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REDRESSER LA ROUE

en haut, en forme de T,f afin qu’on puisse tourner le cylindre à volonté, et sans être incommodé de la chaleur; le toutjainsi préparé, on met cette cage dans un réchaud de charbons allumés, ayant soin qu’il y en ait, par égale quantité, autant que possible au pourtour de la cage, pour que le spiral reçoive une chaleur égale dans tout ce qui le constitue; on tourne de temps en temps la broche par son T, ce qui égalise d’autant mieux la chaleur. Dès que le cylindre est parvenu à un rouge suffisant, on l’enlève par la broche T et on le plonge tout de suite dans de l’eau un peu tiède ; le couvercle du cylindre qui reçoit en premier le froid se condense si fort (comme étant plus dilatable que le fer) qu’il se détache et tombe au fond de l’eau, le noyau le suit immédiatement, et le spiral se trouve ainsi trempé, sans scories et sans avoir été affecté pour ainsi dire du contact de l’air. Le spiral étant trempé de toute sa dureté, ne pourrait être employé sans se casser, on le revient avec de l’huile par les procédés connus; de cette manière il lui reste une couleur bronzée qui ne déplaît pas à l’œil. »

Terminer la roue et la redresser.

498. On blanchit très-délicatement, vu la fragilité de l’acier trempé à blanc, l’intérieur et l’extérieur de la roue, ainsi que les plats des dents ; et pour faire revenir cette roue ainsi préparée et nettoyée, on l’ajuste, à frottement doux, au bout d’une longue tige de laiton que l’on expose à la flamme, à la distance d’environ 2 ou 3 centimètres de la roue. On fait tourner la broche entre les doigts , afin que toutes ses parties chauffent également. Quand la couleur bleue, qui commence à paraître au centre, atteint le pied des colonnes, on passe la roue dans l’eau ; car les dents ou marteaux doivent, autant que possible, rester trempés au moins jaune paille: revenus davantage, ils sont moins fragiles , mais aussi ils conservent moins bien les lèvres du cylindre.

On peut encore faire revenir la roue sur une épaisse plaque échauffée d’avance, et en plaçant sur les marteaux une forte virole d’ acier portant sur tous les plats. Comme elle ne s’échauffe que lentement, il en résulte que le fond de la roue et le bas des colonnes pourront alors revenir suffisamment avant le changement de couleur des marteaux. Mais si quelques dents ne touchent pas, ou touchent imparfaitement la virole, ces dents changeront plus promptement et plus profondément de couleur que les autres.

499. La roue se fausse assez souvent en la trempant, et voici comment on la redresse.

ÉCHAPPEMENT A CYLINDRE

On tourne un disque d’acier trempé et revenu bleu, bien carrément et parfaitement plat sur ses faces, et qui s’ajuste bien à l’intérieur de la roue. Dans une sorte de pince, terminée par deux rondelles, se serrant bien à plat l’une sur l’autre, l’on saisit la roue garnie du disque; on présente celui-ci au-dessus de la flamme d’une lampe à esprit-de-vin; quand le disque est bleu et la roue jaune, on serre le tout dans un étau fortement et l’on retire après refroidissement complet

La pression sur la roue peut être opérée par un poids, posé d’aplomb dessus, mais il doit être assez puissant.

500. La roue étant énarbrée, on la frise délicatement avec un morceau de pierre à l’huile aussi dur que possible, ou par le procédé indiqué pour les roues Duplex. On adoucit l’intérieur avec de la pierre pilée fine, blanche et un peu liquide, par le même procédé que précédemment; mais en se servant d’un archet faible, de peur de faire échapper soit la fraise, soit la roue, qu’on est obligé de tenir très-délicatement. On termine, si l’on veut obtenir un adouci bien blanc, avec une fraise en bois, de l’huile et le limon laissé par la fraise d’acier.

On adoucit l’arrière des talons avec une lime barrette en fer

L’intérieur des U et la partie ronde des colonnes s’adoucissent sur l’outil aux colonnes, en remplaçant la fraise-lime par une fraise en rubis, ou par une fraise non trempée et sur laquelle on a donné un coup de lime en long. Les croisées s’adoucissent avec la lime barette en ter. On les termine avec un bois.

Le dessous de la roue et les plats des marteaux s’adoucissent, comme on a déjà vu, sur une glace dépolie, ou sur un large fer bien redressé, ou sur un lapidaire.

501. Après avoir vérifié tous les vides, afin de s’assurer qu’aucune dent n’a été faussée à la trempe, on donne un très-léger coup d’arrondissage à l’angle des talons avec un acier et du gros rouge (ou avec une lime en rubis). Puis, l’on polit au rouge rude, et ensuite au rouge fin; et l’on termine au brunissoir les angles, les pointes des dents et les plans inclinés. Ces derniers, pour plus de sûreté, peuvent être polis sur l’outil qui a servi à les former, en tirant en long, et ils se brunissent de même, line faut pas oublier qu’ils doivent avoir la forme dite en baguette.

Les roues communes des fabriques ont leurs plans inclinés polis sur le tour au pied par un bout de ressort chargé de rouge, et qui, fixé au support du tour, traîne sur les plans inclinés. Ce moyen n’est, pas le

PIVOTAGE DÜ PIGNON D ECHAPPEMENT

meilleur, en ce sens qu’il faut, après l’avoir employé, polir à la main les pointes des dents, et retoucher les talons; mais comme il est très-expéditif, il est bon de le faire connaître.

On le trouvera décrit, avec figure, au chapitre vm.

Pour nettoyer une roue de cylindre, on la savonne délicatement avec une brosse ou une pinceau pas trop faible. Puis on la passe dans l’eau pure et de là dans l’esprit-de-vin. Elle en est retirée pour être essuyée doucement, jusqu’à ce qu’elle soit sèche, avec un linge fin et ensuite une brosse douce.

PiTotage «l’un pignon d’échappement et mise en place de la roue.

502. Avec l’ancien pignon il est facile de préparer celui qui doit le remplacer et de l’amener aux proportions convenables.

A défaut de données précises, voici les moyens qu’on peut employer pour déterminer exactement la hauteur en cage de la roue ; car cette hauteur connue, elle permet, de déterminer facilement les trois points où se lèvent la rivure et les deux pivots.

1er. — On pose, dans la creusure d’échappement, une rondelle cie laiton vidée au centre , et sur laquelle on place la roue. Cette roue ainsi présentée contre le cylindre, on amincit la rondelle jusqu’à ce que la roue, reposant dessus, occupe dans le cylindre la hauteur qu’il convient.

La distance de la rivure du pignon à la portée de son pivot d’en oas est égale à l’intervalle qui se trouve entre le trou en rubis et le dessus de la rondelle , intervalle que l’on mesure par les moyens indiqués ci-après.

2me. — Un disque mince comme un fond de roue ordinaire, et vidé en a (H. fig. 7, planche quatrième) est posé dans la creusure de platine de la roue de cylindre. II repose sur trois petites vis-pieds ; deux trèscourtes, appuyant dans la creusure de la roue d’échappement , et la troisième plus longue, parce qu’elle prend son point d’appui dans la creusure de la roue trotteuse.

En tournant et en détournant les vis-pieds, on amène le disque dans le plan horizontal qu’occuperait le fond de la roue, et de façon que la partie d de ce disque partage la petite coche du cylindre par le milieu de sa hauteur.

Ceci fait, et fort exactement, soit à l’aide d’une petite règle qu’on

ÉCHAPPEMENT A CYLINDRE

entaille (R , fig. 7, planche quatrième ) , et qu’on tient debout sur le trou a, soit à l’aide de l’équerre mobile (C, fig. 37. pag. 270), équerre reposant sur la portée de son pivot, on mesure l’intervalle qui sépare le rubis de la platine, de la surface inférieure du disque H. Cette mesure donne la distance précise de la portée de la rivure du pignon à la portée de son pivot inférieur.

On remonte le petit pont d’échappement, on mesure, avec soin, et sans faire plier ce pont, l’intervalle, ou vide intérieur, qui sépare les deux rubis ; cet intervalle connu, on sait où doit être levée la portée du second pivot.

Le préparage fait avec soin, il suffit ensuite de quelques précautions pour que tout soit conforme aux mesures.

Quelques ouvriers terminent complètement la rivure et les deux pivots avant de river la roue. Ils emploient un cuivrot à vis ordinaire mince, ou un cuivrot ayant deux vis noyées dans la gorge et pressant entre les ailes du pignon, ou bien un simple cuivrot ordinaire dégagé de chaque côté, mis en cire sur les ailes du pignon.

D’autres terminent d’abord la rivure et le pivot du petit pont ; puis ils rivent la roue, collent sur la face de ses dents un cuivrot très-léger, semblable à celui figuré de profil en F (fig. 7, planche quatrième ), et tournent et finissent le deuxième pivot.

On a compris que la surface du cuivrot, suffisamment échauffée, a été garnie d’une couche de cire d’Espagne, et qu’on décolle celui-ci comme il a été indiqué pour le cylindre.

Dans les opérations du tour, on emploiera de préférence un crin noir flexible ou un cheveu, le crin dur rendant les résistances du travail trop peu sensibles à la main.

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