Voici la méthode ordinairement suivie
Soit /MUNr (fig. 4, planche septième) la circonférence de la roue. On marque sur cette circonférence les deux points M et N correspondant, le premier à l’extrémité d’une dent, le second au milieu du troisième vide à compter de M.
On trace les deux rayons MO, NO, et l’on élève à l’extrémité de ces rayons les perpendiculaires MA , NA. Le point A d’intersection ou de croisement de ces deux lignes donne la place du centre de l’ancre pour que l’échappement soit tangent à sa roue. 11 suffit de se souvenir des principes de l’introduction (78 et 74) pour voir que les points M et N, supposés ceux de repos, sont placés dans la position la plus favorable, si l’on a seulement égard à la facilité plus grande du dégagement des repos.
Cette condition du repos sur la tangente est-elle essentielle, puisque l’ancre, pendant toute la durée de ce repos, n’a aucune communication avec le balancier, et que le plus ou le moins de pression perpendiculaire ou oblique de la dent de la roue est considérée comme sans influence, ou à peu près, sur la marche de la montre?
Avant de répondre à cette interrogation, nous avons à considérer les deux autres fonctions de l’ancre, à savoir : V impulsion et le dégagement , fonctions qui, pour se produire le plus favorablement, selon les auteurs, devraient s’accomplir aux mêmes points que les repos,
Ij’écliappement «luit*il être tangent!
686. De ce qui précède il résulterait que trois actions de l’échappement devraient s’accomplir sur la tangente à la circonférence de la roue ou à proximité.
Le repos, quand s’appuie la dent de la roue sur l’ancre immobile;
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ÉCHAPPEMENT A ANCRE. — PRINCIPES
Le dégagement (ou décrochement, mots synonimes), qui se produit quand l’ancre, entraîné par le balancier, fait glisser le bras pressé parla dent au repos, pour amener cette dent au bout de Y incliné de la levée;
Et Y impulsion, qui est immédiate, et qui consiste dans le passage, avec pression, de la dent sur le plan incliné.
La nécessité du tirage admise, elle exclut toute possibilité des repos aux points de tangence, puisque ces repos se trouvent, l’un en dedans de 01, et l’autre en dehors de OJ (fig. J\, planche septième ).
Cette impossibilité reconnue, on s’aperçoit tout de suite qu’il en découle cette conséquence: qu’un seul point sur la surface parcourue par la dent de la roue pendant le dégagement peut se trouver sur la tangente. Ce point sera M pour le bras PM, et N pour le bras NV (fig. h, planche septième).
Enfin, si on adopte une dernière disposition, qui consiste à mettre le milieu de chaque plan incliné MX et NZ au point d’intersèction de la tangente et du rayon, les plans de repos SM et VN se déplacent et s’éloignent à la gauche de M et de N, qui sont les deux points de contact de la tangente à la roue.
Ce simple exposé suffit à montrer combien est erronée , en tant que principe, la prétendue règle qui veut l’échappement tangent. Eile ne peut servir qu’à établir une première position.
En effet, que cherche-t-on à obtenir d’un mécanisme d’horlogerie? Évidemment que la régularité de ses indications se conserve pendant une certaine durée de temps. Or, nous savons que cette régularité est intimement liée aux transformations que subit le rapport primitivement établi entre la puissance de la force motrice et la quantité de mouvement du balancier, et que la première décroît, avec le temps, beaucoup plus rapidement que la seconde.
Donc, ce qu’il importe le plus de régulariser, de rendre le plus stable possible, c’est la puissance qui donne l’impulsion au modérateur, puisque c’est elle qui, par l’épaississement des huiles, se modifiera le plus rapidement.
Tout ceci entendu, rendons-nous compte des avantages et des inconvénients qu’on rencontrera en plaçant successivement sur la tangente : 1° l’extrémité des plans de repos; 2° le milieu des plans d’impulsion.
Les décrochements sur la tangente.
V)90. Soit II le centre du mouvement de l’ancre; A et B les deux