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OBSERVATION

764. L’ ancre qui vient d’être exécuté appartient à la classe de ceux dits à impulsions égales.

Si l’on voulait que les repos fussent aux points tangents, il faudrait que les deux lignes ad et ac, fig. 6 ( planche huitième ) , au lieu de traverser les deux trous d et c ne fissent que les effleurer, et que ces trous fussent p.acés : l’un en dedans de ad , l’autre en dehors de ac.

Cette simple observation doit suffire maintenant pour que tout lecteur soit capable de tracer le calibre de l’une et de l’autre espèce d’échappement.

Construction d’un ancre droit.

765. Le tracé du calibre se fait exactement de la manière qui vient d’être décrite; car il ne peut présenter de différence que dans la position du centre g (fig. 5, planche huitième ); absolument comme si, tout le système hijl ayant pivoté sur le point b, la ligne bg était devenue la continuation de ab.

De nouveaux détails seraient tout à fait superflus après ceux qui précèdent et après les indications fournies par l’article qui enseigne à dessiner un échappement à ancre.

Construction d’an ancre à levées couvertes.

766. La construction de l’ancre à levées couvertes se fait de la mêm manière et par les mêmes moyens. On trace sur l’acier la largeur des bras et leur inclinaison, et l’on taille ces bras sur le disque-à-pivots; seulement, pour cette opération , deux fraises sont nécessaires. On les fixe solidement sur un arbre en plaçant entre elles deux un disque de métal d’un diamètre plus petit que celui des fraises, mais d’une épaisseur égale à la largeur d’un bec. Pendant le fendage, le bras de l’ancre s’avancera entre les deux fraises, qui évideront ainsi l’acier de chaque côté de ce bras (fig. 12 , planche huitième ).

On pourrait opérer avec une seule fraise, qui viderait un seul côté du bras à la fois.

L’ancre, renversé sur le dos, étant mis en cire fortement, on fend les

bras avec une fraise dans le sens de la longueur de l’ancre, pour le placement des levées en pierre.

A défaut d’un outil spécial, tout horloger saura en construire un qui lui servira pour cette dernière opération.

Fourchette à languette de sûreté d’une seule pièce.

TOT. Les échappements à noyau de sûreté sont pourvus d’un dard fixé sur la fourchette par une vis et un pied, ainsi que le montre la fig. 1 de la planche huitième.

Cette construction est délicate, et, par conséquent, augmente le prix de l’échappement; aussi a-t-on essayé de construire des échappements où la fourchette et le dard sont faits d’une même pièce d’acier.

Indiquons sommairement les différentes opérations :

La fourchette étant ébauchée , et sa tête laissée suffisamment mas- • sive, on forme l’ouverture des cornes par une double fraise, comme en b (fig. 7, planche septième) , qui laisse subsister entre les deux cornes une languette qui se projette en avant.

La fourchette, renversée sur le flanc, est ensuite présentée contre une fraise c, qui vide l’intervalle entre les fourchons et le dard (fig. 8).

Dans l’opération qui suit, une fraise cylindrique d enlève de chaque côté du dard la matière inutile, et de façon â ne laisser au-dessous des cornes qu’une languette droite, et qu’on façonnera dans la forme qui convient au dard (même fig. 8).

Le seul point difficile dans le travail réside dans la formation de l’entaille ou ouverture rectangulaire de la fourchette, car il faut d’abord faire disparaître le petit appendice resté entre les cornes ( b , fig. 7), ensuite pratiquer à sa base l’ouverture qui reçoit le bouton d’impulsion, et tout cela sans endommager le dard.

Ce résultat est obtenu à l’aide d’une petite fraise à tête de champignon, dont l’épaisseur égale la largeur de l’ouverture de la fourchette.

On pourrait simplifier ce dernier ouvrage en perçant préalablement, au point qu’occupera l’ouverture, un trou qui en ait exactement le diamètre, et dont la profondeur n’atteindrait pas le dard. La largeur de ce trou étant un peu plus grande que la largeur de la languette restée entre les fourchons, celle-ci tomberait d’elle-même, et le diamètre du demivide du trou fixerait la position et l’épaisseur du petit champignon qui servirait à découper l’ouverture.

On pourrait encore accomplir ce dernier travail à l’aide d’une fraise cylindrique semblable à celle que l’on emploie pour former les U des roues

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