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FORMES DES FACES DE LEVÉES

Pour 1 éviter, car le travail du plantage et du placement des pierres pei'cées ne se fait pas toujours avec précision, quelques constructeurs donnent à la face frottante de la dent la torme plane H. Elle atténue assez sensiblement , quand il existe , le défaut que nous venons de signaler.

La quatrième forme, représentée en N, que l’on observe assez fréquemment dans des ouvrages très-soignés, est obtenue en abattant fortement chacun des côtés de la face frottante de la dent, qui devient alors une arête dont le sommet, entre les deux biseaux, est arrondi en baguette. (Ces biseaux doivent être adoucis et non pas polis. 81 .)

Cette disposition est bonne pour le maintien de l’huile, qui est refoulée et non chassée des contacts, et elle rend l’échappement un peu moins sensible à l’épaississement de l’huile; mais il faut, quand le plan de la levée est arrondi en travers, que le plantage soit fait avec soin si l’on veut éviter toute pression oblique.

11 est mieux de laisser à la levée la forme rectangulaire indiquée au pointillé en N et au trait plein en O.

Enfin, on peut encore donner aux faces de la levée et de la dent la forme de deux plans, l’un s’inclinant sur l’autre, de façon que le contact n’ait lieu que par un côté longitudinal, arrondi, de la dent, comme en D. Cette combinaison réalise, pour l’échappement à ancre, l’avantage que présente la roue de l’échappement à cylindre de Breguet (588).

739. Afin d’y mieux fixer l’huile, Breguet fendait les extrémités des dents; d’autres artistes y percent un trou; d’autres y pratiquent une double gourcje ou rigole en biais (pointillée en N), dont la pente doit s’incliner du côté où la dent s’appuie sur les repos. Ces moyens, assez bons pour faire atteindre le but qu’on se propose, sont peu employés, les difficultés d’exécution n’étant pas suffisamment compensées par les résultats qui ne sont pas très-sensiblement supérieurs à ceux obtenus d’une roue ordinaire bien faite, et construite par un horloger possédant une connaissance suffisante des lois de l’hydrostatique (SI).

ÉCHAPPEMENT A ANCRE. — PRINCIPES

Bes dents pointues et des dents terminées par un plan incliné.

740. En France et en Suisse, on donne aux dents des roues d’ancre U forme en tête, c’est-à-dire large et renflée de l’extrémité, et très-dégagée de la base. En Angleterre, on adopte de préférence la dent aiguë.

Alors, tout le plan d’impulsion est porté par les leviers de l’ancre.

Avec les dents en tête, le plan d’impulsion est réparti à peu près par moitié entre la dent de la roue et le bras de l’ancre.

Enfin, on a aussi essayé d’une troisième combinaison qui met le plan d’impulsion entièrement sur la dent. Le bec de l’ancre devient aigu.

Toutes ces dispositions sont bonnes, et on en a obtenu des résultats satisfaisants quand elles ont été employées par des horlogers instruits.

Le plan d’impulsion sur les dents de la roue.

741. En faisant porter entièrement le plan d’impulsion par les dents de la roue, on peut réduire à la moindre quantité possible la pénétration sur les repos et le collement que l’épaississement de l’huile y produit à la longue. En outre, l’étendue du plan et son isolement sur un support mince permet de le disposer facilement de façon à éviter les temps perdus et à lui faire garder l’huile : moins nécessaire quand la roue est en laiton, mais encore utile.

Cette disposition exige des soins, de l’exactitude dans l’exécution; et l’horloger qui voudra la pratiquer devra rechercher, d’après les lois de notre théorie des échappements, quelles sont les formes qui conviendraient le mieux, soit au plan incliné de la dent, soit au bec de l’ancre; car ce dernier ne doit pas être tranchant. L’action ici est tout à fait analogue à l’action d’un incliné contre une lèvre de cylindre.

Un très-beau spécimen de ce genre d’échappement à ancre, parfaitement exécuté, a été présenté à l’exposition universelle de 1855 par un artiste aussi habile que modeste, M. Sylvain Mairet du Locle.

Echappement à ancre à dents pointues.

742. On lit dans un opuscule sur l’horlogerie : « Les dents pointues valent mieux pour l’échappement à ancre, parce que, parcourant un plus long plan incliné, elles agissent avec plus de force sur le balancier.»

Cette assertion est tout à fait gratuite.

En effet : considérons un plan d’impulsion nod (fi g. 49) : la dent pointue b le fera reculer de l’intervalle dh, et elle parcourra toute l’étendue du plan nod. Faisons porter le plan d’impulsion moitié sur la voue, moitié sur le bras de l’ancre, nous aurons alors les deux inclinés

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