‹ Traité d'horlogerie moderneChapitre 229 sur 553 · DES CAUSES DES ARRÊTS ET DES VARIATES**; DE RECHAPPERENT A ANCRE · texte numérisé non relu

DES CAUSES DES ARRÊTS ET DES VARIATES**; DE RECHAPPERENT A ANCRE

Examen de l’écliappement.

783. Il faut apporter, dans l’examen d’un échappement à ancre, beaucoup de soin , et toujours procéder avec méthode et précaution, parce qu’en outre que certains défauts ne se découvrent que difficilement, le même défaut peut avoir des origines très-différentes. Exemple:

Une dent tombe sur le plan incliné du bec au lieu de tomber sur le repos, ce qui peut provenir : 1° d’une roue ayant des dents longues et des dents courtes; 2° d’un ou même de deux bras de leviers qui sont trop courts; 3° de la trop forte inclinaison des plans inclinés; 4° d’un trop grand éloignement des centres; 5° de la réunion de plusieurs des causes ci-dessus.

Préalablement, il faut étudier la marche à l’oreille, et dans toutes les positions. Le coup de la levée n’est pas un coup sec, puisqu’il se compose de deux chocs presque instantanés. Malgré ce double choc, il est facile, avec un peu d’attention, et surtout d’habitude, de reconnaître si la marche est nette : tout ferraillement révèle la présence d’un défaut, soit dans l’échappement, soit dans le spiral, à moins toutefois que l’échappement n’ait accompli sa période d’un nettoyage à l’autre; car un échappement malpropre, ou dont l’huile s’est épaissie, ne produit jamais un bruit bien net lorsqu’on met la montre à l’oreille pour l’entendre marcher.

En un mot, il ne faut toucher à l’un des organes, ou à plusieurs, qu’à

ÉCHAPPEMENT A ANCHE

coup sûr; autrement, on court le risque d’estropier l’échappement et de se voir dans la nécessité de le remanier en entier, opération dont l’ouvrier sûr de son affaire peut seul se tirer avec honneur.

De l’arrêt-au-doigt.

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