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DE LA HAUTEUR DES INCLINÉS

Déterminer la hauteur du plan d’impulsion et la position du doigt de levée} dit improprement l’ellipse.

702. Tavan et Jurgensen bornent à 40° l’étendue de la levée totale, tandis que Moinet l’enferme entre 50° et 60°; nous venons d’avoir l’explication de cette différence.

La grandeur de cette levée une fois arrêtée comme étendue d’arc à faire produire au balancier entre les deux dégagements, on détermine ce mouvement angulaire par une certaine hauteur donnée aux plans d’impulsion. Le plus ou moins grand rapprochement du bouton vers le centre du balancier modifie également l’arc de levée du balancier. Nous avons donc à fixer conjointement la hauteur des inclinés et la position du bouton.

Hauteur des inclinés.

703. L’ancre est repoussé d’autant plus loin en arrière que le plan incliné est plus élevé 5 c’est donc la hauteur de ce plan incliné qui détermine l’étendue du mouvement angulaire de la fourchette. La difficulté du dégagement et la résistance de la fin de la levée augmentent avec l’augmentation de ce mouvement, et, à l’opposé, si la marche de la fourchette est très-bornée, la rentrée du doigt dans l’entaille et les repos se font avec peu de sûreté. En outre, si l’on considère l’échappement battant ses 18,000 vibrations à l’heure, on remarque que la roue passe rapidement sur un incliné de trop faible élévation , et que cette roue n’acquiert une grande force que pour tomber au repos : choc nuisible, qui, en procurant un frétillement prononcé à l’ancre, peut occasionner le contact du dard avec le disque.

Dans le premier cas (celui de l’incliné trop élevé) , on a l’arrêt-au-doigt aussitôt que les huiles s’épaississent; dans le second cas (celui de l’incliné trop bas) , la montre se règle très-mal et les vibrations ont peu d’étendue (247 et suite).

L’expérience pouvait seule fixer le terme moyen qu’il convient de choisir entre ces deux extrêmes, et elle a décidé qu’il fallait, en général, se borner à procurer à l’ancre , et par conséquent à la fourchette, un mouvement total de 10°, c’est-à-dire que chacun des inclinés doit être tel que la dent, en la repoussant en arrière, fasse parcourir à la fourchette un arc de cercle de 5° de chaque côté de la ligne des centres.

704. Voici la méthode enseignée par les auteurs et les artistes pour le tracé de l’inclinaison des plans.

ÉCHAPPEMENT A ANCRE. — PRINCIPES

Du centre de l’ancre A, fig. 4 ( planche septième ), on tire les deux lignes AX, AZ, formant chacune un angle de 5° avec les deux tangentes AMK et ANL; on joint le point M au point X, et le point N au point Z, et les deux inclinés MX et NZ qui en résultent devront produire un mouvement de 5° sur chaque bec.

Cette méthode est’vicieuse, et la conclusion, conséquemment, en est inexacte. Non-seulement les deux demi-levées sont inférieures chacune à 5°, mais en outre elles sont inégales entre elles.

En effet, la ligne AMK, étant une tangente à la circonférence de la roue, ne peut toucher cette circonférence qu’au point M (72). Il en résulte infailliblement que la dent, ne repoussant le plan incliné que jusqu’à la circonférence, on perd sur la fin de la levée tout l’espace compris entre la ligne KMA et l’arc MU, perte qu’on peut approximativement estimer à un degré.

Un semblable raisonnement conduit à remarquer qu’il en est à peu près de même pour la levée sortante. Ainsi, le mouvement total, estimé à 10°, n’est en réalité que de 8° à 8° 1/2 environ.

Il est assez étonnant que cette différence, très-sensible quand on place les repos de l’échappement aux points tangents, n’ait pas été aperçue. Onpourrait, à la rigueur, expliquer ce fait par cet autre : c’est que les méthodes pratiques, ainsi que nous le verrons plus loin, en enseignant à tâtonner la hauteur de l’incliné pour chaque bec, font éviter la fausse mesure donnée par les théoriciens. Il est, du reste, très-facile d’avoir cette mesure exacte sur un dessin d’échappement en procédant comme ilsuit.

Fig. 45.

On mène du centre de l’ancre B (fig. 45) les deux lignes BA, BG (qu'n ne faut pas confondre avec les tangentes Be, Bd), et, passant par les points o et p, où les flancs olï etpF des bras de l’ancre coupent la cir-

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