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LONGUEUR DE LA FOURCHETTE

balancier (45) et d’employer un spiral plus énergique. En somme, on a besoin d’une plus grande force motrice, puisque toutes les résistances de l’échappement sont augmentées, et les causes de perturbation accrues proportionnellement.

Ces considérations font voir qu’il est avantageux détenir la fourchette suffisamment courte; mais il ne faudrait pas cependant tomber dans l’excès contraire au précédent. Avec une fourchette très-courte, les surfaces de contact étant très-réduites , toutes les pièces doivent être exécutées avec une extrême précision, les jours de sûreté sont presque nuis, et, par suite, le jeu régulier des organes est peu assuré. Nous ajouterons que, dans certains calibres, il est difficile de placer le balancier, à cause de son trop grand rapprochement de l’axe de la roue d’ancre; mais le plus grand défaut des fourchettes très-courtes réside dans les temps 'perdus pour le travail et dans Y excès des pressions, qui à la longue amènent des désordres dans le réglage.

726. Une règle empirique, ou donnée d’expérience, engage à ne pas dépasser, au maximum, pour la distance du centre du balancier au centre de l’ancre, la longueur du diamètre de la roue, ou au plus, le diamètre plus un douzième.

Une seconde règle, déduite, comme la première, de l’observation d’un certain nombre de montres, limite la longueur de la fourchette au rayon du balancier , diminué du rayon du doigt d'impulsion.

Ces données sont assez élastiques, puisque dans les montres journellement construites sur des dimensions extérieures égales, on rencontre des roues d’échappement grandes et petites et des balanciers de divers diamètres; mais néanmoins elles fournissent une grandeur moyenne qui satisfait aux exigences du travail courant.

727. Quant au fabricant d’horlogerie de précision qui veut créer un échappement type, il peut adopter ces données empiriques comme point de départ, mais à la condition de modifier cette première approximation :

1° D’après les connaissances acquises sur la résistance des surfaces de contact, la précision qu’il peut apporter dans l’exécution, et le degré d’insensibilité que la combinaison présente aux écarts de la force motrice. Cette force, mesurée aux deux points extrêmes de la tension maximum du ressort moteur et de la diminution des arcs qui provient de l’épaississement des huiles, après une durée normale de marche.

2° D’après l’étude d’un modèle de dimensions semblables, mais longuement éprouvé , et ne présentant aucune détérioration aux contacts.

ÉCHAPPEMENT A ANCRE. — PRINCIPES

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Le constructeur du nouvel échappement devra, dans le cas où la force motrice de la montre qu’il établit serait inférieure à la force motrice de la pièce de comparaison, diminuer la longueur de la nouvelle fourchette proportionnellement à la décroissance de la force, et l’augmenter dans le cas opposé. Dans l’un comme dans l’autre, il aura fait que l’action exercée contre les parois de la fourchette (et qui donne naissance au frottement le plus nuisible de tous ceux de l’échappement), ne dépassera pas une pression connue, éprouvée, et en rapport avec la résistance de ces parois. La régularité du travail du doigt sera assurée.

On règle tout aussi facilement un échappement que sa fourchette, soit un peu longue ou qu’elle soit courte, quand tout est bien exécuté; mais la supériorité, c’est-à-dire les moindres variations dans le réglage et la durée des organes, est toujours en raison de la plus faible somme des frottements, des pressions et des temps perdus.

Démonstration des inconvénients qui résultent des fourchettes très-courtes.

728. Les premiers échappements à ancre proposés par Robin avaient des fourchettes excessivement courtes. A. B reguet , qui sans doute en sentit l’inconvénient, allongea cet organe, et les constructeurs suisses, qui suivaient d’aussi près que possible les errements du célèbre horloger, mirent en faveur les longues fourchettes. Elles arrivèrent en quelques années à l’exagération du genre.

Quand s’éleva entre les artistes le débat sur le raccourcissement avantageux des leviers de l’échappement de Graham, il était naturel qu'on fit l’application des idées nouvelles aux fourchettes d’ancre; et, sur la foi d’une théorie erronée, on donna dans l’excès contraire. Aujourd’hui, plusieurs fabricants prônent, sans trop savoir pourquoi, des fourchettes courtes jusqu’à l’absurde.

Nous allons montrer les défauts qu’ elles présentent; mais nous de- \ons renouveler une formule que nous sommes malheureusement obligé de répéter à satiété : il n’y a, en théorie comme en pratique, ni longues ni courtes fourchettes. Une longueur assure la plus grande somme de régularité, et c’est celle qui satisfait aux conditions énumérées à l’article 727.

72ÎK Soit D (fi g. 47) le centre d’un ancre; H et N deux points successivement occupés par l’axe d’un même balancier. La distance DN est double de DU. Le demi-mouvement angulaire de la fourchette étant enfermé dans l’angle /DN, nous avons la proportion :

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