COMPAS A MESURER L’OUVERTURE
portée bien exactement sept fois sur r E (soit au compas, soit plutôt au moyen d’un décimètre divisé exactement). On trace les lignes de division 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, puis entre ces lignes les sous-divisions 4 1/2, 5 1/2, etc.
Le trou du centre r percé avec toutes les précautions requises pour éviter son déplacement, même de très-peu, on découpe les lames avec assez de soin pour que chaque bec se trouve exactement à l’intersection de la grande ligne G E et des lignes de division ; car s’il en était autrement, l’outil ne serait pas juste. Les deux branches étant terminées, on les assemble par les moyens connus, c’est-à-dire de la même façon que sont réunies les branches d’un huit-chiffre (A, fig. 1).
Lorsque l’outil est fermé , tous les becs doivent se toucher deux à deux.
Un cylindre placé entre les grands bras aux becsp, q (fig. 1), l’écartement des petits becs z3 x est le cinquième (ou, ce qui est la même chose, les deux dixièmes) du diamètre du cylindre. Si ce cylindre passe sans jeu entre les becs intermédiaires des numéros 5 et 4, l’écartement de x z est juste une moyenne entre un cinquième (deux dixièmes) et un quart (deux huitièmes), c’est-à-dire que cet écartement est alors de deux neuvièmes.
Les branches ne doivent avoir aucune élasticité et les petits becs, qu’on peut courber ou rallonger un peu au besoin pour corriger une erreur faite, doivent être effilés de la pointe et trempés.
Compas-rapporteur dit Compas aux cylindres.
504. Le compas à mesurer l’ouverture d’un cylindre (fig. 2, planche quatrième ) se construit d’après les mêmes principes, c’est-à-dire que la longueur H Pi étant divisée en cinquante-six parties égales (des millimètres), le centre de mouvement se place sur la vingtième division.
Un cylindre passant sans jeu entre les grands becs m n, l’écartement des petits becs a s, est d’un peu moins des sept douzièmes du diamètre du cylindre (1454)
Si au lieu de cinquante-six parties égales, on en donnait cinquante-sept, et qu’on plaçât le centre sur la vingt- et- unième, l’écartement des becs a s comprendrait exactement les sept douzièmes de l’écartement des becs m n, puisque l’on aurait la proportion : —21 : 36 : : 7 : 12.
L’ouverture d’un cylindre se mesure aussi avec justesse et facilité au moyen du micromètre à aiguille, quand cet outil est construit comme il est indiqué à l’article Micromètres.
ÉCHAPPEMENT A CYLINDRE
Filière aux cylindres, dite filière Jacot.
305. Cette filière (fig. 9, planche quatrième) est formée de trois bandes d’acier, réunies aux deux extrémités par des traverses goupillées et laissant entre elles deux vides ou rainures longitudinales (a et b). La proportion de l’écartement est la même sur toute la longueur ; c’est-à-dire que la largeur de la grande rainure à, représentant le diamètre d’un cylindre introduit entre ses deux côtés, le numéro correspondant de la petite rainure a donne la flèche de l’ouverture pour une écorce ayant 200° de plein.
Soit la division c, où s’est arrêté, dans la rainure b, le cylindre tout poli ; ce cylindre, introduit par sa partie encochée dans la rainure a, s’arrêtera également au même numéro, si, les lèvres étant complètement achevées, il a conservé les sept douzièmes du diamètre.
Outils à limer et à polir plat les canons et les tampons.
306. Le cylindre étant placé entre les broches T et S (fig. 11, planche quatrième). On fait monter avec la vis Y le manchon cylindrique d’acier trempé dur R (glissant à frottement sur S), et on l’amène à affleurer presque le bord du canon. Puis on lime le plat de ce canon avec une limebarette, dont les angles sont adoucis, jusqu’à ce que, portant partout sur la face du manchon, cette lime ne morde plus. On agit de même pour le polissage.
Dans la figure 10, le cylindre s’ajuste sur le petit mandrin d; puis le manchon A enfilé sur B, on règle l’enfoncement de ce manchon avec l’écrou G, et de manière à ce que le plat du canon déborde très-légèrement le dessus du manchon trempé dur.
Ce dernier outil (fig. 10) doit être pourvu d’une autre tige semblable à R, sauf qu’elle est terminée par une petite pince à vis dans laquelle on assujettit le tampon par la queue ou tigeron. Le manchon enfilé sur la tige et descendu de sorte à laisser légèrement déborder le tampon, on lime et on polit la face de ce dernier.
Grammaire.
gOY. On nomme ainsi un disque de laiton divisé sur 360, et comme il est indiqué par la figure 1 ( planche cinquième ).
Ycut-on marquer les points de levée d’un échappement: on place au préalable le balancier (soit à a en) sur le côté A, où les petits arcs de cercle servent à le centrer. Puis on mesure avec une ouverture de calibre-