Plusieurs méthodes sont usitées
Quelques ouvriers des fabriques la trempent en la tenant suspendue à un fin fil de fer plié en deux, et dont les extrémités sont courbées en crochet, afin que la roue soit soutenue librement à plat, mais sans pouvoir s’échapper. On l’agite doucement et circulairement, dans le but de faire prendre la chaleur plus également, au milieu de la flamme d’une petite lampe, placée dans un lieu obscur, afin qu’on saisisse mieux la nuance du rouge. L’on plonge la roue, bien à plat, dans T'huile, aussitôt qu’elle
ÉCHATPEMENT A CYLINDRE.
a atteint partout la couleur rouge cerise, qu’il ne faut pas dépasser de crainte de brûler l’acier. Le succès tient uniquement à une grande habitude.
Un horloger de Paris trempait ses roues en les chauffant complètement enveloppées de limaille. Elles se trempaient bien et ne se faussaient pas.
Quelques artistes trempent la roue dans une petite boîte de cuivre de la forme d’un barillet sans dents, pourvu d’un couvercle qui entre librement jusqu’au fond, et qu’on pose sur le plat des dents. On chauffe le tout jusqu’au rouge cerise, et l’on jette dans l’huile.
D’autres placent la roue entre deux plaques tenues, sans être serrées, par trois ou quatre goupilles.
D’autres se servent d’une lampe à tube. Au moment où ce tube est chaud et la flamme montée comme à l’ordinaire, ils tiennent la roue suspendue à plat à un fil de fer au milieu du tube, et la plongent dans l’huile aussitôt le rouge cerise obtenu.
Le moyen suivant est préférable pour ceux qui n’ont pas une grande habitude de la trempe des pièces délicates.
On prend une plaque de fer, ou plutôt de cuivre rouge, creusée de 1 à 2 millimètres et ayant à peu près 1 demi-centimètre d’épaisseur. Elle doit être emmanchée ou disposée de façon à être facilement saisie avec des pinces. Cette plaque est placée sur les charbons allumés d’un petit réchaud (préférablement sur de la motte embrasée). Quand elle est rouge cerise ou la retire du réchaud et l’on pose la roue bien à plat dessus. Cette roue qui s’échauffe également, et, par le seul contact de la plaque (sur laquelle on frappe légèrement), arrive au rouge cerise pour être jetée à plat dans l’huile.
On a compris pourquoi la plaque doit présenter une certaine masse : si elle était trop mince, elle perdrait sa chaleur trop vite et ne ferait pas rougir la roue suffisamment.
Une méthode de trempe par laquelle on évite l’oxydation de l’acier, et qui peut être employée avec succès pour les roues de cylindre, est celle indiquée par F. Houriet, pour la trempe de ses spiraux sphériques.
49 7. Méthode Houriet. — «Le noyausur lequel le spiral est enveloppé est enfermé dans un cylindre de fer, et retenu par un couvercle de laiton qui y tient par un frottement très-lége-r. Ce cylindre est mis concentriquement dans une cage de fer, montée à jour sur plusieurs piliers. A la partie supérieure du cylindre, c’est-à-dire à l’opposé du couvercle de laiton, est une longue tige qui y est adaptée à vis, portant une traverse