‹ Traité d'horlogerie moderneChapitre 133 sur 553 · II · texte numérisé non relu

II

ÉCHAPPEMENT A CYLINDRE

Un renversement.

457. Le renversement a lieu quand la goupille est mal placée, qu’elle est trop courte ou quelle s’est brisée. En se servant de deux pointes de bois de fusain, l’une au balancier, l’autre à la roue, on fait rétrograder celle-ci pour dégager le cylindre, et l’on exécute ensuite la correction nécessaire, ainsi qu’il a été enseigné à l’article du renversement (425).

Avec des dents qui ont été diminuées en biais à la pointe, et par dessous, c’est-à-dire du côté de l’intérieur de la roue, comme on le voit en S (fig. 28. page 206), le renversement est plus difficile à découvrir : le cylindre, étant retenu moins fortement, repart par les secousses ou à l’ouverture de la boîte. Si l’on ne découvre pas la cause de l’arrêt, il faut faire renverser sur chaque dent, parce qu’un bras des U pourrait avoir été faussé en dehors par la trempe ; il resterait alors un peu moins de matière en dedans à la pointe, ce qui serait cause que le renversement n’aurait lieu que sur cette seule dent.

Une dent trop large ou trop carrée du talon.

458. Avec des dents trop larges, ou dont le talon n’a pas été dégagé en biais, il peut arriver que les deux pointes o et a (fig. 36) frottent en même temps au cylindre. On aurait alors de grandes variations, et de temps en temps l’arrêt de toute la machine; ce qu’on évite en limant les talons en biais, et comme l’indique la ligne pointillée m -h.

Si la colonne est à fleur du talon (en o), une partie de l’angle de cette colonne doit disparaître dans l’opération.

Un échappement qui boite.

459. Quand l’échappement n’est pas à son point, ce que l’on indique en disant qu’il boite en marchant, ce fait peut provenir de plusieurs causes : 1° de ce que l’une ou même les deux goupilles qui tiennent le

CAUSES DES ARRÊTS ET VARIATIONS

spiral assujeiti au piton et à la virole se sont desserrées ; 2° d’un spiral gêné par les goupilles de raquette, qui le font brider; 3° du piton, qui n’a pas été mis en face du repère du balancier dans l’action du remontage de l’échappement. Si ce repère existe, on fait tourner la virole pour amener le piton vis-à-vis. S’il n’existe pas, on le marque, comme il a été enseigné à l’article des points de repère (42 Y), et l’on amène le piton en face.

Résumé des autres causes d’arrêts et de variations

460. Les autres causes des arrêts et variations de l’échappement à cylindre, que tout horloger saura découvrir avec facilité et corriger de même, sont les suivantes :

Cylindre trop gros ou trop petit (409) , trop ouvert ou trop fermé, etc. (406).

Cylindre ovale ou tournant mal rond. La roue a parfois un petit mouvement de recul.

Roue tournant mal droite. Si ce défaut ne provient pas de la rivure, on le corrige en mettant la roue à plat , et bien d’aplomb, sur un morceau de métal tendre ou de bois dur, percé au centre pour loger le pignon ; puis on courbe très- légèrement la barette que l’on veut faire relever, en frappant dessus délicatement et tout près du centre. Pour cette opération on emploie , préférablement au marteau tranchant , un petit poinçon ayant le bout plat et légèrement en biseau.

Roue ayant ses dents ou trop inclinées ou trop peu inclinées, des pointes mal polies et tombant trop au bord des lèvres, etc.

Roue mal ronde. Les levées sont inégales. Des dents tombent trèsorès du bord des lèvres et d’autres trop en arrière.

Un trop grand jeu en hauteur a la roue ou au cylindre. En renversant la montre, une des deux pièces descendra plus bas que l’autre, ce qui, en changeant leur positions relatives, pourra faire naître des frottements pernicieux.

Trous trop grands a la roue d’échappement. Elle vacillera beaucoup et donnera naissance à tous les défauts provenant des roues mal droites ou mal plantées.

Une virole trop libre. II suffit souvent, pour la déranger, d’ouvrir ju de fermer la boîte.

Une virole qui n’a pas assez de jour avec le coq. Elle frotte aux vis du coqueret, au coq; ou, si ce défaut ne se produit pas, l’huile qui se glisse entre deux suffit pour occasionner des variations.

ÉCHAPPEMENT A CYLINDRE

Une troisième roue de rouage qui a trop de jeu. Elle frotte à la roue d’échappement quand on renverse la montre.

Un balancier tournant mal droit, penchant en place , trop nAui

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