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LEVÉE APPARENTE ET LEVÉE RÉELLE

conférence de la roue. C’est avec ces deux lignes BoÂ, BpG, que les deux autres lignes BK, BL , doivent faire deux angles de 5° chacun. En joignant le point e au point M, et le point d au point N, on obtient alors les deux inclinés cherchés. La vue seule du dessin suffit pour prouver que, lorsque la roue marchera, chaque plan sera repoussé de tout l’espace compris, d’une part, entre les lignes Bo et BM, d’autre part, entre les lignes B p et BN. On aura alors l’égalité des deux angles de levées, et le mouvement angulaire de la fourchette sera réellement de 10 degrés.

Levée apparente et levée réelle.

703. Pourvu que les extrémités M et N des inclinés atteignent les lignes BMK, BNL (fig. 45), le mouvement de la fourchette est toujours de 10°, quel que soit le point où commencent les inclinés^, que ce point se trouve placé, ou sur la circonférence de la roue en o et o' (fig. 46), ou bien en dehors en v et ou bien en dedans en s et s1. Mais il faut alors, comme on l’a fait pour l’échappement à cylindre (303), distinguer la levée réelle de la levée apparente.

Fig. 46.

Supposons que les dents de la roue soient pointues.

Si la naissance des inclinés se trouve sur la circonférence de cette roue, en o et o', comme dans la fig. 46, chaque demi-levée commence quand le milieu de la fourchette est placé exactement sur la ligne des centres GN. En conséquence, la demi-levée parcourt 5° juste.

Si le haut des inclinés se trouve 2° en dehors delà circonférence (en v et v'), la demi-levée commence quand le milieu de la fourchette a encore, environ, 2° à parcourir pour atteindre la ligne des centres; c’est donc une demi-levée de 7° en réalité, ou 4CF.

Si, au contraire, le haut des inclinés est placé 2° en dedans de la cir-

ÉCHAPPEMENT A ANCRE. — PRINCIPES

conférence (en s et s'), la demi-levée ne commence que quand le milieu de la fourchette a dépassé de 2° la ligne des centres, et par conséquent, puisque le mouvement de la fourchette est de 5° avec la ligne CN, la demi-levée ne sera en réalité que de 3°, ou /CF.

706. Nous savons que la puissance de l’impulsion est dans un certain rapport avec la hauteur du plan incliné (247). Partant de là, si nous supposons trois échappements parfaitement identiques Tun à l’autre, sauf que le premier porte les plans inclinés s A, s'B (fig. 46), le second, les plans oA, </B ; le troisième, les plans vA, v'B, on voit que la levée apparente totale de la fourchette restera, pour les trois échappements, enfermée dans un angle de 10°, tandis que les trois levées réelles totales représentant les hauteurs des plans inclinés seront différentes, et comme 6, 10 et 14. Elles nécessiteront des forces motrices inégales.

707. Si les dents, au lieu d’être pointues, avaient la tête large et terminée en petit incliné de 2°, comme celle représentée en T, fig. 46, la seule différence consisterait en ce que la demi-levée commencerait 2° avant le centre pour les plans oA, o'B, 4° avant le centre pour les plans vA, v'B, et juste au centre pour les plans sA, s'B.

Cette remarque fournit dans la pratique un moyen facile de vérifier si la hauteur des inclinés est celle qu’il convient de leur laisser.

708. Il est peut-être inutile de faire observer que toute la quantité os et o's' (fig. 46), dont l’incliné entre dans la circonférence de la roue quand on adopte les inclinés sA, s'B, doit être ajoutée aux repos de l’échappement, et qu’au contraire on perd sur ces repos toute la quantité vo, v'o! , dont l’incliné déborde extérieurement la circonférence de la roue, si l’on adopte les inclinés vA, u'B, mais si la demi-levée change, la levée totale est toujours de 10°.

D’où l’on voit que l’on peut, en modifiant, soit l’incliné de la dent, soit l’incliné du bras, changer le rapport entre l’étendue du repos et l’angle de la demi-levée.

Dans un échappement où les inclinés oA et o'B seraient compris chacun dans un angle de 5° et où la dent de la roue aurait un petit incliné de 2°, voici comment se décomposerait le mouvement de la fourchette.

Le repos se ferait sur v' , qui occuperait alors le point s', et le balancier, revenant opérer le décrochement, entraînerait la fourchette jusqu’à la ligne Cx. Puis la fourchette agirait sur le bouton, de la ligne Ca? à la ligne CD, soit durant un angle d’à peu près 8°. Le mouvement angulaire de la fourchette étant de 10° en totalité, environ un cinquième serait employé pour le dégagement et quatre cinquièmes pour l’impulsion.

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