SES FONCTIONS. — REMARQUES
ÉCIIAJP 5* a : .11 EUT A CYUÏVDRE EH PIERRE ®E BREGSJET.
SS7. Cet échappement, exécuté pour la première fois, il y a une soixantaine d’années, diffère de l’échappement à cylindre ordinaire, non seulement par la forme du cylindre mais encore par la forme de la roue.
Le cylindre, tout monté, se compose de trois pièces : l’axe b a (fig. 43), la monture d’acier H c d, et la tuile en rubis T.
Fig. 43
L’ajustement de la monture sur Taxe se fait par l’anneau cylindrique ou canon H; la colonne, ou bras de manivelle c, réunit le canon au demi-cylindre d , dans lequel est encastrée la tuile en rubis T.
La coupe horizontale du demi-cylindre, pourvu de sa tuile, est représentée en x.
L’axe du balancier est terminé par deux pivots un peu renflés à leur extrémité, dans le but d’y mieux retenir l’huile et de diminuer le frottement dans la position horizontale. Le pivot supérieur roule dans le coq du balancier, le pivot inférieur est reçu dans un trou foncé en rubis, enchâssé dans la partie a du petit pont a g. C’est contre ce pont que vient rebattre la colonne c, dans les vibrations trop étendues.
La tuile est ainsi tenue en dehors de tout le système, c’est-4-dire se trouve tout à fait en l’air quand l’échappement est retourné.
Laroue ne porte pas des plans inclinés à saillie horizontale; c’est une
ÉCHAPPEMENT A CYLINDRE BREGÜET.
simple roue de champ, dont la section verticale représenterait un anneau de cône régulier.
La forme des dents est facilement comprise à l’inspection de la fig. 43, qui les montre en élévation de T à j, et en plan en s. Leur plus grande largeur, de i à j , est exactement la longueur du plan incliné d’un échappement ordinaire.
Pendant les repos, la dent appuie sur la surface interne ou externe de la tuile, par l’angle arrondi;, et l’impulsion est donnée par le passage sur chaque lèvre du sommet i j de la dent , sommet formant un incliné légèrement courbe, arrondi en baguette, et qui agit absolument comme le plan incliné des roues ordinaires.
Remarques
5S@. Cet échappement a été abandonné parce qu’à côté de qualités précieuses, qu’on pourrait utiliser pour d’autres échappements, il présente plusieurs inconvénients.
Les qualités consistent dans la forme de la roue : elle peut être trèsfacilement exécutée, et la disposition de ses dents assure si bien le maintien de l’huileaux surfaces frottantes, qu’elle y revient sans cesse, quand elle est repoussée par le jeu des pièces, et jusqu’à dessèchement complet (attraction des angles — 83),
Les défauts résident dans la grande délicatesse de l’exécution du cylindre et surtout du trou foncé ; dans le très-peu d’ébat qu’il fait laisser aux pivots du balancier, et enfin dans la difficulté de fixer l’huile au fond du trou foncé. Si la gouttelette touche la paroi circulaire du trou, avant d’atteindre le fond, l’huile remonte et se dessèche assez vite.
Dans la maison de l’inventeur, on surmontait cette difficulté à l’aide d’un petit outil analogue à l’outil dit à percer droit. Le trou foncé était centré par l’une des extrémités d’une petite broche, sur une plaque où on le fixait ; puis on retournait cette broche, dont l’autre extrémité, terminée en fine mèche de foret, déposait au fond du trou juste la quantité d’huile nécessaire.
Les échappements à repos frottant des pendules sont traités à part, et plus loin, dans un article particulier.