DIFFÉRENCES DE CONSTRUCTION
681. L’échappement de la planche septième est de ceux dits à ancre de côté.
Dans les ouvrages soignés, une autre disposition est adoptée généralement ; on la désigne sous le nom d 'ancre droit ou sur la ligne , parce que les trois centres de la roue, de l’ancre et du balancier sont situés sur une même ligne droite. Tel est l’échappement des fig. 1 et 2 [planche huitième ).
L’appendice XXr est ajouté dans l’intention de faciliter la mise en équilibre de l’ancre : c’est le contre-poids de la fourchette.
ÉCHAPPEMENT A ANCHE
682. Dans les échappements de cette espèce, le bouton est ordinairement porté par un petit bras de levier z'Bs, et le plateau est remplacé par une forte virole ou noyau de sûreté h (fig. 1 et 2), d’un diamètre beaucoup moindre que celui du plateau.
Une languette r, fixée à vis au-dessous de la fourchette, remplit l’office du coin de renversement, et correspond , pendant chaque passage du bouton dans l’entaille de la fourchette, à une petite échancrure ménagée dans ce rouleau ou noyau.
De la forme de cette languette, projetée en avant, est née la désignation de dard , nom sous lequel elle est connue dans les fabriques, et qu’on a même généralisé, nous l’avons dit plus haut, en l’appliquant indifféremment à toute disposition de languette ou de coin de renversement.
Cette construction, beaucoup plus délicate que celle représentée en FA et FP, fig. 1 et 2 ( planche septième ), exige une grande justesse d’exécution , mais elle offre l’avantage d’accomplir ses fonctions plus sûrement et d’occasionner, quand la languette touche accidentellement le noyau, un frottement moindre que celui produit par les contacts entre le coin et le rebord du plateau.
En outre, elle laisse une moindre latitude au déplacement de l’ancre, par les secousses, la pénétration ( cd , nm, fig. h, planche huitième) étant plus grande sur le plus petit cercle.
Les détails que nous omettons seront aisément suppléés par les fig. 1 et 2 de la planche huitième.
Points d'appui sur l’axe de la roue.
683. Le mouvement angulaire de la fourchette, dans quelques-uns des beaux échappements sortis des fabriques suisses, n’est pas borné par deux plots d’appui (Y, Y/, fig. 1 , planche huitième ), mais par la tige même de la roue d’échappement, contre laquelle va s’appuyer l’un des bras de la pièce XX.'', pièce qui n’est autre chose qu’un prolongement de la fourchette; prolongement fait d’un morceau d’acier rapporté et fixé sur l’ancre par les moyens ordinaires, c’est-à-dire à vis, et la tige d’ancre servant de pied.
Cet appendice, ou contre-poids de la fourchette, était disposé de la façon qui vient d’être dite, dans le but de prévenir l’adhérence entre la fourchette et ses plots d’appui , le point de contact sur la tige de la roue changeant à chaque vibration.
Dans les constructions de ce genre , et quoique la roue soit sans