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DIFFÉRENCES DE CONSTRUCTION

ment du balancier, le bouton allant se heurter contre elles dans les vibrations trop étendues (A, même fig. 3).

La course de l’ancre, c’est-à-dire son mouvement angulaire d’un repos à l’autre repos, est bornée, soit par deux goupilles ou plots (Y, Y', fig. 1), soit par les parois de la creusure dans laquelle cet ancre est enfermé.

Bien que l’ancre fût maintenu au repos par la pression que la dent delà roue exercerait'sur le bras, il pourrait fort bien arriver qu’une secousse détachât l’ancre de son plot d’appui , et fît ainsi manquer le jeu de l’échappement. On prévient cet accident en conservant sur la fourchette en C (fig. 3 et 4) le petit prisme triangulaire que nous avons nommé le coin de renversement, ou dard , et qui, en effet, empêche l’ancre de renverser. En allant s’appuyer, si un dérangement a lieu, contre le plateau, il maintient la fourchette dans la position convenable jusqu’à la rentrée du bouton dans l’entaille (fig. 3, planche huitième).

La présence du bouton dans l’entaille correspond à l’entrée du dard dans l’échancrure B du plateau (fig. 3 et h), et ce plateau ne s’oppose plus alors à ce que l’ancre soit conduit jusqu’à l’autre repos.

Comme on le voit, le passage du bouton dans l’entaille de la fourchette est d’égale durée au passage du dard dans l’échancrure du plateau.

Le contact entre le dard et le rebord du plateau ne peut donc être qu’accidentel. Un petit jour de sûreté doit être ménagé entre ces deux pièces.

Cet exposé fait voir que l’échappement à ancre joint à un jeu très-sûr les deux avantages considérables de décrire de grandes vibrations et de ne pas s’arrêter au doigt.

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