée des degrés et la position du piton.

427. Supposons que nous ayons à marquer sur la platine d’une montre les deux points indicateurs d’une levée apparente de 40°.

On embrassera sur la grammaire (voir ce mot, chapitre vin), avec un calibre-à-pignon, un arc de cercle de 40°, qui équivaut à un peu plus du tiers du diamètre du balancier. Puis on marquera sur la platine, à fleur de ce balancier, et correspondant aux deux becs du calibre, les deux points de levée ( a et n fig. 32, page 239), ainsi nommés parce qu’ils indiquent l’étendue de la levée totale. Un troisième point (c) , appelé point du centre , doit être placé parfaitement au milieu, entre les deux premiers '.

Le ressort étant armé d’un tour ou deux, on fait lever les degrés de l’échappement, que l’on suit très-attentivement à la loupe, tout en faisant tourner sous la légère pression d’une pointe de fusain le balancier

gêné par un papier. A la première chute, on cesse le mouvement pour faire avec du rouge une petite marque au bord du balancier, en face du premier point de levée (le dernier dans le sens où le cylindre tourne). On ramène doucement le cylindre en arrière jusqu’à la seconde chute, pour faire au balancier une seconde marque rouge en face de l’autre point de levée. Si les deux marques rouges coïncident, c’est-à-dire n’en font qu’une, la place du repère est trouvée; mais si ces deux marques sont séparées, le repère doit être placé bien au milieu entre elles deux.

On ramène alors son balancier de manière à qe que ce repère trouvé soit vis-à-vis du point du centre , et l’on s’assure si le piton est placé dans la même direction. S’il est plus à droite ou à gauche, on dépose bien en face de ce piton un peu de rouge sur le balancier ; puis on enlève

1 Si nous recommandons de placer les points de la platine à fleur du balancier, c’est que s'ils en étaient éloignés il ne donneraient plus l’arc de levée mesuré à ta circonférence de ce balancier, mais un arc d’autant plus petit que l’éloignement serait plus grand, ce qui tromperait sur l’ctendue de la levée.

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