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EXÉCUTER LE CYLINDRE

bien alors à la même distance l’un de l’autre que celle trouvée avec une ouverture de calibre-à-pignon (ou d’outil-aux -douzièmes), embrassant par-dessus le coq et le char, quand ces deux pièces étaient fixéès sur la platine.

À l’aide du petit outil dit maître-à-danser, décrit au chapitre vm, cette vérification est facilement faite, et l’on peut mesurer la distance entre les deux trous en pierre.

A son défaut, on détermine l’espace vide intérieur qui sépare les deux rubis, soit en défalquant l’épaisseur de ces mêmes rubis de la hauteur totale prise par-dessus, soit par tout autre moyen.

Cet espace intérieur connu sert à marquer sur la petite règle, en mesurant du bas , le trait b. Puis on fait les deux petites marques c et o, pour indiquer la longueur que l’on peut donner à chaque tigeron sans nuire à la solidité du canon d’en bas, ni à l’épaisseur indispensable à /assiette.

La règle ainsi préparée, il sera facile de faire son cylindre dans les proportions convenables, puisque l’on connaîtra :

1° Les hauteurs de la grande et de la petite coche;

2° La longueur de chaque canon, oi et sc;

3° La longueur totale du cylindre nu de o en c;

4° La longueur de chaque tigeron ao et ch.

11 suffira d’ajouter plus tard l’épaisseur des deux rubis des trous pour avoir la longueur totale du cylindre tout pivoté. On sait que les hauteurs des axes roulant entre des plaques se comptent toujours de l’extrémité des pivots, et non des portées. (Si l’on a la petite équerre mobile ou bien un cylindre d’essai à tige rentrante, comme ceux représentés en C et D, figure 37 et décrits aux nos 474 et 47®, ce travail de mesures à déterminer devient plus facile.)

Il est, en définitive, plus expéditif pour l’ouvrier ayant peu d’habitude de l’exécution des échappements, quand il n’a pas le vieux cylindre, de préparer préalablement sa règle de laiton. S’il essaye de s’en passer, il lui arrivera, dans le plus grand nombre de cas, de perdre plus de temps en tâtonnements, vérifications, etc., qu’il n’en eût mis à déterminer de suite ses hauteurs exactement.

S’il avait les deux morceaux du vieux cylindre, il pourrait les recoller en garnissant l’intérieur de cire d’Espagne, et prendre ses mesures sur cette pièce ainsi rajustée.

ÉCHAPPEMENT A CYLINDRE

Faire un cylindre.

464. La rapidité d’un travail quelconque tient à la méthode adoptée pour l’accomplir; c’est pourquoi nous avons numéroté les différentes opérations après les avoir classées dans l’ordre le plus convenable.

1° On prend un morceau d’acier tiré, dit acier aux vis, aussi exempt de pailles ou autres défauts que possible , d’environ 5 centimètres de longueur, et plus gros d’un tiers que le cylindre. Après l’avoir redressé, on le revient bleu-gris et on le laisse lentement refroidir sur lerevenoir, ce qui le rend plus doux à travailler. (Il est bon que cet acier ait été préalablement préparé, et comme les choses sont indiquées à l’article Acier. Il se travaille avec une plus grande facilité et se fausse moins à la trempe.) On fait une pointe à l’une de ses extrémités, et l’on donne un coup de pointeau au centre de l’autre bout, où l’on perce le trou, en ayant le soin de mettre abondamment de l’huile, soit au foret, soit à la pointe du tour.

Le cuivrot placé sur la branche d’acier doit être d’une grandeur moyenne; l’archet plutôt faible, afin d’éviter de faire des cavités dans l’intérieur, ou une tétine au fond du trou, et aussi de crainte de briser le foret, que l’on tient avec une tenaillette de préférence à des pinces

Le trou, dont le diamètre doit être un peu plus petit que la longueur d’une dent de la roue, étant percé assez profondément, on ébauche sur le tour le cylindre, que l’on coupe au burin ou à la lime à fendre,

2° Ce cylindre ainsi préparé, on le serre, pas trop fortement, dans un épais cuivrot-à-vis en laiton , afin de le tenir assez solidement pour y passer l’équarrissoir. Il ne faut jamais employer de pince dans cette opération ; car, en outre du risque d’aplatir le tube, on ne réussirait pas à faire l’intérieur uni.

On agrandit le trou avec un équarrissoir très-peu conique, bien trempé, les angles bien francs et bien adoucis, et tous les pans égaux. On entre cet équarrissoir alternativement par un bout et par l’autre, ce qui fait le cylindre un peu renflé à l’intérieur vers son milieu. Quand les dents de la roue d’échappement entrent à l’aise, mais sans jeu, le trou est assez grand.

Remarquons toutefois que, lorsque les dents de la roue sont un peu trop courtes, il faut leur donner un peu plus de jeu dans le cylindre,

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