‹ Traité d'horlogerie moderneChapitre 168 sur 553 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

©ES CAUSES ©ISS MlEÈfS E® ©ES VARIATIONS ©E Si’ËCMAP^ÉÎBIENT ÜMJiPSÆS.

©e Fai’ffêt-au-doïgt.

565. L’arrêt-au-doigt, dans l’échappement Duplex, tient à une cause permanente et non accidentelle; mais si l’on ne peut le faire disparaître tout à fait, on peut du moins en réduire de beaucoup l’inconvénient.

ÉCHAPPEMENT DUPLEX

Un balancier trop lourd, une coche trop étroite, et dont les angles grattent, un spiral mal placé, et surtout une petite levée trop grande, et qui oblige à faire parcourir au balancier un arc très-étendu pour arriver au dégagement, sont autant de défauts qui augmentent la force de l’arrêt-au-doigt.

Si les dents ont un jeu suffisant dans la coche, si les angles et les surfaces en contact sont nettes et bien polies, si le spiral est disposé de façon que, lorsque la montre ne marche pas, la coche du rouleau soit bien en face du centre de la roue, si la petite levée est enfermée entre 20° et 25° (ou 30° au plus), l’échappement sera très-sensible, et il suffira presque toujours du simple ébranlement causé à la montre par l’action du remontage pour déterminer la mise en train ouïe départ du balancier.

Une augmentation dans la petite levée procure une légère diminution dans le frottement du repos, et par conséquent un peu plus d’étendue dans l’arc total de vibration ; avantage insignifiant, si l’on considère qu’avec une petite levée de 60° il faut déjà de rapides et surtout de trèsgrandes vibrations pour éviter que l’arrêt-au-doigt ne se produise par les secousses, même dans la poche du porteur de la montre. Et nous allons voir bientôt l’inconvénient qui résulte des grandes vibrations.

Un écliappemeiit qui prend le galop.

560. Un grand défaut de l’échappement, c’est lorsqu’il est sujet, sous l’influence des secousses du porter , à laisser passer deux dents coup sur coup : effet que l’on exprime en disant que l’échappement prend le galop. Ce galop est produit par un trop rapide accroissement dans la vitesse et l’étendue des vibrations. La montre avance alors prodigieusement. Si l’on agite une montre par un mouvement circulaire en la tenant à l’oreille, il est très-facile de lui faire prendre le galop et d’entendre le double coup distinctement. Le galop se conserve quelquefois plusieurs secondes après la secousse qui l’a produit.

Ce défaut a sa source dans l’une des causes suivantes : vibrations trop étendues ou en nombre insuffisant par heure, levées trop considérables force motrice en excès, enfin balancier qui n’est pas assez lourd. Ce cas est le plus fréquent. Avec un balancier lourd, un échappement peut bien prendre le galop, mais il le perd presque tout de suite.

Les Anglais ont prévenu ce défaut en faisant leur rouleau plus gros, leur balancier plus lourd ou plus grand, et en restreignant l’étendue de la vibration. Ils ont ainsi compensé une perte d’amplitude par une augmentation de grandeur etdepoids. [Introduction. — Quantité demouvement.)

CAUSES DES ARRÊTS ET VARIATIONS

Refaire un axe de balancier brisé.

367. Il n’est pas d’horloger qui 11e sache refaire un axe brisé. On prend les hauteurs sur l’ancien, ou, à son défaut, comme il a été enseigné pour le cylindre (463). La petite règle de laiton tenue debout sur le rubis du char, on pousse contre elle une grande dent de la roue, dent qu’on a préalablement garnie de rouge. On encoche ensuite sa règle (M, fig. 41) d’une entaille représentant la hauteur du rouleau, mais après avoir formé le petit bec, qui, quand la règle est tenue debout sur le rubis, doit se présenter contre la dent d’impulsion exactement comme le fera dIus tard le doigt de levée.

Fig. 41.

La distance intérieure entre le rubis du char et celui du coq étant mesurée, on l’indique sur la petite règle par le trait b. 11 suffira d’ajouter à chaque extrémité de la longueur ab l’épaisseur du rubis du coq et de celui du char pour avoir la longueur totale de l’axe tout pivoté.

La hauteur où sera placé le balancier se trouve par les moyens connus, et n’offre aucune difficulté. Il en est de même du pivotage (473).

La partie de l’arbre où s’ajuste le doigt de levée doit dépasser en grosseur celle du rouleau, afin que ce dernier ne coure aucun risque chaque fois qu’on enlèvera ouremettra ledoigt.

La tige traversant le rouleau a pour grosseur maximum la moitié de celle de ce rouleau. Il est bien entendu que, lorsque le rouleau est donné d’avance, c’est la largeur de son trou qui fixe la grosseur de la tige.

Quand le rouleau est hors de service, il est bon de s’assurer d’abord s’il n’y a pas avantage à tenir la tige un peu plus forte, conformément à l’habitude, ci-dessous rapportée, de quelques fabricants.

La plupart des faiseurs suisses tiennent leur tige de rouleau très-forte, et par conséquent l’écorce de ce rouleau , qui devient très-mince , est complètement divisée par la coche. Us prétendent qu’il n’en résulte pas

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