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DÉTERMINER LE TIRAGE

comparés. Comme nous l’avions affirmé, on rencontre des montres où l’ancre a été construit sur le principe de l’égalité des impulsions , qui ont marché avec une grande régularité. Mais en analysant les effets de plusieurs de ces échappements , nous avons remarqué dans quelquesuns , ou une différence dans les deux tirages , ou une perte de force sur un des inclinés, par glissements, etc., qui mettait le décrochement de moindre résistance à la suite de l’impulsion la plus faible ; coïncidence qui n’était pas précisément celle cherchée, mais qui n’en avait pas moins son efficacité.

Nous pensons nous être assez longuement expliqués dans cette étude comparative des deux méthodes controversées , pour que l’opinion de tout horloger capable soit désormais fixée sur ce double sujet, et surtout lorsqu’il aura lu nos articles sur le tirage ; et nous terminerons par une indication pratique applicable également à d’autres échappements.

Vérification pratique de la puissance des deux impulsions.

693. Le ressort moteur tout au haut de sa bande, on marque sur la platine l’endroit où finit la plus grande des deux demi-oscillations. On enlève l’ancre et l’on conduit le repère du balancier en face de la marque sur la platine, puis on laisse échapper ce balancier et l’on fait sur la platine une seconde marque au point où finit l’oscillation.

Ces deux repères serviront à vérifier l’égalité des deux impulsions, et à faire connaître laquelle des deux doit être régularisée. L’action du spiral sera d’autant moins contrariée que le balancier, sous la dépendance de l’échappement, sera plus près de réaliser les conditions du balancier libre.

Déterminer le tirage ou recul.

694. Autrefois les repos de l’ancre étaient des arcs de cercles concentriques aux pivots (amv, cnv' , fig. 2, planche septième ) ; la roue n’avait pas de recul pendant l’action du dégagement, qui s’opérait avec une grande facilité. Mais cette facilité même était un défaut qu’il a fallu faire disparaître en disposant ces repos de façon a procurer à la loue un mouvement sensible de recul pendant le dégagement. Le dégagement avec recul , dans les échappements actuels, exige l’emploi d’une force un peu plus grande que celle employée dans les anciens : mal sans remède ; car, à moins d’un tirage assez considérable, la pression de la dent sui les bras ne suffit pas pour maintenir au repos l’ancre, qui, par 1 effet des secousses, se détache du plot et va s’appuyer par le dard confie le

ECHAPPEMENT A ANCRE. — PRINCIPES.

disque. Quand cet accident se renouvelle à des intervalle de temps peu éloignés, il est impossible de régler la montre.

695. Pour obtenir la quantité de tirage nécessaire, on a fait les bras de l’ancre droits, au lieu de courbes qu’ils étaient, et l’on a dirigé les plans de repos de telle sorte que le point de repos se trouvât en dedans des courbes de toute la quantité dont on voulait faire reculer la roue (quantité égale à l’espace compris entre les flancs droits des repos et les courbes amv , cnv' , fig. 2).

L’expérience seule pouvait faire connaître quelle devait être la quantité de ce recul.

Dans la pratique, on donnait 12° de tirage sur chaque bras. Cette somme de 12° de chaque côté semble promettre l’égalité des deux tirages, mais ne la donne pas quand la pénétration des dents dans l’ancre est un peu considérable.

La méthode usitée pour le taillage des ancres consiste à placer la fraise de telle sorte qu’elle fasse avec le rayon de la roue, supposé prolongé (OMI, ONJ, fig. h, planche septième), un angle de 12°. Ainsi que font les deux lignes BM, DN, qui représentent les faces de repos des deux bras d’un ancre ordinaire, et produisant un recul supposé de 12* sur chaque bras. L’examen attentif du dessin, si le rapprochement de plusieurs lignes sur un même point ne mettait pas un peu de confusion entre elles, et n’empêchait pas de suivre chacune de ces lignes isolément, suffirait à convaincre que le tirage sur le bras à droite est fort différent de ce qu’il est sur le bras gauche, et que les deux actions se font par des leviers inégaux.

696. Voici, du reste, une démonstration concluante pour ceux qui voudront la suivre avec attention.

Aux deux points tangents M et N (même figure), si on fait passer les arcs de cercles CMP, ENIi, tracés du centre A, on voit, d’après la définition de la tangente (72), que les rayons prolongés OMI, ONJ, ne doivent toucher ces deux arcs de cercles qu’aux points M et N, où ces arcs sont coupés par les lignes AK, AL, et qu’en conséquence ces arcs de cercle, à partir de ces deux points, vont en s’éloignant des deux rayons prolongés MI, NJ. Ceci bien compris, et si l’on remarque que l’extrémité de chaque bras, pendant les mouvements de l’ancre, ne sort pas des arcs de cercles, on s’aperçoit bien vite que la roue reculera de tout l’espace compris entre la face du bras ND et l’arc de cercle NH; or, cofhme cet arc va constamment, à partir du point N, en s’éloignant le la ligne NJ, qui fait un angle de 12° avec la face du bras, il est de

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