‹ Traité d'horlogerie moderneChapitre 131 sur 553 · DE L’ARRÊT AU DOIGT · texte numérisé non relu

DE L’ARRÊT AU DOIGT

Dans l’un et l’autre cas, on peut mettre une double rondelle, l’une mobile, c’est-à-dire fixée à l’autre par trois petites vis. Le balancier étant serré entre elles deux, on n’a plus besoin d’employer la cire.

Redresser un cylindre.

443. Un cylindre n’est ordinairement faussé qu’à la colonne. Plusieurs procédés peuvent être mis en usage pour son redressement.

1er On enlève le tampon d’en bas. On ajuste un nouveau tampon. La pointe du tigeron de celui-ci est déjetée à la lime jusqu’à ce cjue le cylindre tourne bien rond sur les repos, et le balancier sur son contour. Puis on lève le pivot de ce tigeron sans se préoccuper du défaut de concentricité du petit canon.

2e Si les pivots sont cassés et le cylindre faussé, on enlève les deux tampons. On choisit un arbre bien lisse et cylindrique, entrant dans la partie non faussée du cylindre. On serre ce dernier dans un cuivrot-à-vis en laiton, couvrant et touchant partout la surface extérieure du repos. On met la colonne en contact avec une broche chauffée. Quand cette colonne est bleue, on pousse avec précaution l’arbre dans le cylindre, on éloigne la lampe et l’on saisit le cylindre dans des pinces fortes et effilées, l’un des becs appuyé à l’arbre, dans la coche, et l’autre bec pressant fortement sur le milieu de la colonne, et l’on agite dans l’eau jusqu’à refroidissement complet.

Puis on refait les deux tampons (464).

Le redressement d’un cylindre, pourvu de pivots, peut être obtenu mécaniquement avec un outil. Un outil destiné à cet usage est décrit dans la Revue chronométrique.

L’arrêt-au'doigl .

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