TOUR A POLIR LES INCLINÉS
à-pignon l’écartement des degrés de la levée (soit l’arc a c pour 60°), et l’on reporte la longueur obtenue sur la platine de la montre et bien à fleur du balancier remis en place.
La grammaire est encore utile pour tracer toute sorte d’angles sur une surface fixée sur cette grammaire et ayant moins d’étendue qu’elle.
Le côté opposé, ou le côté B, portant au centre une vis à tête conique, est employé pour tracer exactement les croisées des roues, balancier, etc. Quand la roue dont on veut tracer les barettes est maintenue au centre du disque par la vis à tête conique, on y fait le tracé au moyen de la règle représentée au pointillé, et avec le secours des divisions des cercles 5, à, 3, et selon que la roue, ou le balancier, doit avoir cinq, quatre ou trois rayons.
Est-il nécessaire de faire remarquer que, pour les croisées de nombres impairs, il faut diviser la grammaire sur un chiffre double, ce qui du reste est pratiqué sur Ë de la figure 1.
Maître à danser.
©0§. L’outil désigné sous ce nom , et qui sert principalement à donner les hauteurs en cage, ou le diamètre d’une bonde par rapport au diamètre intérieur d’un barillet est connu de tous les horlogers.
Voici comment nous avions construit celui qui nous servait à mesurer la distance entre les rubis du char et du coq de l’échappement.
Une bande d’acier b i d (fig. 2, planche cinquième) porte à son extrémité de gauche une petite vis a , et se termine à droite par un arc de cercle gradué d f. En i est le centre de mouvement d’une aiguille A, dont le talon se relève en c.
Pour obtenir la mesure cherchée, on pose la partie a d de l’instrument sur la platine, de manière que la visa soit au-dessus de la surface plate du rubis du char. On fait marcher la vis jusqu’à ce qu’elle effleure le rubis. Ceci fait, on remet le coq en place sur le char, on introduit entre les deux le bec de l’outil, placé de telle sorte que la vis a touchant la partie plane du rubis du char, le talon c s’appuie contre la portion plane du rubis du coq. Le poids de l’aiguille h suffit pour amener ce talon au contact du rubis, et la division marquée alors par l’aiguille étant notée, on pourra à volonté, l’outil étant retiré de sa position, remettre cette aiguille au point voulu et l’y fixer par la vis A.
Tour à polir les inclinés.
309. Ce tour est représenté dans les tig. 3 et A ( planche cinquième).
ÉCHAPPEMENT A CYLINDRE
C’est simplement un tour-en-l’air, approprié à sa nouvelle destination.
L’arbre du tour (M fig. 3) porte un petit tasseau (représenté au pointillé en n n'), ou un mandrin comme r s, sur lequel s’assujettit la roue de cylindre dont on veut polir les inclinés. Le coulant a b cd, appelé aussi coulisseau, et vu de profil dans la fig. 4, reçoit comme d’habitude le porte-support R.
Cette dernière pièce se meut dans le coulant au moyen de la vis de rappel fg (fig. 4). La tige H, qui remplace ici le support ordinaire du tour, est percée en i et reçoit dans cette ouverture l’axe de mouvement du bras coudé j k l. La partie x, qui forme le coude, se projette en avant, en équerre avec/ k. Un bras n, muni d’une vis, sert de point d’appui au levier coudé et l’arrête dans la position plus ou moins horizontale convenable. L’on fixe le tout en serrant la vis de pression;).
Dans l’épaisseur de x est ajusté un petit tenon m, tournant à frottement doux sur son pivot m ml , à l’aide de la longue cheville t. Sur ce tenon m est serré par une vis un large ressort de montre o p m, ayant environ de 40 à 50 millimètres deo en m.
Tout ceci bien compris, voici comment on opère.
L’appareil de la fig. 4 étant monté sur la branche du tour (fig. 3) , et la roue de cylindre, dont on veut polir les inclinés, ajustée fortement sur l’arbre r s, on amène le coulant à la place convenable pour que le ressort o m soit directement au-dessus de la roue. L’on serre toutes les vis de pression, et l’on garnit d’une quantité suffisante de rouge-à-polir le dessous du ressort.
La roue est mise alors en mouvement de rotation au moyen d’une roue à pédale et d’un renvoi; et, simultanément, tandis qu’on presse doucement sur le ressort pour lui faire toucher la roue, on donne à la pièce m un mouvement alternatif à droite et à gauche par la cheville t. Ce mouvement est nécessaire; sans lui, on ne polirait que le milieu de l’incliné, puisque celui-ci est arrondi en travers.
Remarques.
Tous les ouvriers ne disposent pas leurs outils de la même manière, mais ces outils ne sont que des variantes de la combinaison ci-dessus.
Quelques essais sont nécessaires pour arriver à connaître les vitesses convenables des mouvements et pour déterminer les forces et les longueurs de ressorts les plus avantageuses.
On peut polir les inclinés sur un simple tour-à-finir ordinaire.
Pour cela on n’emploie que les parties; k t n, cto mm', mais enpro-