‹ Traité d'horlogerie moderneChapitre 201 sur 553 · PROPORTIONS ADOPTÉES PAR DIVERS AETEEB5S · texte numérisé non relu

PROPORTIONS ADOPTÉES PAR DIVERS AETEEB5S

6§4. T AV AN, JURGENSEN. — Les auteurs et les praticiens ne sont pas parfaitement d’accord au sujet de l’échappement à ancre, quoiqu’ils diffèrent de peu, et moins sur ce qu’ils regardent comme des principes que sur les formes qui ont été modifiées d’après les leçons de l’expérience. Tavarij, et après lui Jurgensen , qui n’a fait guère que le copier, placent de préférence les repos de l’ancre sur des arcs de cercles concentriques aux pivots de cet ancre , qui alors n’a pas de recul et a un dégagement plus doux et plus facile. Mais nous verrons en son lieu que le recul est nécessaire à cet échappement.

D’après Tavan , les petits inclinés qui terminent les bras doivent être: celui d’entrée, convexe, et celui de sortie, concave, et tracés tous les deux selon une courbe de même rayon à peu près que celui de la roue. Les repos sont placés aux points de tangence et à égale distance du centre de l’ancre; les impulsions, par suite, sont de forces différentes.

Jurgensen adopte la forme courbe pour l’incliné du premier de ces bras, et la forme plane pour le second. Il porte à 5° la quantité de l’inclinaison des plans, et au même chiffre celle des petits inclinés qui terminent les extrémités des dents de la roue. Les repos se font sur scs ancres, à des distances inégales du centre, et qui diffèrent entre elles parfois de toute l’épaisseur d’un des bras. Cette différence est admise sans doute dans le dessein d’égaliser les impulsions.

Les deux auteurs fixent la levée totale à 40°.

GS5. M01NET. — L’engagement sur les repos, ou la pénétration des

ÉCHAPPEMENT A ANCRE

dents de la roue sur les bras de l’ancre, doit être, suivant Moinet, de 3° à k° au plus, et souvent moins; le tirage ou recul des dents dans l’acte du dégagement, de 2° à 3°; l’inclinaison du devant des dents, de 5° environ (ces deux dernières quantités sont insuffisantes) ; enfin, la levée totale, de 50° à 60°.

Sauf quelques détails pratiques , utiles pour déterminer le centre de l’ancre par rapport à celui de la roue, ce qui précède résume à peu près tout ce qui a été écrit sur le sujet. Quant aux opinions des praticiens, elles se rapprochent plus ou moins de celles ci-dessus, et chacun d’eux suit généralement une routine dépourvue de raisonnements théoriques, mais cependant éclairée chez quelques-uns par l’expérience et l’esprit d’observation.

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