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INCLINAISON DES DENTS, ETC

pour que le contact de la dent et de la face de repos de la levée se fasse uniquement par l’angle A de la dent.

La quantité de cette inclinaison dépend du plus ou moins de tirage . du plus ou moins de hauteur des inclinés ; d’où résulte l’étendue du mouvement angulaire de la fourchette : mouvement qui détermine la pénétration de chaque bras entre les dents, c’est-à-dire dans l’intérieur de la circonférence de la roue.

Il est très-facile, lorsqu’on dessine un échappement, de fixer les bornes précises de cette inclinaison; mais, dans la presque totalité des cas, on satisfait à toutes les exigences du sujet en faisant faire au devant de la dent un angle de 25° à 28° avec le rayon de la roue, soit l’angle BAD égal à 27° (fig. 3, ‘planche septième) .

Les dents doivent être dégagées par derrière, afin que l’ancre puisse pénétrer entre ces dents sans les toucher à cette partie.

735. Les dents à tête large doivent toujours être terminées par un plan incliné, comme celles de la fig. 3. Si on négligeait de prendre cette précaution, et que les extrémités de ces dents restassent comme des portions conservées de la circonférence , la chute se trouverait augmentée de toute la largeur de la dent, et la montre ne se réglerait pas.

Jurgensen porte à 5° l’inclinaison du plan incliné du bout des dents sans expliquer si cette inclinaison est déterminée par le procédé employé précédemment pour trouver l’inclinaison des plans des levées (707), ou bien si le plan incliné de la dent doit faire un angle de 5° avec la tangente à la circonférence de la roue.

Dans le premier cas, la hauteur du plan incliné de la dent étant égale à la hauteur du plan incliné du bras de l’ancre, il n’y aurait pas de repos du tout, et l’angle du devant de la dent tomberait sur l’incliné du bras. Dans le second cas, la hauteur de l’incliné de la dent serait si peu de chose que, pendant la seconde partie de la demi-levée (711), la dent passerait sur l’angle inférieur du bec avec peu de pression et une grande rapidité. On perdrait ainsi de la force de l’impulsion , et au profit de la chute.

736. Si l’on a observé que toute la hauteur du plan incliné de la dent diminue d’autant l’étendue des repos sur les bras de l’ancre, repos qui, avec une dent pointue, seraient enfermés dans un angle de 5°, et

iJurgensendit: '< Les inclinaisons des dents delaroue doiventêtre de 5°.» Cette phrase a le tort de n’être pas parfaitement claire; mais il n’est pas probable cependant qu’il ait voulu parler de l’inclinaison du devant des dents.

ÉCHAPPEMENT A ANCRE. — PRINCIPES

si l’on sait que l’expérience a démontré que ces repos doivent être en moyenne de 2°, on voit que la hauteur de l’incliné des dents est égale à un peu moins de la moitié des 5° compris de M en S (fig. h, planche septième).

L’article qui enseigne à dessiner un échappement à ancre indiquera comment cet incliné doit être tracé.

Le petit incliné des dents doit être un incliné droit.

On a cherché à déterminer quelle courbe convexe il devrait affecter, recherche aussi parfaitement inutile que possible; car il saute aux yeux, en considérant un échappement de dimension ordinaire , que toute courbe ne servira qu’à réunir une plus grande partie du plan à la circonférence de la roue et à augmenter la chute aux dépens de la force de l’impulsion.

De la largeur «les bras de l’ancre et des dents de la rone.

737. La largeur des bras de l’ancre est égale à la moitié du vide compris d’une pointe de dent à la pointe suivante, lorsque les dents sont pointues.

Quand ces dents sont renflées du bout, la largeur du bras doit être telle que, réunie à celle de la dent, les deux ensemble fassent exactement la moitié d’une pointe de dent à l’autre, c’est-à-dire la moitié de l’intervalle compris de F en A ou de N en C (fig. 3, planche septième).

Donc si on donne une même largeur au bec et à la dent, cette largeur est égale à un quart de la distance d’une pointe de dent à l’autre pointe, c’est-à-dire au quart de l’intervalle compris de f à g (fig. 1, planche huitième).

Toutes ces mesures doivent être diminuées du jeu nécessaire pour éviter les frottements des talons des levées et des dents.

Des faces frottantes des dents et des levées.

738. Si nous considérions un certain nombre d’échappements à ancre, vus en élévation et de champ, et que nous fissions la section verticale de la dent et de la levée en prise, nous obtiendrions les formes dessinées en F, H, N, figure 48.

La seconde E se rencontre le plus communément. Elle présente ce désavantage que si le milieu de la dent ne répond pas exactement au milieu de l’épaisseur de la levée, c’est-à-dire à la ligne e, la roue agit sur l’ancre par une poussée oblique : effet assez nuisible.

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